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Par une chaleur accablante

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Je peux rester des heures devant mon écran à chercher des toiles, à les regarder, à les classer, à rêver, à imaginer des vies à partir de ce que les lecteurs et les lectrices dégagent. Des heures, vous dis-je. Mais je n’ai jamais su être raisonnable et il est bien trop tard pour que je le devienne.

Et la chaleur est si accablante ce soir que je risque de bien peu dormir et de traîner entre ma chasse aux trésors quotidienne et un bain d’eau tiède, comme celui de la lectrice de Ben Haggett, en compagnie d’un livre. En regardant de temps en temps le morceau de lune jaune qui traîne dans le ciel.

Pour lui, né un 1er août

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Il est peut-être avec elle en cette minute dans le jardin de leur amour, près de Gand, dans ce jardin où une petite fille de quatre ans qui n’est pas la sienne mais qui semble l’adorer, les regarde. Il est peut-être avec elle en cette minute et c’est ce que je souhaite pour Jean-Marc. Qu’il soit là, dans un jardin, à entourer Cath de ses bras alors que Jody les regarde, heureuse.

Comme je souhaite aussi qu’il y ait un fabuleux gâteau pour celui que j’appelle l’homme des lumières et qui sait éclairer la vie des gens qui le croisent et pas juste les scènes et les artistes, un fabuleux dessert au chocolat, parce que l’ami Jean-Marc adore le sucré.

Et en ce jour d’anniversaire, en ce 1er août ensoleillé sur Montréal, sous ce ciel qui éclairait dimanche un jardin de Montréal-Nord, je désire une chose avant le prochain 1er août. Une petite chose marquante. Qu’enfin les yeux de Jean-Marc et ceux de Lali se croisent en vrai d’un côté ou de l’autre de l’océan. Et qu’il soit heureux, tellement heureux.

Pour elle, née un 1er août

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Elle doit être en train de voler au-dessus des Alpes avec son amoureux. C’est ce qui était prévu pour ses 50 ans. Et sachant comment voler lui tient à cœur, comment son deltaplane est aussi important que son homme, je suis certaine que c’est exactement ce qu’elle fait. Comme je sais aussi qu’elle est heureuse.

Comme je sais aussi que nos vies se sont liées à jamais un jour de septembre 1985 alors qu’elle débarquait à Montréal.

Et en ce jour d’anniversaire, je lui offre quelques fleurs. Pas n’importe quelles fleurs. Des fleurs du mont Yamaska. De ce mont Yamaska qu’elle a tant de fois survolé les quelques années où elle a vécu ici.

Et en ce 1er août, je souhaite à Sonia, ma sœur adoptive, de continuer à voler, de toujours être heureuse, de semer encore et encore autour d’elle le bonheur, comme elle sait si bien le faire. Et pour les 50 prochaines années, pourquoi pas? Et par ces fleurs lui dire que le mont Yamaska et tous ceux qui l’aiment ne l’oublieront jamais.

Je me souviens de moi

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Je regarde la lectrice d’Edward Killingworth Johnson et je me souviens de moi.

Il y avait ce jour de juillet ou d’août 1992 devant la maison de Jacqueline, à Plouharnel, abondance d’hortensias. Je n’en avais jamais vu autant. Et cette image est restée dans mes souvenirs, vive, aussi intense que le soleil de cet été-là.

J’aimais m’asseoir dans l’herbe avec un livre et les regarder.

Je lisais peu. Je regardais les hortensias. Je rêvais.

Comme j’aime…

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Comme j’aime la catégorie En vos mots du pays de Lali qui, chaque semaine, apporte ses surprises et votre imaginaire. Comme j’aime, à peine ai-je installé une toile, me balader dans ma galerie comme le fait la tourneuse de pages de Szilvia Banki, en me demandant avec lequel des tableaux je susciterai vos mots. Comme j’aime savoir que certains ont déjà écrit, 24 heures à peine après l’accrochage du tableau de la semaine. Comme j’aime savoir aussi qu’En vos mots a ses deux irréductibles fidèles (Flairjoy et Armando) auxquels d’autres s’ajoutent, selon la toile, selon ce qu’elle leur inspire, selon la disponibilité qu’ils ont.

Oui, comme j’aime me promener toute la semaine durant dans ma galerie en lisant les textes qui arrivent et qui seront publiés le dimanche.

Si d’aventure, vous qui n’avez pas écrit, qui n’osez pas écrire, impressionnés par la qualité des textes, par timidité ou pour toute autre raison, laissez tomber ces fausses raisons. Une phrase, une citation, un extrait de chanson, un souvenir, tout est bon à partager. Laissez derrière vous les appréhensions. Il n’y a ici que le bonheur du partage.

Envie de couleurs

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Bien sûr que je ne sais pas ou si peu de quoi sera faite cette journée qui débute, hormis le soleil qui se pose sur mon épaule alors que j’entends le bruit de la cafetière. Bien sûr que je sais que j’irai au bureau, que nous nous raconterons nos fins de semaine, comme tous les lundis, dans le bureau de l’une ou l’autre. Bien sûr. Souvent le mien. Parfois autour de la cafetière.

Bien sûr que je ne sais que les grandes lignes de ma journée. Les courriels qui vont entrer, le téléphone qui va sonner, les demandes plus ou moins urgentes. Bien sûr.

Mais ce matin, j’ai envie de couleurs. Mais ce matin, j’ai envie du jardin de la lectrice d’Emil Nolde. Et je me dis que peut-être je le croiserai sur ma route…

Je ne me lasserai jamais

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Je ne me lasserai jamais de cette lumière du petit matin, de celle qui entre dans ma chambre et dans mon bureau, là ou le soleil se lève. Je ne me lasserai jamais de la voir inonder certaines toiles où le bonheur des lectrices – comme celle de Louis Guarnaccia – est éclatant. Je ne me lasserai jamais du petit matin où j’écris sous le soleil, heureuse de commencer une journée dont je ne sais rien. Ou si peu.

Un dimanche tout doux

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C’est un dimanche tout doux, entre le soleil qui inonde le bureau, le bol de café, la toile à installer et les commentaires à valider d’ici une demi-heure. C’est un dimanche tout doux où j’ai ouvert MSN, ce que je fais de moins en moins, de telle sorte que presque tous mes amis belges se sont précipités pour me saluer. On dira ce qu’on voudra, c’est une belle invention que cette forme de communication qui abolit la distance.

C’est un dimanche tout doux et il me semble qu’il y a un peu de moi dans la lectrice d’Arturo Gordon Vargas. Ou alors, simplement, me plais-je à m’imaginer ainsi…

Et rêver encore

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J’ai classé ma musique. J’ai classé les photos des uns et des autres. J’ai lu. J’ai bu du café devant une page blanche que j’ai couverte de mots, comme le fera sans doute la rêveuse de JT Morrow.

Je n’ai pas vraiment rangé malgré mes bonnes intentions. La chaleur est si écrasante qu’une journée comme ça, on ne peut que rêver et lire, et écrire, et écouter de la musique, et rêver encore.

Il vaut mieux un faux virus

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Il vaut mieux un faux virus stoppé par l’antivirus qu’un vrai virus non détecté par ce dernier. C’est ce que m’apprend une aventure qui a duré près de neuf heures, alors qu’Avast empêchait l’ouverture de la page de courrier Hotmail et seulement celle-là. Je pouvais donc envoyer de nouveaux messages, lire ceux qui arrivaient, mais pas aller sur la page les listant tous sans déclencher une alarme qui m’indiquait de fermer la page à cause d’un VBS Malware Script.

Ce qui rassure quand on est aux prises avec une telle situation est de constater – en allant sur les divers forums – que la situation n’est pas que la nôtre, mais qu’elle est largement répandue. Ce qui rassure aussi, ce sont les « connaisseurs » qui disent d’attendre une mise à jour de l’antivirus qui ne saurait tarder et qui réparera les choses. Ce qui fut fait.

Ma vie est donc redevenue normale. Mais quelle aventure. Décidément, les vendredis ne sont pas tranquilles sur le net entre les pirates et les virus. Heureusement qu’il y a Patrick pour les premiers et Avast pour les seconds. Et Armando pour encourager une Lali par des courriels, des sms et un appel téléphonique. Un jour, je vais le couvrir de bisous pour le remercier d’être là, tout près. Les kilomètres n’existent pas entre nous.