Il n’aurait pas dû. Non, il n’aurait vraiment pas dû s’aventurer à dire que les toiles de la galerie visitée n’étaient que de vulgaires barbouillages. Ni continuer en ajoutant que LUI, il aurait pu faire mieux. Car c’est exactement à cette minute précise qu’il a cloué son propre cercueil sans le savoir. Exactement à cette minute qu’elle a su que ça n’irait pas plus loin.
Elle peut pourtant laisser passer bien des choses, faire outre de choses agaçantes chez l’autre, mais pas ça. Pas ces affirmations péremptoires devant le travail des artistes, pas ces jugements catégoriques.
Elle l’a laissé continuer. Elle n’entendait pas. La lectrice de Gertrud Braun était ailleurs, bien loin de celui dont elle voyait les lèvres bouger. Dans son monde à elle où les livres prennent la place de ceux qui ne savent pas s’émouvoir.
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