Amour de mon cœur
Tu me sens je te cherche
Tu ne me vois plus
Célyne Fortin, Un ciel
*choix de la lectrice de Nikolai Zaytzen (dont toute trace a disparu)
Amour de mon cœur
Tu me sens je te cherche
Tu ne me vois plus
Célyne Fortin, Un ciel
*choix de la lectrice de Nikolai Zaytzen (dont toute trace a disparu)
Un vent de chaleur
Un regard une caresse
Tout peut m’allumer
Célyne Fortin, Un ciel laiteux
*choix de la lectrice de Frances M. Jones Bannerman
L’hiver s’égoutte
larmes de neige où puise
sans fin le printemps
avec grand espoir bientôt
de vivre au jardin des fleurs
Célyne Fortin, Un ciel laiteux
*choix de la lectrice signée Henry Wanton Jones
Chaque fois que je trouve dans ma boîte aux lettres une illustration d’un artiste russe contemporain, j’ai un sourire grand comme ça. Chaque fois. ce fut le cas lorsque j’ai vu cette magnifique scène pleine d’imagination et de tendresse que m’a envoyée Olga, ce qui m’a poussé à trouver d’autres scènes signées Daria Gerasomiva.
Elle vide ses yeux
de toute lumière
se mire
dans l’absence vitreuse.
Le cercle de feu
fond comme l’anneau du soleil.
Ses yeux,
c’est la mer même
houleuse et ourlée
vagues de désirs
anéantis par le remous
de l’oubli.
Et le vert,
cette couleur insensée
abolie par ses larmes.
La transparence même.
Nelly Roffé, Rose de Chaouen
*choix de la lectrice de Pompeo Batoni
Le voyage à rebours
Je reviens je pars?
Vers l’Afrique et la mer.
Cartographie pointilleuse
je note sur un carnet
les mots et les gares
les méandres sonores
des fleuves marocains.
Un port du soleil
de délivrance.
J’abandonne mon fardeau
je retrace le chemin
Ici recommence
le voyage à rebours.
Nelly Roffé, Rose de Chaouen
*choix de la lectrice de Paco Navarro
Matin de bonheur
luisent
les massifs de rose et de myrte
gorgés de rosée
Route vers la mer
seule brille la joie
l’aube baille devant la plage.
Le mer s’étale à mes pieds.
Nelly Roffé, Rose de Chaouen
*choix de la lectrice de Gerhard Dolz
Entre givre et jasmin
Le grand fleuve plonge
dans le ciel argenté
autour de moi
le désert blanc.
Tandis que la nuit lente
s’étire le long du rivage
les saules aux banches frileuses
dansent comme des flammes
Je lève les yeux
vers la course légère des nuages
un croissant de lune
incise le ciel
J’aurai vécu sans soleil, sans chaleur
dans le crépuscule des livres
et l’entre-deux d’une langue
de givre et de jasmin.
Nelly Roffé, Rose de Chaouen
*choix de la lectrice de Maxwell Doig
Les limites n’existent que dans l’âme de ceux qui sont dépourvus de songes. (Philippe Petit)
*illustration de Brigette Barrager
La fuite
Il se passe peut-être quelque chose
d’essentiel
que je gâche en demeurant ici
immobile
alanguie et trop tranquille
engourdie
par l’enlisement de la neige.
Nelly Robert, Rose de Chaouen
*choix de la lectrice d’Isaac Dobrinsky
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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