En attendant
je marche seule
dans la verticale
du jour
nulle part au monde
le ciel n’est aussi haut
qu’à Montréal
Denise Boucher, Boîte d’images
*choix de la lectrice de Sue Foell
En attendant
je marche seule
dans la verticale
du jour
nulle part au monde
le ciel n’est aussi haut
qu’à Montréal
Denise Boucher, Boîte d’images
*choix de la lectrice de Sue Foell
Ceux et celles qui s’intéressent à la littérature jeunesse ont tous à un moment ou à un autre ouvert un album de Tomi Ungerer, Alsacien d’origine vivant en Irlande depuis de nombreuses années. Il a en effet tenu une grande place sur les rayons des librairies et des bibliothèques, particulièrement dans les années 1960 et 1970.
Or, j’ai eu la surprise de constater que son album Où est ma chaussure?, initialement publié en 1964 en anglais, a été réédité en 2012, et eu la curiosité d’y plonger, me demandant jusqu’à quel point cet album avait bien vieilli ou pas. Je ne peux que constater que cet album où les images prennent presque presque toute la place, celui-ci étant axé sur la recherche d’une chaussure page après page, un jeune garçon ayant perdu l’une des siennes, n’a rien perdu de son efficacité.
Les différentes chaussures proposées sont dissimulées dans des objets ou des animaux, et il n’est pas toujours évident de les trouver au premier coup d’œil. Mais je me pose une question. Si cet album n’était pas une réédition, et s’il n’était pas un album de Tomi Ungerer, accepterait-on aujourd’hui de publier un livre dans lequel un enfant trouve une chaussure dans un canon à fût et dans le costume d’un militaire? Oui, je me le demande à l’heure où l’édition est si frileuse, du moins au Québec, qu’elle évite bien des sujets qui laissent entendre que tout n’est ni gentil ni rose.
À chacun de juger s’il veut s’aventurer sur des chemins qui ont tout à voir avec la réalité, et de décider s’il préfère fermer les yeux et éluder de possibles questions.
Qu’elle est jolie cette poupée du XIXe siècle arborant le costume traditionnel de Carcassonne.
Heureusement que certaines cartes postales sont là pour nous faire découvrir ce qui a tendance à se perdre.
La douleur nous refaçonne toujours d’une curieuse manière. (Grégoire Delacourt)
*toile de Zohaib Ahmed
En roulant sur l’autoroute
j’avais pensé vous l’écrire
tout uniment
quand du ciel à la terre
elle se jette sur nous
nous effleure
ou nous tempête
rien ne ressemble plus à l’amour
que toutes les neiges
de fraîches superstitions
pour une tonnelle
de rosiers et de vignes
quelle rose quel raisin
la main d’un homme
est multiple
Denise Boucher, Boîte d’images
*choix de la lectrice de Blake Harrison
Les reines ne sont pas habituées à se salir les mains, préférant de loin prendre le thé et papoter, ce que s’apprêtaient à faire six d’entre d’elles quand un vent les ont soulevées de terre et transportées loin de chez elles. Sans couronne, sans chaussures, une reine est-elle toujours une reine aux yeux de tous?
L’album de l’auteure et illustratrice Caroline Merola pose la question et nous entraîne dans une aventure qui risque de changer la vie de ces reines à tout jamais.
Joliment illustré, finement raconté, Le voyage des reines est l’occasion de prendre conscience du fait qu’il suffit de bien peu pour que ce qu’on croyait inébranlable se trouve complètement chamboulé. C’est d’ailleurs l’une des forces de cet album que cette possibilité de l’adapter aux différentes situations auxquelles petits et grands se trouvent confrontés au cours de leur vie.
À offrir sans hésitation.
S’il est un endroit où je retournerais bien passer quelques jours, notamment pour y passer mes soirées au théâtre, c’est bien Stratford-upon-Avon.
Bonne raison pour rêver en regardant ces quelques cartes de ce village où est né Shakespeare quand j’ai le bonheur d’en trouver lors de mes après-midis de chasse aux cartes postales. Ce qui fut le cas les trois dernières fois où j’ai fouillé des boîtes afin de dénicher des trésors.
Le toucher est le plus démystificateur de tous les sens, à la différence de la vue, qui est le plus magique. (Roland Barthes)
*illustration de Moosn
D’abord je t’ai perdu
ensuite je t’ai quitté
combien de temps
prendra la Beauce
pour redonner des pas
qui ne soient qu’à moi
Denise Boucher, Boîte d’images
*choix de la lectrice de William Russell Flint
Les désirs ne sont pas des choses que l’on peut susciter ou réprimer à sa guise. Il viennent du fond de nous-mêmes, de bien plus loin que toutes les intentions, fussent-elles bonnes ou mauvaises. Et ils se forment sans qu’on s’en rende compte. (Michael Ende)
*illustration d’Inga Moore
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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