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Bonnes vacances Armando!

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Comme Armando a décidé d’aller photographier les lecteurs des plages du Portugal pendant quatre semaines, peut-être même celle de l’artiste François Gall (s’il la trouve), nous l’accompagnerons à notre manière. En effet, chaque jour de son séjour en terre lusitaine, dont le premier est demain, le pays de Lali vous offrira une toile où des lecteurs profitent des vacances et de la plage, ainsi qu’un lien vers une vidéo mettant en scène un artiste portugais, plutôt que juste une chanson en écoute comme nous l’avions fait lors de ses deux précédents séjours dans son pays natal.

Je profite donc de l’occasion pour lui souhaiter de bonnes vacances, du soleil, des promenades sur sa falaise qu’il affectionne tant (et qu’il a mentionnée ici), quelques glaces (je crois savoir qu’il les apprécie beaucoup), des lectures, des découvertes, du repos, de la musique et des centaines de photos!

Je regarderais les bateaux

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Ce soir je rêve d’un ailleurs où il y aurait la mer.

Je regarderais les bateaux. Avec pour compagnons tous ces livres qui m’attendent et qui m’appellent.

Le temps n’aurait plus prise.

Oui, ce soir je regarderais bien les bateaux.

*sur une toile de Pipo Jost Nicolas

À propos des écrivains portugais

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Les écrivains portugais savent voir la poésie dans chaque chose qu’ils regardent, dans chaque individu. Voici ce que j’ai retenu de la table ronde animée par Luis Aguilar qui réunissait hier, dans le cadre du festival Métropolis Bleu sur la littérature portugaise les écrivains Onésimo T. Almeida, Anthony De Sa et Lidia Jorge. Et je me demande si je ne le savais pas déjà…

Ce que je préfère du printemps

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Bien sûr, il y a ce vert qui chaque jour prend de plus en plus de place. Bien évidemment, il y a ces fleurs qui sortent de terre et qui jalonnent mon parcours. Mais il y a aussi mon bureau vers lequel je me précipite dès que je rentre. Pour ouvrir la fenêtre et m’asseoir là, tout à côté, afin d’entendre les enfants rire et jouer en bas. Et c’est peut-être ce que je préfère du printemps.

*toile de Gwen John

Samedi n’est pas si loin

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Avec le beau temps qui doucement s’installe, j’aurai comme chaque matin une envie d’école buissonnière, un désir de détourner mes pas pour les diriger vers un des parcs qui jalonnent mon chemin. Parce qu’il y a toujours deux ou trois livres entamés dans mon sac. Parce que dans tous ces parcs il y a des bancs où il serait si bon de s’asseoir un peu. Mais j’attendrai pour céder à cette tentation. Samedi n’est pas si loin. Et il fera beau, paraît-il.

*toile d’Eyre Crowe

Fermer les yeux

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J’aime parcourir quelques pages, puis fermer les yeux, me laisser emporter par les personnages. Devenir cette femme à la robe rouge dans un bar de Cape Cod. Me glisser dans la peau de Stendhal et prendre un café au Florian. Marcher dans Bucarest avec ce personnage énigmatique. Ou écouter un fadiste à Lisbonne en compagnie d’un guide touristique un peu rêveur. Avec tous ceux-là, rêver de ces ailleurs dont les livres m’ouvrent les pages. Les yeux fermés. Quelques minutes. Une heure ou deux. Et poursuivre au hasard les aventures d’un des personnages.

*sur une toile de Yulia (ou Julia) Valievna Razumovskaya

Le débat

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Quand le débat est rapidement devenu un combat où il fallait que quelqu’un gagne, j’ai baissé les bras. Je me suis tue. Je n’allais pas me battre pour une virgule ou pour un mot. Je n’allais pas parler plus fort, exposer avec forces détails des raisons ou des exemples, pour prouver que je devais porter la couronne du vainqueur. Je les ai regardés. Il me semble qu’il y avait des théories et des explications dans l’air, mais je n’entendais plus rien. La lutte me semblait si futile, voire inutile. Et ils étaient déjà suffisamment nombreux sans que je n’ajoute mon grain de sel pour prolonger le débat du moment.

Non, je n’entendais plus rien. Mon esprit était ailleurs. La journée se terminait. J’allais bientôt partir et les laisser désigner un gagnant sans moi. Un pays de livres et de paix m’attendait.

*illustration d’Eva Vasquez

Bon anniversaire Jean-Claude!

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Quelques jonquilles pour souligner ce jour d’avril qui est le tien, lesquelles sont signe que la vie reprend au printemps… Il était temps, l’hiver a été bien trop long pour toi cette année!

En vos mots a 3 ans!

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Adèle, Agnès, Alain L., Armando, Béatrix, Bellesahi, C., Carine, Cat, Cath, Chantal, Charlotte, Chris, Claudie, Denise, Dominique, Dsata, Écureuil bleu, Elle Samuse, Flairjoy, Fou à Lier, France, Françoise dite Fanfan, Genovefa, gmc, Funambule, Géraldine, Hespérie, Jean-Marc, Jeff Doyle, Joffrey, Jules, K., Kokas, L’œil vagabond, Lakevio, Lautreje, MAP, Menou, Mirelie, Monique, Motpassant, Nathalie Chassériau, Oxymore, Phil le Québelgeois, Ptit loup, Puff, Reine, Servanne, Sylvie, Tietie007, VanessaV, Vésuvio, Yo-Yo, Zin Zin, ce sont tous ceux qui en trois ans ont signé au moins un texte pour la catégorie En vos mots,inventaire que l’on doit aux lectrices par Harald Metzkes.

Bon en-vos-mots-versaire à eux tous comme à cette catégorie qui leur appartient. Puissent-ils être encore au rendez-vous cette prochaine année. Avec un clin d’œil au passage à Armando, qui a inspiré cette idée — en écrivant en guise de commentaire un texte très différent du mien à partir d’une toile — et qui a signé un texte toutes les semaines, vacances ou pas.

Avec tous mes remerciements d’être là. De temps en temps ou très souvent. Mais là. Avec vos histoires. C’est grâce à elles qu’En vos mots existe et continue de vivre.

Lettres à MD 24

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Marguerite,

Vous êtes entrée un jour dans ma vie. Comme ça. Sans savoir ce que vous alliez provoquer. Et je l’ignorais aussi.

Je sais seulement qu’après quelques lignes mon regard avait changé et mes mots appris à se taire. Le temps que je reprenne pied. Que cesse le trouble de voir là étalé tout ce que n’écrirais jamais.

Aujourd’hui encore, alors que près de trente ans ont passé depuis vos premiers mots, vous lire me déboussole et m’empêche d’écrire. C’est pourquoi je vous lis rarement.

Mais j’ai besoin de vous savoir là. Sur cette affiche qui fait la promotion de ce roman paru en 1965, Les yeux bleus, cheveux noirs, où vous vous tenez à la fenêtre face à la mer, comme dans cette toile de Dali connue de tous que j’ai fait laminer et que je croise plusieurs fois par jours.

Parce qu’un jour vous avez écrit « L’écriture ne m’a jamais quittée. »

Et que c’est ce à quoi j’aspire.

Lali