Gravé dans ses yeux
Quiconque franchit la porte de son bureau remarque tout de suite les feuilles éparpillées, les livres ouverts, l’homme plongé dans une composition musicale ou des annotations pour les interprètes. C’est ce qui est visible, c’est ce qui est plausible. L’homme travaille. Il a promis une pièce pour un événement dont la date se rapproche chaque jour. Et il faut bien qu’il ait l’air d’avancer.
Mais le lecteur de Valentin Serov ne fait que donner le change pour qui vérifie s’il travaille vraiment. Et des livres ouverts, ça fait toujours illusion.
Personne ne peut une minute imaginer qu’il rêve du corps d’une femme. Qu’il ne pense plus qu’à ça. Non, personne ne peut douter à le voir ainsi qu’il ne travaille pas. Qu’il rêve. Car il semble bien trop sérieux et affairé pour ça.
C’est pourtant gravé dans ses prunelles.

Mais oui! C’est tout à fait vrai que son regard vise plus loin que le livre! C’est un incontournable des lecteurs et lectrices de Lali.
Bonne journée!
Flairjoy
Commentaire by Flairjoy — 10 août 2007 @ 11:03
Soudain, un doute… que restera-t-il de cette œuvre ? Sera-t-elle jouée plus tard, après sa mort ? Est-il vraiment un grand compositeur ? Il a perdu ceux qu’il aimait : son fils, sa fille, sa femme… mais il retrouve cette force créatrice qui lui donne encore une raison de vivre, pour la musique. Et il regarde déjà vers la postérité, vers l’éternité. Il a raison : sa « Shéhérazade » nous ravira toujours !
Commentaire by Reine — 10 août 2007 @ 16:23