C’était au tour de la lectrice peinte par Albert Ritzberger de parcourir La poésie québécoise. Et c’est sur ces vers de Robert Mélançon qui m’a enseigné il y a un quart de siècle, qu’elle s’est arrêtée :
Soir
Les ténèbres se mêlent à la rue,
Couvrent d’une taie de noir
L’ouvrage que le soleil complice
T’avait laissé former avec le ciel
Et les façades. La ville t’entoure
Et se disperse du même mouvement
Que la terre roule sur son corps
Ample et bleu; mais elle subsiste
En toi, paradis d’artifices
Que n’interdit nulle épée de feu.













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