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Joueuse, moi ?

trivial

Oui, je l’admets !
Mais pas ces jeux où on mise de l’argent comme dans les casinos, ou les parties de cartes. Des jeux de tables, entre amis. Ou alors, sur le net. Comme le scrabble. Ou le mah-jong. Mais de tous les jeux, ce seront toujours ceux qui font travailler le cerveau, et plus particulièrement la mémoire et les associations, que j’apprécie.

Un des jeux auxquels je m’adonne rarement, par manque de joueurs autour de moi, est le TRIVIAL PURSUIT (dont j’ai la version originale QUELQUES ARPENTS DE PIÈGES). Ai-je un attachement particulier pour ce jeu parce qu’il a été créé par deux Montréalais ? Parce que j’y joue depuis qu’il a été mis sur le marché ? Parce que j’ai même transporté mon jeu de questions en Belgique lors de mes dernières vacances pour y jouer avec des fanas là-bas ?

Alors, pourquoi ne pas jouer à distance, me suis-je dit. Et me voilà embarquée dans une idée folle concrétisée cet après-midi même: animer le jeu de chez moi pour mes amis belges dans la salle où nous clavardons.

Je souffre d’une fatigue heureuse ce soir.
Pas évident de taper les questions, d’insérer les pointes dans les tartes et se rappeler les couleurs de chacun, tout en suivant la conversation !! Et nous nous sommes vraiment bien amusés, chacun y mettant son grain de sel. Il y a eu des gagnants, bien entendu, mais cela n’était même pas important. Être ensemble, même si chacun chez soi, là était le but du jeu.

Je crois qu’il faut parfois des prétextes pour se réunir les uns les autres.
Jouer aura été un bon prétexte pour nous rassembler. Et comme je me connais, j’en trouverai d’autres.

Journée entière au pays des oreillers… ou presque

oreillers

Vraiment, le premier lundi de 2006 a été jusqu’ici épatant. Une vraie journée de farniente, quasi en totalité au pays des oreillers. Café au lit. Lecture au lit. Diner au lit. Rêver au lit. Sieste. Nouveau café au lit. Musique au lit. En compagnie de mon lion en peluche et bien confortable, grâce à cinq oreillers.

Je ne sais plus de quand date une telle journée de dolce vita. Une journée de grâce où j’ai même réussi à débrancher un peu mon cerveau, chose rarissime. Car j’ai mis le focus sur une seule chose: mon plaisir.

Maintenant que la journée s’achève et que je constate à quel point elle a été agréable, je suis certaine d’une chose. Des journées comme celles-là, il m’en faut plus, ou à tout le moins, si ce n’est pas possible, des soirées telles. Pause au milieu des oreillers… Ceux que je vais encore retrouver tantôt. Bonheur.

Lire mes courriels

courriel

C’est toujours un plaisir de lire mes courriels quand je me lève le matin et quand je rentre le soir. Parce qu’il y a toujours dans ce rituel un élément de surprise. Qui a écrit? Y a-t-il des photos ou une vidéo? Des anecdotes amusantes? Des invitations? Des nouvelles de quelqu’un qui n’a pas donné signe de vie depuis un moment?
Et surtout une assurance: aucune facture !!!

Et depuis dix jours, il y a, bien entendu, de nombreux messages pour la nouvelle année, et il y en aura encore puisqu’on a tout janvier pour se souhaiter le meilleur! Des cartes virtuelles, aussi. J’ai apprécié chacun de ces messages, qui ont évoqué des souvenirs, qui m’ont fait sourire ou ravie. Car ces courriels, c’est la distance franchie, les cœurs réunis.

Alors, en 2006, ne cessez pas de m’inonder de courriels, cela fait partie de la longue liste de mes plaisirs quotidiens. Un de ceux dont je me passerais difficilement maintenant que j’y ai pris un tel goût.

Ils alimentent mon imaginaire au même titre que les souvenirs, les impressions du jour, certaines photos, des musiques et des livres, des repas et des promenades. Au même titre que tous ceux qui croisent ma route.

J’ai envie de te dire comme une enfant gourmande : « Dis-nous encore plein d’histoires, Lali » et de rester là, bouche bée à attendre de voir ce qui t’inspire et ce que tu vas nous raconter, comme une enfant qui attend que le conteur de rue trouve un sujet et crée un rêve, m’a-t-on écrit cette semaine en faisant référence à mes états d’âme et à mes coups de cœur que je déballe ici, sans pudeur.

Merci à la personne qui a envoyé un long courriel dont j’ai tiré une phrase; elle se reconnaîtra et me pardonnera de vous l’avoir fait partager sans son autorisation. Nous sommes trop complices pour qu’elle m’en veuille.

Ma vie est ponctuée de moments de plaisir. Et les courriels n’en constituent pas le moindre.

Un cadeau qui dit À MOI DE MOI

champagne1

C’est bien beau de penser à tout le monde en cette période de l’année.
Enfin, si ce n’est pas par obligation…

Ceci dit, petite suggestion: ne vous oubliez pas !
Pensez à poser sous le sapin une babiole qui dise « À moi de moi ».

Mon cadeau est au frigo. Je vous laisse deviner de quoi il s’agit !

B comme bain et comme bonheur

bainmousse

Le bonheur d’une journée de congé ne se résume pas en une seule chose, soit le réveil qui ne sonne pas. Il est une addition de petits plaisirs, et rien d’autre, si bien sûr il n’y a pas un million de courses à faire, des tonnes de gens à rappeler et du ménage non fait…

Traîner, lire un bouquin en entier, se promener sans regarder l’heure, savourer un café sans hâte… et un bain plein de mousse à n’importe quelle heure de la journée !

Oui, je l’avoue, j’adore prendre un bain. Choisir le bain moussant, le livre qui va me tenir compagnie. Rajouter de l’eau chaude pour que ça dure plus longtemps. C’est un véritable moment de détente et de plaisir.

Aujourd’hui, ce sera le luxe d’un bain en plein milieu de l’après-midi. Bain moussant relaxant à la marjolaine, au thym et à la lavande. Et porte ouverte pour que ça sente bon dans tout l’appartement !

Hummm, ça va être bon !!

Comment j’ai appris le mot drache

scrabble

Scrabble: Jeu où le Q vaut encore plus cher que dans la vie de tous les jours.
(Jacques Sternberg)

Huit points, voilà ce qu’il vaut. Encore faut-il le placer… et avoir un U disponible, autant que possible.
Et ne pas se retrouver avec un tirage qui ressemble à JKQWXYZ !!

Femme de lettres et de mots, j’aime le scrabble depuis toujours. Pour le défi, pour apprendre, pour m’amuser, pour partager un moment. Pour séduire, à l’occasion. Quoi, vous n’avez pas encore essayé ? Ce n’est pas une valeur sûre, mais ça a son charme, je vous l’assure !! Le scrabble est un jeu, séduire en est un autre, et la vie le plus grand des jeux, alors…

Ceci dit, maintenant que je vous ai fait sourire, je n’ai pas un seul doute là-dessus, je dois avouer que depuis juillet 2003 le scrabble a pris un autre sens, maintenant que je peux jouer sur le net à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit et avec des gens de partout. Certains sont mauvais perdants, tricheurs ou râleurs. Mais ils ne constituent pas la majorité. Et heureusement !

Et quand on ne joue pas avec une machine mais avec des gens, et qu’on peut discuter en jouant, jouer prend un tout autre sens.
Parfois, on a envie de discuter sans jouer, de sortir de la salle de jeu, pour voir si nous avons des atomes crochus.

Le premier avec qui c’est arrivé, je le classe parmi les inclassables, parce qu’il se démarque des quatre autres. En effet, je ne l’ai toujours pas rencontré, celui-là. Il s’agit de Frédéric, qui vit à Lima. Toujours en contact, proches l’un de l’autre même si nous ne nous croisons pas souvent, nous resterons à jamais importants l’un pour l’autre. Même s’il déteste perdre !! Un de ces jours, je veux y croire, nous prendrons bien un café ensemble, dans une ville ou l’autre de la planète.

Les autres… comme par hasard – je n’y suis pour rien -, sont tous des Belges.
Jacques, d’Anthisnes, qui m’a reçue chez lui, et par l’entremise de qui j’ai rencontré plein de gens formidables. Sylvia, dite Sissi, la musicienne des carnavals, que j’ai rencontrée lors d’une grande fête, et que je reverrai au prochain voyage. Patricia, Ostendaise d’origine, qui a longtemps vécu à Tournai, et qui m’a invitée dans sa cabane au Canada, en pleine Mauricie. À elle, je dois d’avoir découvert Arno et Sttellla. Et même d’avoir participé à l’entaillage des érables au printemps, sur des raquettes, chez la cousine de Jean-Marc, son mari. Et Patrick, Bruxellois vivant à Montréal, qui dit que j’ai le regard qui tue. Vous savez ce que c’est, vous, un regard qui tue ?? Enfin, il est toujours vivant, ça ne doit pas être tout à vrai !

Voilà longtemps que je ne me suis pas offert une soirée scrabble sur le net ou sur table. Je vais devoir y remédier, avant d’avoir oublié tous les mots qu’on peut composer avec W !!

Et si jamais vous êtes des scrabbleurs, vous me trouverez sous belgiquebe (belgiquébécoise était trop long) sur WordBiz.
Là ou le Q vaut huit points.

Il n’y a pas d’heure pour le café

cafe

De tous les plaisirs du quotidien, il est en peu que j’apprécie autant que le café du réveil.
Il donne souvent son goût et sa chaleur à la journée. Il faut donc prendre le temps de le déguster, sans précipitation, d’en savourer chaque goutte. Moment privilégié avec soi, amorce de la journée, douceur…
Le plus souvent, je le sirote devant mon écran, comme ce matin. Ça donne l’occasion de le prendre avec les uns et les autres, dépendamment de qui est ligne.
C’est ainsi que le plus souvent, à cause du décalage et du fait que je me lève tôt, je me retrouve en Belgique, au pays d’Ourthe Amblève, en bord de Meuse, à Bruxelles, en pays germanophone, à Villers le Bouillet, ou ailleurs. Je franchis la distance pour partager les nouvelles avec ceux que j’aime, en attendant de pouvoir les retrouver autour d’un café, comme en juillet dernier.

Si j’affectionne autant le premier café du jour, j’aime aussi les autres. Non pas que je passe mes journées à en ingurgiter, sauf si je suis chez moi, tranquille, alors là, oui !!

Mais j’aime celui à deux, ou entre copains, question de refaire le monde à notre manière, chez soi, chez l’autre ou dans un endroit qui nous inspire.
J’aime aussi celui qu’on s’offre par plaisir, parce qu’on a envie, peu importe l’heure.

Dans tous mes souvenirs de partage et d’amitié, il y a des bols et des tasses de café.
Et il en sera toujours ainsi.
Et si je m’offrais un deuxième bol ? Allez, c’est congé aujourd’hui !

Pieds nus ou l’art de vivre

plage

Je sais, pas besoin de me souligner que c’est l’hiver, qu’il neige, qu’il fait froid, c’est le sujet de prédilection de tout un chacun, surtout quand on travaille dans le public à cœur de journée.
Je sais aussi qu’il faut mettre des bottes par ce temps, des chaussures au travail. Pour le premier cas, je m’y plie. Le deuxième, pas toujours, et surtout le samedi, au comptoir caisse, où je laisse souvent mes orteils se prélasser hors de mes souliers, mais vous n’avez rien vu, hien ?

Vous aurez deviné que la première chose que je quitte quand je franchis la porte de chez moi, ce n’est pas mon manteau !! Ouste, bottes, chaussures, sandales, baskets, godasses, souliers, escarpins et tutti quanti ! Pas de ça à mes pieds… Mes orteils se mettent à frétiller d’un bonheur fou. Le pied, oui, le pied nu !!

Comment savoir si le plancher de bois est froid en y posant un pied chaussé ? Comment déceler la douceur de la laine d’un tapis en y imprimant ses talons ? Comment marcher sur le sable, le laisser glisser entre ses orteils, chaud du soleil ou humide, en sandales ? Dites-moi, je ne sais pas.

Je ne sais pas non plus danser dans mon salon autrement que pieds nus. Même si danser ne garde pas vraiment les pieds rivés au sol, je sais.

Vivre pieds nus est un art.
Imaginez toutes les scènes possibles.
Envie d’une sieste? Hop, pas besoin de penser à se déchausser!
Vous optez pour un bain plein de mousse ? Il n’y a que les orteils pour savoir si l’eau est à la bonne température!
Et si d’aventure, au cours d’un souper, vous avez envie de glisser vos pieds entre des cuisses invitantes, mesdames comme messieurs, le pied nu est un must.

Sur ce clin d’œil qui me rappelle quelque souvenir, je vais aller au lit, pieds nus, comme il se doit.