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Prête pour le voyage dans ma ville

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Je rêvais depuis longtemps de quelque chose à mesure, pas le plus sophistiqué, pas le plus cher non plus, mais quelque chose qui dépasse largement les possibilités de mon appareil photo numérique de première génération qui n’acceptait pas de bâton de mémoire supplémentaire et que je devais « vider » toutes les 14 photos si les piles ne me lâchaient pas avant.

Plus de frustration, désormais. Je vais pouvoir partir en expédition dans mon Montréal que j’aime tant à la recherche d’images à glaner pour ceux que j’aime sans me poser de questions techniques. La liberté, c’est sûrement un peu ça, aussi.

Mes parents ne pouvaient me faire plus plaisir. Ils le savent. Je ne battais pas des mains à la manière d’une gamine, mais c’est tout juste ! Mes premières vacances de Noël depuis 23 ans seront propices à regarder ma ville sous l’angle de la photographe. Et je me réjouis tellement de cette perspective. Vous n’avez pas idée de jusqu’à quel point… Mais vous verrez, je ne dis que ça !

Le plaisir de vous lire

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Il y a des plaisirs tout simples qui, quand ils se présentent, parent la journée d’un nouvel éclat. Et c’est le cas ce matin alors qu’il fait gris et que je ne le vois pas. La même chose était arrivée il y a quelque temps. Sylvie, de Chez Bounty, l’artiste aux diaporamas qui font rêver, était passée ici et avait laissé un petit mot et a depuis ajouté mes pages en hyperlien sur son site. Et quelques bloggeurs que je lis avec plaisir, les deux François, Richard et Olivier, dont les commentaires me font toujours plaisir, même si j’en laisse peu chez eux. Et tous ceux-là font que d’autres passent et laissent parfois un mot, parce que je les ai touchés à ma manière. Et parce que François, de Live from Budapest, m’en a fait la suggestion, j’ai ajouté dans mes catégories Mon Montréal que je compte nourrir avec régularité.

Et ce matin, jolie surprise. Le pianiste Robert Strickland à qui j’ai dédié un billet il y a peu est lui aussi passé et a laissé un mot. C’est là qu’on voit la portée du net.

Et je dois avouer que je suis comblée juste à la pensée que quelque part quelqu’un me lit. Et davantage, il va sans dire, quand dans un commentaire je vois se profiler le sourire de celui ou celle qui m’a lue.

Des diaporamas pleins de poésie

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J’adore naviguer sur le net, partir à la découverte sans savoir ce que je pourrai bien trouver. Rarement suis-je déçue. Je fais toujours une petite trouvaille, parce que je vais là sans chercher, de lien en lien, curieuse. Parfois, c’est un renseignement ou une anecdote amusante qui font ma journée. D’autres fois, des photos qui m’emballent.

Et de fil en aiguille, je me suis retrouvée sur le site de Chez Bounty. C’était il y a quelques mois. J’y suis retournée tout à l’heure et j’ai retrouvé ce même plaisir quand j’ai téléchargé les nouveaux diaporamas de cette créatrice. Il y a chez certaines personnes une créativité qui me remplit de joie. Et chez cette Bounty Girl, des paysages, des musiques, des pensées qui font voyager. Je pense particulièrement à « Statues » sur la chanson « Orly » de Jacques Brel. Je vous laisse y aller voir de plus près. Je retourne à la pêche…

Une reporter au grand cœur

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J’aime cette Jeannette Pointu, reporter sans frontière qui n’en fait qu’à sa tête, allant là où les autres ne vont pas, souvent en mission humanitaire, mais toujours elle-même, s’opposant parfois à l’ordre établi ou posant LA question qui fait tout basculer.

J’aime cette héritière de Tintin, foulant les terres et les déserts, s’engouffrant dans la jungle ou traversant le désert. J’aime le côté fonceur, voire frondeur, de la miss au grand cœur qui veut changer le monde. J’aime qu’elle soit entière et ne fasse pas toujours les concessions qu’on attend d’elle pour privilégier l’information ou au nom d’une vie humaine à protéger.

Il y a bien longtemps que je n’ai pas lu une de ses aventures qui donnent envie de voyager et de connaître. Trop longtemps que je ne me suis laissée emporter en rêve par la même destination qu’elle. Trop longtemps que je n’ai pas souri devant son audace et son obstination à aller jusqu’au bout.

De tous les nouveaux personnages qui se sont inscrits dans le paysage de la bande dessinée ces dernières années, c’est à Jeannette Pointu, décidément, que va ma préférence. C’est peut-être pour cette raison que j’ai offert un de ses albums à ma filleule il y a quelque temps. Je crois me souvenir qu’elle avait aimé aussi. Mais bon, on m’a fait une filleule sur mesure, alors ce n’est pas étonnant.

Oui, Jeannette Pointu (signé Wasterlain) a de quoi ravir ceux et celles qui la découvriront.

Mauves ou jaunes ? Je les aime toutes !

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Les échinacées n’ont jamais aussi été nombreuses que cette année, me semble-t-il. Ou alors, les années précédentes, je ne les voyais pas, roulant du point A au point Z en évitant les bouchons ou m’engouffrant dans le métro, en espérant qu’il n’y ait pas une panne. Mais cette année, alors que j’ai cette chance de pouvoir être au travail en vingt minutes – quinze de plus, si je marche -, j’ai le loisir de voir les jardins, les parterres, les bosquets et partout, il n’y a qu’échinacées et hydrangers. J’ai un faible pour les premières qui se tiennent hautes et droites et qui laissent tomber leurs pétales avec une grâce de danseuse.

Sur le trajet, il y a des mauves et des jaunes. Autant des unes que des autres. Les premières au début du parcours, les secondes pour la fin, jusqu’à l’entrée de la maison où je passe mes journée. J’ai chaque fois un regard attendri pour elles. Sans raison. Ou parce qu’elles font partie de ces petits plaisirs que je remarque alors que d’autres marchent en regardant où ils mettent les pieds ou droit devant eux, sans un regard ni à gauche ni à droite sauf aux carrefours. C’est peut-être un avantage au niveau de la rapidité et du peu de risque de se cogner à un poteau, une de mes spécialités, mais quel plaisir en moins !

Oui, ces jours-ci je profite de la beauté des échinacées. Et ce que c’est bon, ces couleurs !

Passion casse-tête

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Il suffit parfois de peu pour que le sentiment de vide ou d’impuissance disparaisse. Il faut juste poser les pièces du casse-tête virtuel pour lui donner l’image souhaitée pour que, par analogie, les pièces du puzzle des questions prennent elles aussi leur place. Et c’est ce que j’ai fait ce soir. Le premier casse-tête a servi a évacuer mon esprit, le second à ordonner mes pensées pour ne conserver que les essentielles et les suivants n’ont été que pour le plaisir.

Ma passion pour les casse-tête date ne peut être datée, elle a toujours été, aussi loin que je puisse me souvenir. Et encore aujourd’hui, il n’est pas de journée où je ne m’offre un casse-tête virtuel, maintenant que les pièces éparpillées sur le plancher du salon ont été remplacées, la plupart du temps, par des pièces virtuelles. C’est ainsi que sur mon écran se forment des paysages, des reproductions des grands maîtres, des bouquets ou des visages.

J’aime la patience et la minutie que je dois déployer quand je m’attaque à des casse-tête de quelque 250 morceaux en me fixant un temps limite. La pratique veut que j’arrive presque toujours à respecter l’échéance.

Si presque toujours le net me sert d’outil de recherche ou pour communiquer, il est aussi une porte à des petits moments d’évasion ludique, dont les casse-tête constituent les principaux. Et ils ont ce pouvoir de replacer aussi les pièces manquantes dans mon esprit. Ce n’est pas rien.

Plouf!

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Combien d’heures ai-je pu passer dans la piscine chez mes parents ? C’est cette question que je me posais tout à l’heure alors qu’une fois de plus j’y nageais. Des heures, tellement d’heures que je ne saurais les compter. Des étés entiers, ai-je envie de dire. Natation et lecture constituaient l’essentiel des vacances. J’avais dix ans, douze ans, quatorze, plus encore.

Je me rappelle des bains de minuit avec ma sœur. Trempette pour évacuer la chaleur et dodo avec le maillot trempé sur soi en espérant conserver ainsi assez de fraîcheur pour ne pas tout réveiller tout de suite. Je me rappelle aussi des pièces de monnaie qu’on lançait à tour de rôle et qu’il fallait trouver. Et je me souviens du ballon multicolore qu’on lançait à l’un ou à l’autre, surtout à celui qui ne s’y attendait pas, en prenant bien soin qu’il procède à un amerrissage qui éclabousse bien.

Il y a tant de souvenirs reliés à cette piscine. Tant d’heures à m’y amuser et à rêver.
Le bonheur, c’est aussi parfois juste un plouf.

Vous avez dit mammatus ?

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C’est fou ce qu’on peut apprendre en ne sortant même pas de chez soi !
Un courriel de Denise, celui-ci accompagné de photos de mammatus, et j’étais plongée dans l’étude de ces nuages qui ressemblent à de la ouate.

Étonnamment, ils n’annoncent pas de tornade, mais peuvent être précurseurs d’orages.
Car…
Ces nuages rares se produisent souvent pendant des événements météorologiques intenses. Le mammatus se forme souvent au-dessous des cumulonimbus lorsque l’air frais et humide descend dans un environnement plus chaud. Ces nuages peuvent vous sembler étranges mais ils sont inoffensifs. Le danger vient en général des orages qui les accompagnent.
Les mammatus se forment au moment d’une forte perturbation dans l’atmosphère associée avec des poches d’air froid et humide qui se séparent du nuage principal. Ce mouvement vers le sol des protubérances continuera aussi longtemps que ces poches d’air resteront plus froides et humides que l’air environnant. Même si leur apparence peuvent être menaçante, ils sont peu «méchants» et ne sont ni des nuages en entonnoir ni des signes avant-coureurs de l’apparition d’une tornade.

Je crois que le ciel a encore beaucoup à m’apprendre !

Voyager par les cartes postales

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La petite trouvaille de ma filleule me ravit.
Cette idée qu’a eu un Portugais de bâtir un site qui permet d’échanger des cartes postales avec des gens de partout au monde me plaît décidément beaucoup. Faire découvrir Montréal à des gens qui vivent en Finlande, aux Pays-Bas, en Californie, au Brésil, en Allemagne et en Afrique du Sud a de quoi me faire briller les yeux.

Quand j’écris quelques mots pour parler un peu de Montréal, je me sens ambassadrice de cette ville que j’aime tant et en même temps en voyage dans celle-ci, puisque j’envoie des cartes postales. J’aime décidément cette idée d’être une éternelle voyageuse, même dans ma propre ville.

Il en a été presque de même quand j’ai écrit à des copines. Un peu de moi, parce que mes mots d’amitié allaient traverser l’océan, allait voyager et aller jusqu’à elles. Il n’est pas de voyages que je n’aime pas. Ceux que j’ai faits, que je ferai, ceux auxquels je rêve, ceux dont je me souviens, ceux qu’on me raconte, ceux dont il reste des photos et des cartes postales, les miennes comme celles de mes amis.

Et ce nouveau voyage par la poste me rappelle tant ceux d’autrefois, ceux de l’époque où j’échangeais des cartes postales et où je correspondais activement. C’est comme si un pan de ma vie d’autrefois s’ouvrait à nouveau. Pour ouvrir sur de nouvelles pages qui s’annoncent pleines d’échanges comme autant de moments de bonheur…

Le jeu des flacons et des tubes

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J’adore les eaux de toilette, les savons parfumés, les crèmes pour le corps, les tubes de toutes les couleurs. J’adore tout de ces pots, de ces échantillons, de ces bouteilles miniatures plus ou moins rangés, pas tout à fait classés dans des paniers, qui donnent à ma salle de bains des airs de salon de beauté. Sûrement mon côté ramasseuse encore une fois. Ou alors le fait d’avoir travaillé pendant plus de 20 ans dans une pharmacie, entre le laboratoire et la section cosmétiques que je préférais nettement, je ne m’en cache pas.

Oui, j’adore tous ces tubes miniatures qui me donnent l’occasion de faire des essais.
J’adore tous ces petits pots de toutes les couleurs pour les sentir et en étaler le contenu sur ma peau pour la rendre plus douce et plus lisse. Non pas pour plaire, mais pour me faire plaisir.
Ce plaisir-là n’a rien d’altruiste, c’est un plaisir personnel. Et qu’est-ce que c’est agréable ces provisions d’échantillons fournis par ma mère et ma sœur. La seule difficulté est évidente : par lequel de ces produits magiques vais-je bien commencer?

Je joue le jeu depuis trente ans. Pas sans heurt: il y a eu quelques allergies cutanées. Mais je m’amuse toujours autant entre les masques censés faire des miracles, les gels qui réparent tout, les démaquillants instantanés, les antirides et anticernes. Les rouges à lèvres qui devraient tenir des heures, les mascaras waterproof et les fards à joues qui supportent les larmes.

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C’est un monde fabuleux. Mais c’est celui des odeurs que je préfère. Celui de Givenchy, entre autres. Pour Ysatis, Amarige, Extravaganza, Organza. Ou celui d’Armani, pour Sensi, particulièrement.

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Et s’il m’arrive quelques incartades, je retourne toujours vers mes préférés.
Mais ce n’est pas demain que je vais me lasser d’essayer des produits de toutes sortes, de humer des arômes tentateurs et de jouer le jeu…