

Je suis fan des photomontages de Yann Pendériès. Mon amie Chantal, de Brest, a fait là un excellent choix en me les envoyant. Ça vous plait aussi?


Je suis fan des photomontages de Yann Pendériès. Mon amie Chantal, de Brest, a fait là un excellent choix en me les envoyant. Ça vous plait aussi?

Je ne connaissais pas le prolifique écrivain français Joseph Méry. Je l’avoue humblement. C’est en raison d’une citation trouvée par hasard en cherchant autre chose que j’ai fait quelques recherches sur lui. Si jamais je veux le lire, j’ai l’embarras du choix. Il a énormément écrit.
Pour l’heure, je veux uniquement m’attarder à cette citation de lui : « La vie se passe à désirer ce qu’on n’a pas, à regretter ce qu’on n’a plus. »
Elle me semble tellement vraie en cette minute. Trop d’émotions. Trop de doutes. Trop d’espoirs trahis. Trop de rêves brisés. Trop de désillusions. Trop de retour à la réalité. Trop de blessures. Il me semble avoir perdu pied.
Je sais que c’est temporaire, que je trouverai bien une façon de reprendre le dessus. Ce sera difficile, compliqué.
Les livres et la musique m’y aideront. Ils l’ont toujours fait.
*toile d’Elaine Sturm

Une illustration d’Esther Bennink, envoyée des Pays-Bas par Annet.

J’ai vendu tellement d’exemplaires de La chenille qui fait des trous que j’ai tout de suite souri quand j’ai trouvé cette illustration d’Eric Carle tirée de cet album dans ma boîte aux lettres.

Le désert est un malentendu, un mauvais lit pour le sommeil et le songe, une page blanche pour la nostalgie. (Tahar Ben Jelloun)
*illustration de Gisela Navarro Fuster

Elle avait froid, tellement froid. En fait, elle était frigorifiée. Pourtant, le mercure n’avait chuté qu’à 15 degrés. Mais la fenêtre était grande ouverte et elle n’était vêtue que sommairement. Pour une nuit chaude de juillet, quoi. Fermer la fenêtre et enfiler une veste n’avaient pas suffi. Elle tremblait toujours autant. Et si ça n’avait rien à voir avec l’air frais de l’extérieur? Et si c’était autre chose?
Elle n’a pas été en mesure de retrouver le sommeil. C’était son cœur qui grelottait bien plus que son corps. Il lui fallait apprendre le vide et l’absence après des semaines de bonheur incomparable. Les livres lui suffiraient-ils?
*illustration de Ginnie Hsu

Un envoi de mon amie Anne.

Un bel envoi de Silvia.

Déjà le 900e En vos mots! Signe que les années filent et que les mots fidélité et constance s’appliquent pour cette catégorie, animée ponctuellement par certains, régulièrement par d’autres, notamment Anémone et Armando, lequel peut affirmer avec fierté qu’il a participé à tous les numéros depuis le début de cette aventure.
Cette semaine, je vous propose de faire vivre à votre façon une illustration de l’artiste colombienne Laura Diez. Comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. Cela vous laisse donc plus que le temps nécessaire pour écrire quelques lignes et lire les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent!

Avec Danser au bord de l’abîme, Grégoire Delacourt signe un roman mettant en scène le désir. Un désir qui bouleverse une femme, au point qu’elle devienne prête à tout pour aller au bout d’un regard.
Elle s’appelle Emmanuelle, ou Emma, comme l’héroïne de Flaubert. Elle est mariée, a trois enfants. Elle est même heureuse. Mais. Mais la vie a mis sur son chemin un homme qui va faire basculer ses certitudes. Qui va allumer en elle un brasier dont elle ne pouvait imaginer l’existence. Elle n’en sortira pas indemme. Il en est ainsi du désir, de la passion, du vertige.
« Le présent est la seule certitude, la seule île possible dans le vide. » Oui, sûrement. « On peut continuer à vivre avec un désir inassouvi. » Peut-être, je n’en suis pas certaine. « Les mots qu’on ne dit pas sont ceux qui font le plus de mal. » J’ai des doutes.
Il y a tellement de phrases en dehors de celles-ci que j’ai notées tant elles me touchaient, suscitaient de questions ou se révélaient à la fois justes et fausses, parce que rien n’est jamais tout à fait blanc ou tout à fait noir.
Puis, il y a ce parallèle en continu avec la chèvre de Monsieur Seguin, qui ajoute à la puissance de ce roman qui se dévore d’une traite, tant il prend aux tripes, rien de moins.
Vous l’aurez compris : j’ai beaucoup aimé Danser au bord de l’abîme.
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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