Je n’ai pas pu
Retracer la route
Je perds pieds
Les tempêtes
Mes empreintes
Sur la grève s’envolent
Petit vent
À la tombée du soleil
Une ombre me veille.
Natasha Kanapé Fontaine, Nanimissuat île-tonnerre
*choix de la lectrice de Marie Godest
Je n’ai pas pu
Retracer la route
Je perds pieds
Les tempêtes
Mes empreintes
Sur la grève s’envolent
Petit vent
À la tombée du soleil
Une ombre me veille.
Natasha Kanapé Fontaine, Nanimissuat île-tonnerre
*choix de la lectrice de Marie Godest
La fête de Chapultepec, un bel album pour enfants imaginé par Marie Barguirdjian à partir d’une toile de René Derouin, est un livre de toute beauté. Rien de moins. Et quiconque l’ouvrira sera séduit, qu’il soit petit ou grand.
L’histoire qui nous est racontée ici est celle de Pedro et des siens, un jour de fête à Chapultepec, au Mexique. Un jour pas ordinaire puisque Pedro y fait une rencontre peu banale alors qu’il courait après un cerf-volant avec ses frères et sœurs. En effet, la dame au visage maquillé de bleu a bien vu que Pedro, dans sa course, a perdu de vue Diego, Federico, Angela et Carmela, et même, qu’il est perdu tout court.
Le voyage qu’elle lui impose pour qu’il comprenne ce qui l’effraie est troublant. Des poissons jaillissent de nulle part, de même que des loups, des chiens, des masques effrayants. Puis des créatures squelettiques surgissent à leur tour alors qu’il survole les lieux sans pouvoir mettre un terme à cette course affolante. Mais la Grande Prêtresse de Chapultepec veille sur Pedro et il finira par retrouver sa famille, après avoir eu bien peur.
Même si l’histoire finit bien, même si la toile qui a servi à la raconter est finement découpée pour en révéler tous les détails, et même si j’ai été éblouie par ce travail, car j’aime que les tableaux inspirent les écrivains, je me demande à quel point cet album est destiné aux enfants tant il peut faire peur. Mais il est si beau… C’est pourquoi je conseille qu’il soit lu à haute voix par un adulte plutôt que par l’enfant lui-même, dans le but de lui éviter des cauchemars et pour qu’il profite vraiment de la richesse de cet album qui se démarque.
Grâce à une carte postale, apprendre l’existence d’un album pour enfants qui fête ses 100 ans en 2018. Et en cherchant un peu, découvrir que The Magic Pudding, de l’Australien Norman Lindsay, est la version simplifiée de The Magic Pudding: Being The Adventures of Bunyip Bluegum and his friends Bill Barnacle and Sam Sawnoff.
Mais tristement constater que ce livre n’est pas disponible dans les bibliothèques de Montréal, alors que ceci m’avait mis l’eau à la bouche!
Un mensonge n’a aucun pouvoir en lui-même. Il devient important dès lors qu’on accepte d’y croire. (Baptiste Beaulieu)
*toile de Kalli Kastori
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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