Elle se demande souvent pourquoi elle n’a pas compris qu’il y avait quelque chose qui clochait dès le départ. On n’offre pas à une femme qui aime les livres et la musique un ouvre-boîte électrique quand on est supposément amoureux d’elle sous prétexte de lui rendre la vie plus facile. Et surtout pas le jour de la Saint-Valentin. C’est pourtant ce qu’il fit. Ce fut d’ailleurs la seule fois qu’il souligna le 14 février en neuf ans.
Elle a jeté l’ouvre-boîte en même temps qu’elle a mis fin à cette relation toxique. Mais pourquoi a-t-elle tant tardé à le faire? À l’heure où elle regarde derrière elle, la question demeure sans réponse. Et à quoi bon tenter de la trouver, il y a tant de livres à lire.
Si vous vous trouvez un jour en Australie, songez à aller voir les 23 silos décorés dans la région de Victoria. C’est à l’artiste Kyle Torney que l’on doit ceux de St. Arnaud, résultat de 800 heures de travail.
Il m’arrive de penser que je serais bien loin de la ville. Que je me plairais dans un décor semblable à celui-ci, de l’illustratrice et auteure jeunesse Lea Melcher. Moins de bruit. Moins de distractions. Plus de temps pour lire et écrire.
Mais si je devais m’éloigner un jour de Montréal, je m’installerais près du fleuve ou de l’océan plutôt qu’en pleine campagne. Et j’aurais un chat.
J’adorerais avoir une baignoire sur pattes… et pouvoir y rester des heures, en compagnie d’un livre. Une illustration de Bella Mortadella. Un envoi de mon amie Anne.
C’est encore à la suite d’une suggestion de mon amie brestoise que je me suis plongée dans Eux sur la photo d’Hélène Gestern, un roman que j’ai dévoré, rien de moins. Pour faire une histoire courte, Hélène cherche à identifier deux hommes sur une vieille photo dans laquelle sa mère (qui est morte quand elle avait trois ans et qu’elle n’a donc pas connue) apparaît. Pour cela, elle lance un appel à l’aide par l’entremise d’une petite annonce, qui se révélera fructueuse puisqu’un certain Stéphane reconnaît son père sur la photo.
Du coup débute alors une correspondance entre eux afin d’élucider le mystère. Suivront des courriels, des appels téléphoniques, des messages textes et des rencontres. Ce qui semble être un secret de famille se révèle troublant et complexe, comme tout ce qu’on tente de cacher et qui finit par jaillir.
L’un et l’autre ne seront plus jamais les mêmes à l’issue de cette quête, laquelle donne lieu à un échange chargé d’émotions.
Eux sur la photo est un roman bouleversant. Nul ne peut en sortir intact et retiendra sûrement des phrases ici et là. Comme celle-ci : « … une fois né, l’amour, quelle que soit la destinée qu’on lui réserve, est irrévocable. » À lui seul, ce bout de phrase résume le passé dont il est question ici, soit le lien unissant la mère d’Hélène et le père de Stéphane, ce qui est en train de se tisser entre eux et ce qu’il adviendra de tout ceci.
J’ai beaucoup, beaucoup aimé ce roman. Je crois bien que ce ne sera pas le dernier roman d’Hélène Gestern que je lirai.
Je suis fan des vieilles dames de l’illustratrice Inge Löök. La carte postale envoyée par mon amie Sofie est donc parfaite pour me faire rêver à une sortie en bateau avec elle un jour!
Est-il vrai que la vie ne nous impose pas plus d’épreuves que nous ne pouvons en supporter? La question se pose en ces jours où tout bascule, où je fais tout mon possible pour ne pas perdre pied sans savoir si j’y arriverai. Heureusement, il y a Marie-Francine, il y a Jacques, il y a Armando, il y a Anne, il y a Ode. Pour me tenir la main, m’écouter, car j’en ai bien besoin pour me décharger un peu de tout ce poids qui pèse sur mes épaules et qui me semble chaque jour plus lourd.
J’ai du mal à imaginer la lumière au bout du tunnel. Mais elle est sûrement là. Trop loin pour que je puisse même l’apercevoir. Mais elle est là. Je veux y croire. Me plonger dans un livre et me gaver de musique contribuent à adoucir mes jours, et me permettent même de dormir un peu. De même que naviguer à la recherche d’images mettant en scène la lecture et les livres. J’en ai pourtant plus de 4000 en banque, donc de quoi tenir le coup quelques années.
Je n’ai toujours pas la réponse à ma question. Mais j’ai de quoi m’occuper et m’évader!
Sauvage, je l’ai toujours un peu été. Libre, je le suis beaucoup moins que plus jeune. Mais le choix de mon amie est parfait. Je me retrouve bien dans cette aquarelle de Christine Matthies alias MALUU.
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