Chaque jour, elle trouvait au livre au moins une nouvelle phrase. Parfois deux ou trois paragraphes, ou même des pages, voire un chapitre. Comme si chaque nuit il continuait de s’écrire attendant qu’au réveil elle trouve ces nouveaux mots, ces nouveaux pans d’une histoire qui s’écrivait au fur et à mesure et à laquelle elle était liée, parce qu’elle en était la seule lectrice, la seule destinataire, peut-être même l’héroïne, tant elle s’identifiait à celle qui faisait briller les yeux du personnage de ces chapitres qui se déployaient comme une histoire sans fin.
Et dont, surtout, elle ne veut jamais voir la fin.
*sur une toile de l’artiste Der Jen

2 réponses
« Un livre a ceci de particulier qu’il peut être interprété comme on veut. »
Sören Kierkegaard
Elle semble être enlivrée!