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Bruxelles s’enflamme

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Les feuilles rougies, mordorées ou flamboyantes ne charment pas les passants qu’à Genève, en Auvergne ou à Montréal. Elles enflamment aussi Bruxelles, sous le regard rêveur d’Armando.

Samedi matin à Lisbonne

lisbonne

Alors que dans une heure un avion le ramènera vers Bruxelles, Armando a-t-il jeté un dernier regard attendri sur les cordes à linge si colorées de la banlieue de Lisbonne?

Un poème pour une statue

qu’observent-elles

(photo d’Armando)

Je raconterai la beauté des statues –
Leurs gestes immobiles ordonnés et froids –
Et parlerai du visage des navires

Sans que personne ne découvre les secrets
Qui tels des fleuves coulent dans mes bras
Et emplissent de sang la pointe de mes doigts.

(Sophia de Mello Breyner)

Et probablement n’y a-t-il pas d’autres mots que ceux de la Portugaise Sophia de Mello Breyner pour parler de cette sculpture.

Dans la lumière de Bruxelles

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Elles étaient là. Sages. Dans la lumière de Bruxelles. Elles attendaient juste qu’Armando pose son regard sur elles.

Une photo comme un poème

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Et parfois une photo est à elle seule un poème.
La fleur en guise de signet glissée dans les pages de La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel me donne envie de lire la photo d’Armando.

L’arbre ami

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L’automne s’est déjà emparé de Bruxelles. Enfin, d’un arbre en particulier. Un arbre qui se trouve sur le chemin d’Armando. Un qu’il croise tous les jours.

Je crois même qu’ils sont devenus amis, si j’ai bien compris.

Trace d’un 18 août

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Un mois jour pour jour depuis cette photo prise par Armando sur le boulevard Saint-Laurent. Les fleurs ont-elles encore le même rouge? Le vélo a-t-il bougé? Pourrai-je dans un mois prendre la même photo ou si les feuilles, après leur traversée d’un début d’automne qui s’annonce doux, auront changé de couleurs pour se recroqueviller et tomber?

Prête à braver toutes les saisons

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Elle se dressait dans le ciel du mois d’août, un matin de bonheur. Frêle et si forte. Prête à braver toutes les saisons. Armando l’a vue avant que je ne la remarque. Il voit toujours tout. Je n’avais plus qu’à le regarder la retenir pour l’éternité pour qu’il puisse me l’offrir.

Rosa, rosa, rosam

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Armando m’a offert la photo, parce qu’il ne pouvait pas cueillir la rose et venir me la porter lui-même.

Il y a des jours où on aimerait que Montréal soit une banlieue de Bruxelles. Ou vice versa.

Il était tôt

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Il était tôt. C’était l’heure où les fleurs s’ouvrent, encore humides de la nuit, en se faisant sécher au soleil. L’heure où on marche en se racontant. L’heure où l’amitié entre Armando et moi s’est inscrite pour toujours en un seul regard. Une nouvelle fois. Entre deux photos. D’autres occasions de se dire cette amitié viendront. Du et du quand, nous ne savons encore rien.