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Regarder des toiles comme on ouvre un livre

mckickle

Les toiles me soufflent des histoires. Je les raconte à ma manière.

Non, elles ne sont pas toujours gaies et souriantes. Parce que la vie n’est pas un fil continu fait de joies qui s’additionnent. Parce que j’écoute ce qui se dit autour de moi. Parce que les livres révèlent eux aussi des personnages aux prises avec eux-mêmes.

Mais je ne peux me passer de ces moments où je laisse les lecteurs et lectrices me raconter des morceaux de leur vie. Mais je ne peux me passer de ces moments où ils me permettent de livrer leur intimité et leurs secrets. Même si tout cela est fiction.

Je ne peux me passer de ce quelque chose qui m’anime. Comme ne peut se passer des livres le le lecteur de Cheryl McKickle, parce que, pour lui, ouvrir un livre c’est s’ouvrir à l’aventure.

Les joues roses du bonheur

iakovidis 2

Quels doux moments, quel bonheur, quelle tendresse. Mes joues se sont rosies comme celles de la lectrice de Georgios Iakovidis.

Quels doux moments que ceux où je vous lis, que ce soit parce que vous avez laissé des commentaires ou m’avez envoyé des courriels, certains accompagnés de photos, d’autres de vœux à l’occasion de ma fête, puisque derrière Lali, mais pas loin, il y a Christine, dont c’est le jour ailleurs, puisque rares sont ceux qui soulignent les fêtes ici.

Quels doux moments vous m’apportez. Je pourrais dire Merci, je dirai Continuez. Je veux, bien égoïstement, continuer d’avoir les joues du rose du bonheur.

Bien sûr…

lchin

Bien sûr que je vais du coq à l’âne. Bien sûr que je vais de vos photos aux toiles représentant des lecteurs et des lectrices. Bien sûr que je m’immisce dans certaines des histoires que je raconte, sans pour cela le faire dans toutes. Bien sûr que je laisse aller ici mes impressions et mes mots. Bien sûr.

Bien sûr que je voyage avec vous au pays de mes souvenirs. Bien sûr qu’il y a parfois de l’impudeur à se raconter ainsi. Mais peut-être y a-t-il surtout, cette envie de toucher, de vous faire sourire, de vous donner un peu de rêve, de vous inviter à tourner les pages de Lali. Dans l’ordre ou pas. À votre aise. Je vous offre même le café et la plume peints par Lei Chen. Savourez-le, prenez votre temps. Et trempez votre plume à l’encrier si vous en avez envie.

En laissant la lumière entrer

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Celui qui ne se lève pas avec le soleil ne jouit pas de la journée.[Miguel de Cervantès]

Quand je tarde à me lever parce que je traîne au lit, parce que mon corps se rebelle devant une journée qui s’annonce grise, il me semble que je passe à côté de l’essentiel. Il me faut ce soleil des premières heures pour véritablement jouir de ma journée. Il me faut ces moments de silence, ces moments de paix que seul le jour qui se lève a à offrir. Il me faut, à l’instar de la lectrice de Dimitris Voyiazoglou, encore dans la noirceur, tourner des pages, écrire, rêver, en laissant la lumière entrer.

Le papillon de Saint-Paul d’Abbotsford

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Je ne sais pas si le monarque qui volait à Saint-Paul d’Abbotsford samedi, sur le chemin de la montagne, sait à quel point je tire fierté de mon exploit de l’avoir capté en plein vol.

Et peu importe qu’il le sache ou non. Il a tellement de fleurs à découvrir, de lieux à visiter et des ailes pour le faire, qu’il a sûrement oublié la photographe qui s’est approchée tout doucement de lui.

Et ce n’est pas plus important qu’il sache aussi qu’il vole ailleurs qu’au mont Yamaska puisque j’ai fait de lui mon fond d’écran au bureau. Peut-être pour que je n’oublie pas que nous avons tous des ailes. Ou simplement pour que je ne l’oublie pas, lui.

Il se passe décidément quelque chose au pays de Lali

sorrell

Il se passe décidément quelque chose au pays de Lali. Depuis quelques semaines, en fait. Depuis ce jour où Armando a décidé d’écrire sa vision des choses sur une toile, une vision bien différente, ce qui m’a donné l’idée d’En vos mots. Depuis ce jour où Géraldine a commencé à m’envoyer des photos, suivie par Armando et Denise, ce qui a donné Vos traces et ouvert la porte à des liens entre vous. Depuis que vous emmenez ici vos amis faire escale, parce que, semble-t-il, vous vous y sentiez bien.

Oui, il se passe décidément quelque chose de fort beau au pays de Lali. Quelque chose de troublant et de réjouissant à la fois. Qui me rappelle mes années d’adolescence où, pour m’ouvrir sur le monde, j’avais choisi la correspondance et poussé le jeu jusqu’à créer une grande chaîne d’amitié, si bien que certaines ont correspondu entre elles et le font troujours aujourd’hui. Si c’était que ce n’était plus mes correspondantes de Bretagne, de la Réunion, de Roumanie ou du Languedoc, mais Chantal, Alice, Catalina, Florence.

Un peu comme ici. Où chez moi, vous êtes chez vous. Où vous vous répondez. Où il y a connivence et partage. Où il y a humour et tendresse. Où vous posez votre besace un temps. Où vous décidez de rester. Pour des raisons qui sont les vôtres et que vous n’avez pas à dévoiler.

Je vous regarde poser vos mots au pays de Lali, comme la lectrice d’Alan Sorrell regarde ce paysage qui fait son quotidien. Avec un bonheur tellement grand qu’il est difficile de trouver les mots justes pour l’exprimer. Mais je sais que vous comprendrez. Il est des bonheurs qui existent, mais qui ne nécessitent aucune explication.

Les rires qui montent jusqu’à moi

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Le ciel est rose et j’entends les cris joyeux des enfants qui jouent au ballon. C’est le bonheur d’habiter sur un domaine où les voitures n’ont accès qu’au stationnement, ce qui laisse libres les allées, des morceaux de pelouse et des arbres pour ce petit monde grouillant. On appelait ça autrefois des H.L.M., mais ce sont maintenant des H. sans L.M. à la fin, dis-je souvent en riant. Tant pis si le tapis de l’escalier a eu ses heures de gloire il y a bien longtemps. Tant pis si la peinture est à refaire dans tous les immeubles. Tant pis, parce que le plus important est dans le bonheur de ces enfants qui jouent ensemble avec leurs accents québécois, algérien, dominicain, italien et autres.

Et il n’y a pas plus belle musique pour moi ce soir, alors que le café est en route et que je suis installée à écrire, comme la lectrice de William Sommer, que ces rires venus de l’allée tout en bas.

J’ai lézardé…

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J’ai lézardé, si lézarder, c’est s’allonger avec un livre, à la manière de la lectrice de Vivian Mandala. J’ai lézardé, si c’est aussi ranger sans grande conviction, en s’arrêtant pour écouter de la musique. J’ai lézardé, si c’est chercher de nouvelles toiles sur le net, classer des photos et boire du café. J’ai lézardé, si c’est vivre sans précipitation.

Et si ce n’était pas ça, c’était divinement bon!

Les prochains mois seront fleuris

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Nous avons vu tant de belles fleurs, pris tant que le blog de Lali risque d’être fleuri pour les prochains mois (grâce au concours infaillible de Denise, Géraldine et Armando). Il faut dire que nous avons pu visiter une pépinière professionnelle, donc non accessible pour le public, parce que nous avons franchi une clôture et que le responsable, devant nos sourires et nos têtes d’enfants admiratifs, n’a pu que nous laisser photographier à notre aise.

Une journée douce. Une journée où il fait bon être en vie.

La lectrice partie à la campagne

bonnet

Le livre va rester là et peut-être les lunettes, puisque j’ai toujours une de mes nombreuses paires dans mon sac. Le livre va rester là, parce que Lali sera ailleurs. Quelque part au large de Montréal à sillonner les routes en compagnie de Denis. Qui me fera connaître son amie Diana. Trois bavards ensemble, ça promet! Trois gourmands, de surcroît, ça laisse présager des pauses bouffe. Trois mélomanes, ça risque de ne pas être silencieux!

Le livre va rester là, la lectrice d’Agathe Bonnet part elle aussi à la campagne.