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J’ai été taguée!

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Caroline m’a taguée. Il me faut donc me révéler un peu…

La règle : Les tagués doivent écrire sur leur blog, 7 indiscrétions, 7 confidences à leur propos, ainsi que ce règlement. Vous devenez ensuite tagueur et devez taguer 7 autres personnes et les énumérer sur votre blog. Vous laissez alors sur leurs 7 blogs, un commentaire leur indiquant qu’ils ont été tagués et les invitant à lire votre blog.

Olivier SC, Bellesahi, Nathalie, motpassant, Jules, Juh Ly Anh, Lya sont aussi visés par le jeu!!

LES 7 INDISCRÉTIONS :

– Je n’aime pas faire le ménage. Je l’ai déjà écrit quelque part ici, je le redis. Non pas que je n’aime pas le résultat de l’après-ménage, que je n’aime pas que tout soit rangé et propre. Au contraire. C’est l’activité elle-même qui m’ennuie. Si bien que la plus belle époque de ma vie a été celle où en échange de deux heures de ménage par semaine, je donnais deux heures de cours d’anglais au fils de l’amie qui venait astiquer mon chez-moi.

– J’aime être pieds nus. Encore une chose qui revient dans mes pages. Mais ce que je n’ai pas dit, c’est que je possède de nombreuses paires de chaussures. Pour toutes les occasions et de toutes les couleurs. Et je n’en achète pratiquement jamais. C’est que j’ai une sœur qui en achète beaucoup et qui se lasse vite des siennes que je me fais plaisir à user quand je ne suis pas pieds nus.

– J’aime prendre le café dans un bol. Chez moi, c’est toujours le cas, j’ai une jolie collection de bols. Ailleurs, puisque je n’ai pas le choix, je me plie au choix de mes hôtes de boire mon café dans une tasse. Mais ça ne goûte pas pareil. Vraiment pas.

– J’aime les foulards. J’en ai de toutes les couleurs, de toutes les formes, pour toutes les saisons. Beaucoup viennent d’ailleurs, rapportés de voyage par ma famille, des amis ou par moi. Écharpes, carrés de soie ou de coton, pashminas, foulards de laine. Je crois bien que j’en ai un autour du cou ou sur les épaules quatre jours sur sept.

– Je suis accro au net. J’avoue. Et je n’ai pas envie d’en guérir en plus. Il me faut ma dose quotidienne d’écriture, de lecture ailleurs, de recherche, de courriels échangés. Si bien que je n’écoute plus du tout la télévision, sauf si je tiens absolument à m’endormir sur le sofa…

– Je n’aime pas parler d’argent, ni qu’on parle d’argent. Le salaire des autres ne m’intéresse pas. Pas plus que de savoir que leur maison ou leur voiture ont coûté tel montant. Je sais la valeur de l’argent. De celui que je gagne et ce qu’il m’est possible de faire avec. Je sais aussi que si j’ai pu voyager dans ma vie, c’est en me privant et en mangeant des pâtes tous les soirs pendant des mois.

– Je suis solitaire. Peut-être même à certains égards, un peu sauvage. Pourtant, j’aime discuter un brin avec mes voisins, avec ma coiffeuse, avec la gentille demoiselle de l’épicerie. Pourtant, j’ai de nombreux amis en vrai et sur le net, qui me sortent de mon isolement. Avec qui je partage beaucoup, à tous les points de vue. Mais j’aime la solitude. Je pourrais même dire que je m’y complais, car elle me donne beaucoup. On ne peut rêver que seul(e). On ne peut écrire que seul(e).

J’ai joué le jeu des tags. Une autre manière pour vous de me connaître un peu plus…

P.-S. du 18 juin: Et comme Armando s’est fait indiscret, pourquoi pas (en plus de ceux tagués sur leur blog) Cath, Denise, Jean-Marc, Flairjoy, Vesuvio, Mireille, Anne, Carine et qui a envie de jouer le jeu?

En vos mots 10

edgar degas 3

Quand nous pensons à Edgar Degas, nous avons tous en tête ses ballerines ou ses chevaux. Mais l’œuvre de Degas est bien davantage. Lui, l’ami des peintres et des écrivains, a souvent peint ceux-ci. Son portrait de Stéphane Mallarmé a d’ailleurs fait l’objet d’un billet il y a quelques semaines.

Aujourd’hui, Degas est vôtre. Ou plutôt le portrait qu’il a fait du critique Edmond Duranty. À vous d’imaginer à quoi ce dernier pensait dans son bureau, entouré de livres, prêt à écrire, en pleine réflexion. Libre à vous de retracer qui il était si l’idée vous inspire. Libre à vous aussi d’imaginer quel lien unissait le critique et le peintre. Libre à vous, encore plus, de faire fi de tous ces détails et de vous laisser aller à raconter.

Pour ce dixième dimanche de la catégorie En vos mots, un lieu rempli de livres, un lecteur, un écrivain. Et surtout : vos mots, vos histoires à venir.

Puisse ce tableau vous donner envie d’y entrer et de faire connaissance avec le lecteur. De le raconter. De le partager.

Bonne semaine à vous tous!

De temps en temps, cette image lui revient

kraberger

De temps en temps, cette image lui revient. Celle d’un homme avec qui elle était si bien qu’il aurait pu prendre davantage de place. Prendre ses aises, lire au lit, tandis qu’elle écrit. Un homme qui n’aurait rien dérangé de sa vie. Enfin, un peu. Car l’amour crée des vagues sur le plus calme des lacs.

Oui, de temps en temps, cette image lui revient. Celle d’un homme qui a quelque chose du lecteur de Karin Kraberger. Un homme qui aimerait les livres, qui aimerait aussi qu’elle ait une vie hors d’eux. Un homme qui laisserait là le livre quand elle entrerait dans la pièce.

Oui, de temps en temps, cette image lui revient. Si envahissante qu’elle va jusqu’à la chambre, avec le cœur qui s’emballe, pour se rendre compte que non, le lecteur n’est pas là. Qu’il n’était pas prêt à s’attarder. Pas encore. Et peut-être ne le sera-t-il jamais. Trop pris avec sa peur de se poser.

Oui, de temps en temps, cette image lui revient. Cette image d’elle regardant celui qui lit. Cette image d’elle qu’elle connaît si peu. Habituellement, elle préfère les oiseaux qui s’envolent à ceux qui font leur nid chez elle. Mais ce matin, alors que l’image prend toute la place, elle pense à celui qui ne se laissera pas regarder lire. Elle pense à ce qui a été, ce qui ne sera pas. C’est elle qui va s’installer nue dans les draps pour lire.

Un peu de moi dans ce regard

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Plus que quelques heures avant que la toile de James Rizzi ne laisse place à une autre. Plus que quelques heures où il m’est possible de lire une dernière fois ces textes qui sont les vôtres et qu’il me tarde de partager, comme c’est chaque fois le cas les heures qui précèdent chaque dimanche matin.

Il fait trop chaud pour une tenue comme celle de la lectrice d’Adam Chmielowski. Mais il y a un peu de moi dans ce regard sur ce qui s’est écrit.

Les pétunias de maman

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Mon Montréal, c’est aussi l’arrondissement de Montréal-Nord où j’ai grandi alors que c’était encore une ville.

C’est l’épinette bleue devant la maison. C’est ce jardin où se succédaient les tulipes, les fleurs du lilas, celles du marronnier et du pommetier, puis les pivoines. Et aujourd’hui les clématites. Belles, si belles, alors qu’elles se tournaient vers le soleil pour se gaver de chaleur et de lumière. De cette teinte bleutée qui n’appartient qu’à elles.

La petite lectrice près de la fenêtre

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Et parfois nous entrons dans des univers qui nous ramènent à nous, qui transportent dans notre propre enfance et nulle part ailleurs. Il en va ainsi de la lectrice de Cinzia Bevilacqua qui lit près de la fenêtre en changeant de position. Avec une provision de bouquins pour ne pas avoir à quitter la pièce. Avec cette fenêtre qui lui apporte la lumière nécessaire.

Comme elle me rappelle la petite lectrice que j’étais. Il y avait aussi une grande fenêtre dans le salon. Mais je préférais le fauteuil au sofa, justement parce qu’il était plus près de la fenêtre. Et sur le meuble à côté du fauteuil se trouvait ma pile. Pas question de manquer de livres.

Sans se presser

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Il est sorti de la douche, s’est enveloppé d’une serviette, s’est servi un café et a commencé la lecture du journal. Aucune raison de se presser en ce samedi matin. Le lecteur d’Anatoli Dovzhenko n’a nulle part à aller, pas de courses à faire pour le moment. Il verra plus tard.

Il y a tellement de bonheur à ne pas se presser ainsi. À goûter les secondes qui s’égrènent dans la douceur du jour dont la lumière emplit peu à peu la pièce. À aussi, peut-être, du moins me plais-je à l’imaginer, se laisser porter par les notes d’une chanson de Ferré ou de Barbara.

Mon bol souvenir

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En ce samedi, ce sera mon bol Banania pour commencer ma journée. Il y en a plusieurs autres, mais j’ai choisi celui-là qui me rappelle le moment où il m’a été offert il y a quelques années déjà. J’étais allée rencontrer les élèves de mon ami Roch pour leur parler d’écriture et discuter avec elles de mes deux romans pour les jeunes. Quelle attention j’avais trouvée dans cette classe. Quelle curiosité saine et quelle passion, de plus. Roch, et peut-être d’autres avant lui, leur avaient donné le goût des mots et de la langue française, même si pour chacune c’était une langue seconde, voire même une troisième langue. Je me souviens de ces étincelles dans les yeux de chacune quand je leur avais demandé ce qu’elles imaginaient comme aventures à ma petite bande de copains pour un prochain livre. Des idées, elles n’en avaient plus qu’il n’en fallait. Magie que ce moment dans cette classe d’une quinzaine d’élèves de dix et onze ans. Je ne sais si je leur ai laissé un souvenir aussi remarquable que celui qu’elles ont laissé. Je sais seulement que devant ce bol qu’on m’a offert pour que je conserve un petit quelque chose de notre après-midi et qu’on avait rempli de gâteries délectables, j’entame ma fin de semaine avec cette belle image de petites filles heureuses et aimant les livres.

Merci Patrick

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Et comme la lectrice de Mary Ann Flaxman, je retrouve les pages blanches, la possibilité de parler de ceux que j’aime, de ce qui m’est cher, d’inventer des vies aux tableaux, de rêver…

Difficile d’exprimer avec justesse ce manque qui a été le mien les presque 24 heures où j’ai dû rester au bord de l’espace de Lali, inaccessible temporairement. Le temps que les données passent sur un autre site d’hébergement, parce que les serveur sur lequel il était avait les signes avant-coureurs de celui qui va griller ou tout bonnement rendre l’âme. Avec la crainte en moi que tout n’ait pu être sauvé, que des pages et des images disparaissent, que je ne puisse plus avoir accès à certaines fonctions. Mais non. Tout est là. Comme avant. Et plus rapide.

Merci à celui qui a tout a fait.
Merci à Patrick qui, de Charleroi, s’occupait de veiller sur les mots de son amie à 6000 km de là.
Merci à lui de garder toujours aussi belle l’aventure de Lali dont il est l’instigateur, puisque c’est lui qui a choisi le nom en m’offrant mon blog.
Merci à ceux aussi qui ont fait signe par de petits messages. Parfois, ça réchauffe le cœur de savoir que notre absence est remarquée.

Ça y est, je puis rêver à nouveau. Écrire. Me rapprocher de vous tous qui alimentez mes pages.
Comme avant. Et pour longtemps, j’espère.

Les disparitions involontaires de Lali

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Le blog de Lali se promène et est régulièrement aux abonnés absents ces temps-ci. Mais tout devrait rentrer dans l’ordre ces prochains jours, c’est juste une question d’hébergement du site.

Non, non, pas question que je ne disparaisse ainsi de la blogosphère!