Parfois, j’ai cette impression que certains mots ne peuvent s’écrire qu’à la lumière encore imprécise du petit jour. Je ne pourrais, il va de soi, donner aucune explication à ce fait, mais il en est ainsi. Ces mots, ce sont souvent ceux de la vie qui s’anime, du café qu’on sirote, des rires des enfants sur le chemin de l’école qui, dans peu, vont se faire entendre jusqu’ici. Les mots du bonheur ressemblent à l’heure où la vie reprend le pas sur la nuit.
L’écrivaine d’Anna Boch a-t-elle les mêmes pour écrire à l’ami au loin qui la connaît si bien? Se réjouit-elle aussi de la lumière qui gagne chaque minute davantage d’espace? Y a-t-il une odeur de café dans la pièce? Peut-être. Je sais seulement que se dégage d’elle un bonheur paisible. Le même que le mien.
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