Il est rare que nous fassions état de ce qui nous est le plus sensible : rare aussi que nous ayons auprès de nous un être auquel nous puissions nous montrer jusque dans cet extrême retrait de nous-même. (Louis Calaferte)
J’aime beaucoup le travail de l’artiste multidisciplinaire Jean-Michel Folon, et depuis très longtemps. J’ai d’ailleurs offert à des amis il y a plus de 30 ans une petite affiche encadrée d’une de ses aquarelles comme cadeau de mariage. Ils l’ont toujours.
Mais je ne connaissais pas du tout cette affiche publicitaire pour Olivetti. Cette carte postale m’a donné l’occasion d’en savoir plus sur la collaboration entre l’artiste belge et la firme italienne.
Déjà le dernier dimanche de juillet. Décidément, l’été passe trop vite et je n’ai guère le temps d’en profiter. Espérons qu’août m’offrira un peu de temps juste pour moi, question de recharger mes batteries.
Pour le moment, je vous propose de nous raconter en vos mots ce qu’évoque pour vous cette toile de l’artiste brésilien Clodoaldo Martins. Comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. Vous avez donc amplement le temps d’écrire quelques lignes et de lire les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier.
D’ici là, bon dimanche, bonne semaine et bonne fin de mois à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent.
Il y a bien longtemps, trop longtemps en fait, que je n’avais lu un roman de Philippe Besson. C’est donc avec grand bonheur que j’ai retrouvé la plume de cet écrivain. Un peu grâce à mon amie brestoise, qui se reconnaîtra sûrement.
Avec « Arrête tes mensonges », adapté au cinéma en 2023, ce que j’ignorais, Philippe Besson signe ici un roman autobiographique dans lequel il s’investit sans pudeur et sans faux-semblant. Il y est question de lui, de la vie, de ce qui fait ce que nous sommes, de son homosexualité, de ses rapports avec autrui, de l’écriture, du besoin de transposer le vécu autrement.
« J’écrirai souvent, des années après, sur l’impondérable, sur l’imprévisible qui détermine les événements », affirme-telle d’emblée dès les premières pages. Une façon de nous annoncer qu’il a toujours parlé de lui en détournant les faits, en les déconstruisant, en les déplaçant dans le temps, en modifiant les lieux, pour être en mesure de parler de cet imprévisible et impondérable.
« J’écrirai également sur les rencontres qui changent la donne, sur les conjonctions inattendues qui modifient le cours d’une existence. les croisements involontaires qui font dévier les trajectoires », écrit-il aussi.
Celui qui a toujours inventé des histoires en regardant les gens, en imaginant leur quotidien, leurs origines, et même leur destinée, jeu qui faisait dire à sa mère « Arrête avec tes mensonges », est devenu écrivain. Il ne pouvait en être autrement. Est-ce parce que je fais la même chose depuis que je suis enfant que j’écris moi aussi? Ce n’est pas impossible. Mais je m’éloigne…
« Arrête avec tes mensonges », où il nous raconte son premier amour, est un roman bouleversant. Rien de moins. Et en dire davantage, ce serait trop en dire et vous priver d’un grand bonheur de lecture en dévoilant certains détails.
Une personne n’a pas de vie sans relation à d’autres, et si on a la chance d’avoir une relation profonde avec une autre personne, si profonde que l’autre est aussi important à tes yeux que tu ne l’est toi-même, alors la vie devient plus que possible, elle devient bonne. (Paul Auster)
Parfois, certaines illustrations ou toiles me plaisent tellement que j’aurais envie d’y entrer et de m’installer dans celles-ci pour quelques heures. C’est le cas de cette scène où lecture et café sont à l’honneur. Une illustration signée Calita Hin.
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