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Un homme prévenant

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Le lecteur peint par l’artiste Tom Ouellette est un homme prévenant. Il sait que ce samedi il sera fort occupé à lire les nouvelles débridées du journal du pays de Lali si bien que dès ce matin il s’attaque à écrire quelques lignes à partir de la toile signée Edward Hopper qui lui a été proposé ce dimanche. Peut-être devriez-vous faire de même?

Tandis qu’avril s’installe

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Finiront bien par venir ces beaux jours où on lit dehors, comme c’est le cas de la lectrice peinte par Alexey Vasilievich Mozhaev. Je veux y croire. J’y crois. Matin après matin. Je les sens poindre à l’horizon tandis qu’avril s’installe. Malgré la pluie.

Les presses tournent déjà…

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Ça y est, les presses tournent déjà, les imprimeurs peints par l’artiste allemand Magnus Zeller me l’ont confirmé. Plus que 24 heures avant l’édition spéciale du journal des nouvelles débridées du pays de Lali. Je peux compter sur votre participation?

Les mots de Lisa 8

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La lectrice de Claire Mesnil aime les mots parce qu’ils la transportent ailleurs, parce qu’ils ont le pouvoir de la faire rêver et vivre mille vies autres que la sienne. Pas étonnant qu’elle se soit attardée sur ce poème tiré de La dernière fois de Lisa Carducci.

Voyage

j’ai quitté mon pays de vide
avec un passeport de solitude
je navigue sur des fleuves
qui m’avalent

citoyenne de l’exil
je parcours des déserts
sans oasis
où mes inutiles cris
vibrent dans le néant

Le lit de mots

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Et si un jour il ne l’aimait plus? Et si un jour son désir s’envolait comme les pages d’un livre abîmé?

Il lui resterait pour vivre quelques livres et des mots d’amour qu’elle étalerait dans les draps où ils se sont aimés. Des mots dans lesquels elle finirait par s’endormir et avec lesquels elle s’éveillerait. Des mots que jamais le temps n’effacera. Que nul vent n’emportera.

*sur une toile de Jean-Marc Gayraud

La veuve

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Monelle était veuve depuis près d’un quart de siècle. Et toutes ces années, elle n’était jamais entrée dans le bureau de Wilhelm. Pas une fois. Par pudeur, par peur d’y trouver là un monde qu’elle ignorait, pour une foule de raisons qui lui barraient la gorge et la retenaient d’oser le geste de tourner la poignée.

S’il n’y avait eu ce dégât d’eau au sous-sol, peut-être même ne serait-elle jamais entrée dans le minuscule habitacle plein de livres et de papiers que son mari avait aménagé. Peut-être même que dans quelques années, à l’heure où il aurait fallu vendre la maison, elle aurait laissé y entrer d’autres qu’elle. Mais l’eau était partout et il fallait bien faire quelque chose. Éponger. Constater les dégâts. Trouver l’origine de la fuite.

Et Monelle était entrée. Le désordre qui régnait dans la petite pièce était à peine descriptible. Mais pas une goutte ne s’était glissée sous la porte. Tout était intact. Les livres ouverts, quelques carnets, des tonnes de filières remplies de l’écriture fine de celui qui se réfugiait là dès qu’elle allait dormir et qui y passait le plus clair de ses nuits.

Et toutes ces années, elle n’avait jamais su ce qu’il faisait de ses nuits enfermé dans son bureau. Elle n’avait jamais osé le lui demander tant il vivait côte à côte dans des univers qui ne se rejoignaient plus depuis longtemps. Et les mots qu’elle lit ne lui expliquent rien du tout. Elle sait seulement qu’ils ne lui étaient pas destinés.

*sur une toile de Wybrand Hendriks

Jolie façade

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Denise avait encore le nez en l’air… Il paraît que c’est la seule façon de dénicher de jolies façades. Sauf qu’il faudra bien qu’elle nous donne quelques détails!

Celui dont je rêve tous les après-midi

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Il y a toujours un moment dans l’après-midi où je me mets à rêver de mon fauteuil. Il n’est pas bleu, comme celui peint par l’artiste Fred Bell, mais vert. Il n’est pas neuf non plus, c’est celui que mes grands-parents avaient dans leur chambre et qu’on a recouvert depuis. Mais c’est MON fauteuil. Celui qui était dans ma chambre d’adolescente. Celui qui me suit depuis mon premier appartement. Celui qui verra sûrement mes vieux jours. Celui dont je rêve tous les après-midi.

La suggestion du 2 avril 2009

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Les lectrices peintes par un artiste inconnu entre 1815 et 1820 chercheraient-elles des suggestions de lecture? Je suis convaincue qu’elles vont en trouver là-bas

Quelque part à Barbizon

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Elle attend bien sagement à l’entrée la visite de ceux qui fréquentent un restaurant de Barbizon, ce lieu qui a connu tant d’artistes. Si sagement qu’elle a attiré le regard de Chantal. Et curieusement, j’ai eu envie qu’elle troque ce qu’elle tenait pour un livre…