J’avais choisi de m’endormir
Trop de souvenirs trop de soupirs
J’avais choisi de ne plus bouger
De ne rien attendre de ne rien espérer
La mort finirait bien par venir
Poser ses lèvres sur mon cou
(juillet 2009)
*toile de Buckley MacGurrin
J’avais choisi de m’endormir
Trop de souvenirs trop de soupirs
J’avais choisi de ne plus bouger
De ne rien attendre de ne rien espérer
La mort finirait bien par venir
Poser ses lèvres sur mon cou
(juillet 2009)
*toile de Buckley MacGurrin
il suffit de si peu
pour que mon regard s’attendrisse
un souvenir
un bol de cerises
une chanson oubliée
le poème que tu me lis
il suffit de si peu
pour que mes yeux deviennent gris
un souvenir
quelques roses séchées
une chanson oubliée
les mots que tu ne dis pas
(juillet 2009)
*toile de Daniel Mangin
j’avais pourtant tout verrouillé
fermé les fenêtres et les stores
mais rien ne pouvait arrêter
l’eau qui dort
prête à devenir océan
à déverser ses vagues longtemps contenues
sous les caresses de l’amant
entré les mains nues
avec pour seul bagage
un unique je t’aime
et pour tout voyage
les rimes d’un poème
(juillet 2009)
*toile d’Anna Selva
dans la lumière du matin
morceaux de nous
qui reprennent vie
au bout de ma plume
au delà de l’horizon
là où les parallèles
paraît-il se rejoignent
dans un cri d’infini
(juillet 2009)
*toile de Jose Bautista
le temps s’était figé
bribes de mots
pour tout univers
virgules, points-virgules
pour quotidien
j’avais oublié
l’existence des parenthèses
(juillet 2009)
*sur une toile signée Iurii I. Kononenko
et quand pas un mot de toi
quand se fait le silence
quand s’installe une distance
que je ne comprends pas
je reste là prostrée
et quand aucune trace de toi
quand le vide de ton absence
je me sens sans défense
en attente de tes bras
et je reste prostrée là
(février 2008)
*toile d’Urbain Huchet
pour tout bagage
quelques livres quelques lettres
des tableaux une statuette
un bijou des roses séchées
pour tout bagage
quand il faudra partir
ton regard sur moi
et ta main tendue vers la mienne
(juin 2009)
*toile de Claudia da Triana
tout doucement le corps se tait
il n’oublie pas il fait silence
il s’enroule dans ses souvenirs
il n’oublie pas il rêve
tout doucement du corps
ne reste plus que le cœur
(juin 2009)
*toile de Marcello Ferrada-Noli
parfois tant de miel
sur les lèvres
qu’on finit par oublier
la glace et le givre
petites morsures
qui déchirent la peau
et dénude de ses rêves
la plage rousse
(juin 2009)
*toile d’Anita Burnaz
combien d’adieux
pour tout parcours
cailloux semés
nouvelle marée
on voudrait tant y croire
traits qu’on dessine
à l’encre de Chine
on voudrait tant gommer le noir
mais
combien d’adieux
pour tout parcours
(juin 2009)
*toile de Wanneeca Cheewin
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