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Un peu de musique pour vous réchauffer

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Il est des jours où on a besoin de musique pour contrer le froid et s’envelopper de chaleur. Il est donc temps de glisser dans le lecteur Introducing Ruben Gonzalez et de se laisse envahir par le rythme et les doigts agiles du pianiste cubain à la longue carrière (que certains connaissent parce qu’il a été du deuxième album du Buena Vista Social Club), lequel avait 79 ans au moment de l’enregistrement de cet album dont j’ai extrait pour vous réchauffer Cumbanchero. Effet garanti.

Carlos de Carmo, une vie consacrée au fado

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Est-il besoin de présenter Carlos de Carmo, qui représente à lui seul plus de 45 années de fado? Est-il besoin de dire qu’il est le fils de Lucilia do Carmo et qu’il a une trentaine d’albums à son actif, dont un où il interprète des duos avec sa mère? Ou ne faut-il que l’entendre chanter Bairro Alto pour se convaincre qu’il a le fado au bout des lèvres comme au fond du cœur?

Dépaysement garanti

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Parfois, on a juste besoin de dépaysement, de rythmes endiablés, de violon qui grince et de ce mélange tristesse/joie qui libère de soi les rêves contenus. Et quand cela m’arrive, j’aime me laisser prendre par la musique de Taraf de Haïdouks, un groupe musical rom venu de Roumanie né peu après la chute de la dictature.

Taraf de Haïdouks, qui pourrait se traduire par « bande de brigands », c’est la musique tsigane des Balkans, c’est un monde qui vous invite à danser. Je suis convaincue, si, si, que vous ne pourrez rester en place dès que vous entendrez les premières notes de The return of the magic horses (extrait de Band of Gypsies).

Emilie-Claire Barlow, émouvante et craquante à souhait

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Il est des artistes qui, dès que vous les entendez, vous émeuvent et vous ravissent. Des artistes qui vous transportent sur le fil de leur voix vers le plus beau des voyages. Emilie-Claire Barlow, une artiste de chez nous que l’ami Armando aux écouteuses avisées m’a fait découvrir en octobre 2007, est de celles-ci. Si bien que depuis je n’ai cessé de la suivre et de la faire connaître autour de moi en offrant ses CD à la moindre occasion. Et chaque fois, elle a fait la conquête des plus difficiles. Même bon beau-frère qui l’a vue sur scène en février dernier en compagnie de sa douce moitié et de chouette belle-sœur a craqué. Et nul doute qu’avec The beat goes on, son plus récent album, elle fera de nouveaux adeptes.

Son interprétation de Raindrops are falling on my head vous étonnera. Celle de Breaking up is hard to do vous fera chavirer le cœur tout comme celle de Will you (still) love me tomorrow? Et sûrement aussi T’es pas un autre, la traduction française de Claude Gauthier de la magnifique chanson de Buffy Sainte-Marie (dont vous avez peut-être appris l’existence par ce billet), que nombre d’artistes ont interprétée depuis sa création en 1965, Until it’s time for you to go, que j’ai choisie à votre intention.

Charlebois, pour un bonheur inégalé et inégalable

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Je ne suis pas assez âgée pour avoir connu ses débuts, ni assez jeune pour dire C’est qui celui-là? Je suis de cette génération pour qui Charlebois a toujours été là. De celle qui va savourer le Charlebois nouveau avec un bonheur inégalé et inégalable. Un bonheur qui me fera dire, tout comme lui, Tout est bien. Le temps de douze « tounes » qui racontent des histoires comme lui seul sait en raconter, avec un piano nostalgique et des orchestrations à la hauteur de celle d’Ordinaire, qui sera toujours une de ses plus belles chansons.

Un album qui devrait figurer sur toute liste au père Noël. Pour sa nostalgie. Pour ses innombrables qualités. Et parce que c’est du Charlebois à son meilleur. Notamment dans Mais qu’est-ce qu’elle a cette fille-là (musique de Charlebois, paroles de David McNeil) qu’il me fait plaisir de vous faire entendre et dont vous pourrez trouver les paroles ici.

Quand Louis Lortie s’attaque à Mendelssohn

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C’est à un beau défi que s’est attaqué le Québécois Louis Lortie, Berlinois d’adoption, avec cet opus consacré à Mendelssohn réunissant les Concertos no.1 et no.2 pour piano ainsi que la Symphonie no.5 (connue sous le nom de Réformation). En effet, le pianiste, fort d’une discographie comprenant une trentaine d’enregistrements incluant tout Liszt pour piano et orchestre, de nombreuses compositions signées Beethoven (notamment des sonates) et les 24 préludes de Chopin, pour ne nommer que quelques-unes des pièces auxquelles il s’est attaqué, s’est retrouvé à l’occasion de cet enregistrement à la fois pianiste et chef d’orchestre. Vous pouvez d’ailleurs le voir en train de diriger l’Orchestre symphonique de Québec en cliquant ici.

Le résultat. avouons-le, est une belle réussiste. Un album à la sonorité parfaite, un pianiste qui allie maîtrise et âme, une orchestration enlevante, voici ce que propose le plus récent CD de Louis Lortie, celui qui affirme à qui veut l’entendre que le son qu’il préfère entre tous est celui des vagues et de l’océan. Et curieusement, dans le 2e mouvement du Concerto no.2 en ré mineur, il y a un océan paisible qui entre dans la tourmente. Ou du moins l’ai-je imaginé.

À vous de voir si vous l’entendez aussi.

Soirée à l’opéra

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Une soirée à l’opéra a toujours quelque chose de magique. Et celle de jeudi dernier à l’occasion de la dernière représentation de Roberto Devereux de Donizetti (détails et vidéos ici) m’a séduite tant par les costumes de l’ère élisabéthaine que par la performance de Dimitra Theodossiou (que je vous invite à découvrir par un extrait d’une représentation à Bergame en 2006) dans le rôle titre.

Oui, une soirée à l’opéra a toujours quelque chose de magique. De tragique. De théâtral. Surtout quand le héros finit décapité.

Le retour de Phil Collins

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L’album était attendu depuis un moment. Et j’avoue que je fais partie de ceux qui surveillaient la sortie du Phil Collins nouveau. Et je n’étais sûrement pas la seule, car les ventes vont bon train, si bien que Going Back s’est trouvé propulsé aux premières places dès les premiers jours suivant sa mise en marché. Certaines mauvaises langues affirment que c’est du réchauffé parce que l’artiste se permet de revisiter quelques standards et titres du Motown. Tant pis pour eux s’ils tiennent à bouder leur plaisir. Ce n’est pas mon cas.

C’est pourquoi je vous offre, juste pour le plaisir, le titre qui ouvre l’album, Girl (Why you wanna make me blue).

Les vendredis du Quatuor Alcan

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Ils sont quatre. Deux violonistes, Nathalie Camus et Laura Andriani; un altiste, Luc Beauchemin; un violoncelliste, David Ellis. Depuis plus de vingt ans, ils ont donné plus de 1000 concerts tant en Amérique du Nord qu’en Europe ou en Asie — le Quatuor Alcan se produira d’ailleurs en Corée dans quelques jours.

Et parce que c’est vendredi, qu’un des albums du quatuor de Chicoutimi s’intitule justement Les vendredis, celui-ci dédié à la musique de salon de fin de siècle en Russie, si on profitait de ce vendredi pour écouter une mazurka signée Anatoli Liadov?

Blues touareg

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Tinarimen, c’est presque 30 ans de musique — le groupe a été fondé en 1982. Donc, plus d’un quart de siècle à mélanger les genres (blues, rock, musique traditionnelle touarègue), ce qui nous donne un « blues touareg ». Originaire du Mali, Tinarimen, dont le nom signifie « les déserts » a fait l’objet d’un reportage du cinéaste français Jérémie Reichenbach, lequel a reçu en août 2006 le grand prix du documentaire musical de la SACEM.

Et pour vous inviter à faire connaissance avec Tinarimen, deux titres tirés d’Amassakoul (2005), Assoul et Oualahila ar Tesninam.