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Fais comme l’oiseau

C’est sur un site brésilien qui traite de musique que j’ai découvert Diana Panton, qui vit à quelque 500 km de chez moi. Comme quoi, la vie nous réserve des surprises! Et dans ce cas, de bien belles surprises, car chacune des chansons que la jazzwoman torontoise interprète dans cet album consacré à la bossa nova est un pur plaisir. Qu’elle chante en anglais ou en français avec un accent qui se situe entre celui d’Emilie-Claire Barlow et de Stacey Kent, elle le fait avec légèreté et chaleur, tant et si bien qu’une envie irrépressible de bouger les hanches s’empare de vous.

Pour le plaisir, un classique de Fugain réinventé par Diana Panton.

Uxia, 25 ans de carrière

Il y a des albums que vous écoutez en boucle. Parce que vous ne pouvez pas faire autrement. C’est le cas de Meu Canto, le nouvel album d’Uxia, chanteuse originaire de la Galice, qui souligne les 25 ans de cette artiste que je vous invite à découvrir et à écouter.
Sans plus de cérémonie, voici Alalás encadeados.

Bohemian Concerto

Avec The road…, Keiko Matsui signe un album à la hauteur de son talent et d’une réputation qui n’est plus à faire. Avec finesse, sens du rythme et musicalité, elle nous offre un album jazzy qui a parfois des couleurs lounge qui rappellent l’époque des clubs de jazz, qu’elle réinterprète à sa manière. Pour notre plus grand plaisir.

Un album qui met en vedette les saxophonistes Jackiem Joynier dans The Road…, et Kirk Whalum dans Awakening et Affirmation. Un album dont j’ai extrait son dynamique, mais néanmoins romantique Bohemian Concerto.

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détails ici

Maybe this time

Parce qu’il a fait partie de ma jeunesse et que son charme continue d’agir sur moi, parce qu’il donne l’image d’un homme serein en vieillissant, j’ai envie de partager avec vous Maybe this time, titre extrait de son plus récent album intitulé Here’s to the Ladies. Mesdames, messieurs, voici Tony Bennett.

Quand Anne-Sophie Mutter s’amuse

Le critique musical britannique Edward Greenfield avait affirmé, lors de la sortie de l’album Carmen-Fantasie en 1999, qu’il avait « rarement eu l’occasion d’entendre Anne-Sophie Mutter jouer avec autant de liberté et de chaleur » que dans cet album qui met à l’honneur les compositeurs Gabriel Fauré, Maurice Ravel, Giuseppe Tartini, Jules Massenet, Henryk Wieniawski et Pablo De Sarasate, ce dernier six fois plutôt qu’une.

Et parce que cet album m’a séduite et qu’il est le parfait antidote pour les journées grises qui s’annoncent à mesure que nous avançons vers l’hiver, il me vient l’envie de vous offrir Tzigane de Maurice Ravel où Anne-Sophie Mutter, accompagnée de l’Orchestre philharmonique de Vienne dirigé par James Levine, est tout simplement brillante.

Jazz Tangeiros, un mélange peu convaincant

C’est, paraît-il, un mélange de jazz et de tango. Ça a pourtant un accent russe. Evgeny Pasechnik, à l’accordéon, Platon Gazeleridi, aux claviers, Grigory Raspopov, à la guitare, Arkady Klein, au violon, Andrei Ponomarev, à la batterie et Roman Tokarev, à la basse, y sont sûrement pour quelque chose. Le résultat de ce travail expérimental me laisse perplexe. À tel point que je me demande si trois écoutes ne seront pas suffisantes pour que je range à tout jamais cet album dans ceux que je ne risque pas d’écouter à nouveau. Enfin. Ce n’est pas mauvais, ce n’est pas bon non plus, c’est quelque part entre les deux, comme le prouvent ces variations sur un thème bien connu, appelées pour l’occasion Les versions au sujet du parapluie.

Danza del amor

Il roule sa bosse depuis plus de 20 ans, et pourtant je n’avais jamais entendu parler de Govi, guitariste originaire d’Allemagne établi à Hawaï après un long séjour en Inde où il a appris à maîtriser d’autres instruments à cordes comme la mandoline, la sitar et l’ukulélé.

Musique d’ambiance, musique nouvel âge, musique ethnique, c’est dans ces catégories qu’a été classé son travail au fil des ans alors que ses albums ont connu pratiquement chaque fois un tel succès commercial qu’ils se sont classés dans presque toutes les listes des meilleures ventes dans l’une ou l’autre de ces catégories.

On peut sans doute reprocher à l’artiste que justement ça fasse trop musique d’ambiance et que ça manque de recherche. Et on n’aura pas tort. Mais on peut tout simplement se taire et profiter d’un agréable moment musical qui, s’il ne casse rien et ne fait pas preuve d’une grand sens du renouveau ou de l’exploration, n’en est pas moins réussi, comme le prouve Danza del amor, tiré de son plus récent album, Guitarra Mistica.

Les saxophonistes du dimanche 9

Lester Young interprétant Love me or leave me

*pour les musiciennes peintes par Ellen Farren

Les saxophonistes du dimanche 8

Charlie Parker interprétant All the things you are

*pour les personnages peints par Delapoer Downing