Commentaires récents
Admin:
Archives:
juillet 2026
D L M M J V S
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  
Le pain brioché du soir de Noël

pain_noel

Du pain, juste pour vous montrer comme il était beau et appétissant celui au milieu de la table ce soir. Et aussi pour partager avec vous une de mes premières photos. Les autres viendront demain: j’ai concocté un joli montage aux amoureux de Noël et de Montréal. Mais chut, je n’ai pas l’intention de divulguer ma surprise d’avance.

Je vous laisse donc avec ce pain brioché, celui des jours de fête, celui qui a réuni une partie de ceux que j’aime autour de la table. Servez-vous.

Lumière sur la neige

hiver1

Je fais le deuil de ce qui a été ma vie pendant pendant plus de vingt ans, chaque fois que j’annonce la nouvelle. Et ce n’est jamais facile, malgré tous les encouragements que je reçois de part et d’autre qui m’incitent à croire que « rien n’arrive pour rien » ou que « le meilleur est à venir ».

Bien sûr que je veux croire à tout ça, sinon autant rester sous les couvertures et attendre. Bien sûr que j’espère des jours heureux. Mais chaque fois que je livre la mauvaise nouvelle, autant je me sens soulagée, autant aussi je suis épuisée. Mais plus j’aurai dit les choses, et au plus grand nombre de gens possible, plus je pourrai être à l’affût et renseignée.

Il ne me servirait rien de me terrer. Je dois continuer de fréquenter ce qui a été mon univers toutes ces années. Je ne dois pas ne pas aller aux lancements sous prétexte que je ne travaille plus dans une librairie. Ce monde du livre, c’est mon monde, le seul que je connaisse. Et peut-être le seul dans lequel que je veuille évoluer encore, je suis toujours en pleine réflexion.

Alors, je regarde dehors. Le soleil se pose délicatement sur la neige d’hier. Et toute cette lumière va bien m’éclairer, me dis-je. Pas pour me réconforter. Mais pour sourire, et profiter de ce temps qui m’est donné de penser davantage à moi.

Me suis-je trop associée à ce qui a été mon quotidien ou bien aux yeux de tous étais-je plus qu’une libraire ? Les prochaines semaines m’éclaireront, c’est certain.

J’ai le besoin de croire que ma vie ne s’est pas arrêtée en partie vendredi dernier. Que je vis une période de transition et que ce qui se profile sera à la hauteur de mes espérances. Il y a tant de lumière dehors, rien ne saura assombrir ma journée.

Le bonheur au fond, ce n’est que l’addition de petits bonheurs comme regarder dehors, prendre un bol de café ou parler avec quelqu’un qu’on aime.

Le Lézard, pour l’ambiance et le café

lezard1

Marco et moi devions prendre un café cet après-midi, car il avait plein d’idées à me transmettre. J’avais donc choisi le Lézard, un de mes lieux. Un de ceux où je me sens bien, celui où Christiane et moi nous donnons toujours rendez-vous. Aussi parce que ça fait deux ans et demi que je lui parle de ce café… mais sa voiture est restée figée dans la glace. Il ne goûtera donc pas aujourd’hui au café équitable du Lézard. Ni au gâteau mousse au chocolat et à la noisette. Oui, je me suis régalée. Je sens encore le goût sur ma langue.

lezard2

Je pourrais aussi vanter le panini végétarien et la longue liste de cafés, car il y en a une bonne trentaine, dont un au chocolat et à la banane. Et des desserts qui font saliver juste à les regarder.
Mais j’ai envie aussi de vous raconter le Lézard, les bancs de chaque côté quand on entre, les livres alignés dans un savant désordre et qu’on peut lire sur place, l’odeur du café, la gentillesse des gens qui y travaillent et la musique. Car la musique du Lézard est toujours bonne et de plus, la chanson francophone y est formidablement servie, ce qui ajoute à mon plaisir. J’ai eu droit à Brel, à Renaud, entre autres.

Oui, je me sens bien quand je vais au Lézard. Toujours avec un livre et un carnet. Car ce lieu m’inspire et invite à écrire.
Marco a raté un beau moment et un excellent café. Mais ce n’est que partie remise. Il faudra bien qu’il découvre ce lieu autrement qu’en lisant ce que je viens d’écrire !

Rentrer chez moi

entree

Chaque fois, c’est un moment de bonheur. Descendre de l’autobus et voir les globes lumineux de l’entrée du domaine. Ça y est, me voilà à destination. Encore une petite marche, et je serai devant la porte. Puis monter les escaliers jusqu’en haut, tourner la clé. Enfin.

Chez moi. Mon refuge.
Et ce silence si doux nécessaire à mon esprit. Retrouver mes paramètres. Jeter un œil sur les objets familiers, le manteau et les bottes retirés.
Prendre le temps. Personne ne m’attend, personne n’attend rien de moi, c’est bon, la paix.
La liberté.

Ramasser le bol de café du matin laissé près de l’ordi. Lire les courriels. Voir si les téléchargements ont progressé. Mettre un peu de musique. Ferré, ce soir.

La vie est bonne: il reste encore des carrés aux cerises.
Et des livres à lire. Et des histoires à raconter.

Je suis si bien dans l’univers de Lali que j’ai de moins en moins envie d’en sortir. Y ai tout ce dont j’ai besoin. Du café, des paquets de pâtes, des mots, des images et des notes. Et un modem pour me transporter où je veux. Et des fenêtres givrées par le froid, alors que je suis au chaud.

Il n’y a rien de tel que de rentrer chez moi.

Matin d’hiver

rueneige

Je viens d’aller marcher. Tout est blanc et un peu verglacé.
Mais il fait bon, pas trop froid et tout le quartier semble au ralenti. Les gens se remettent peut-être des excès de la fin de semaine ou alors font grasse matinée. J’avais donc les rues pour moi, la neige et le silence. Et l’appareil-photos pour croquer ma rue.
J’aime marcher. Aller à l’aventure, sans destination. Sans horaire, non plus.
L’été, il m’arrive de passer par le cimetière. J’aime ce lieu. Il a quelque chose de paisible. Ou alors, je pousse jusqu’au parc Maisonneuve avec un bouquin.

matindhiver

Peu importe le parcours. Peu importe la ville ou le bout de campagne où je suis. J’aime laisser mes pas décider, ne plus penser. Aller où le vent me pousse. Ici, ailleurs.
Et je suis rentrée, me suis fait un bol de café.

chez moi

Marcher et respirer l’air m’ont fait du bien. Je me sens calme, heureuse, pleine d’énergie, avec une envie folle d’écrire, de raconter, de partager mes histoires, mes coups de folie et mes images.
Et aussi de lire, de lézarder.
Les promenades ont toujours un effet bénéfique sur moi. Comme si je laissais dehors les soucis et les questions pour ne conserver que le bien-être.
Je me sens bien aujourd’hui. Pas besoin d’un monde parfait pour qu’il en soit ainsi. Juste de moments de bonheur, ici et là. Et de l’envie qu’il y en ait d’autres, beaucoup d’autres. Seule ou avec ceux que j’aime. Ici ou au delà de l’Atlantique.