voie ferrée
regardant passer les trains
un troupeau de coquelicots
Michel Betting, Bouclettes indomptées
*choix de la lectrice de Charles-Clos Olsommer
voie ferrée
regardant passer les trains
un troupeau de coquelicots
Michel Betting, Bouclettes indomptées
*choix de la lectrice de Charles-Clos Olsommer
Voilà plusieurs fois que je lis les albums consacrés à Frida Kahlo écrits par Sophie Faucher et illustrés par Cara Carmina. Et je ne comprends toujours pas l’engouement qu’ils ont connu et connaissent encore. Les images sont jolies, sans avoir de véritables ressemblances avec les toiles de Kahlo autres que la disposition des personnages et certains des sujets abordés. Quant au texte, dont chaque page double se termine par Je-suis-Frida suivi d’une explication (Je-suis-Frida-qui-a-des-ailes, Je-suis-Frida-à-papa, Je-suis-Frida-en-mille-morceaux, Je suis-frida-solitude), il a fini par m’agacer.
Or, j’aurais tellement aimé être séduite par ces albums qui ont été salués par la critique. Mais je suis demeurée tiède, tentant de leur trouver assez de qualités pour vous les vendre. Mais je n’y suis pas arrivée.
J’ai cherché une partie documentaire à la fin des albums, mais il n’y en a pas. J’ai cherché un véritable tableau de Frida Kahlo, mais il n’y en a pas non plus, pas plus qu’aucune des murales de Diego Rivera. J’ai cherché vainement quelques détails sur le Mexique.
Et j’ai compris que ce que j’attendais de Frida, c’est moi (qui porte sur l’enfance de Frida Kahlo) et Moi, c’est Frida Kahlo (qui porte sur sa vie adulte) n’avait rien à voir avec le projet et le but de ceux-ci, qui semblent être davantage ludiques – grâce à des images colorées mettant en scène des personnages avec des yeux en forme de diamant et quelques traces du folklore traditionnel mexicain – et superficiels, puisque l’auteure a choisi de verser dans l’anecdote uniquement. Du moins, c’est ce que j’ai ressenti.
J’ai aussi compris que parents, enseignants ou bibliothécaires devraient faire le travail de recherche eux-mêmes s’ils voulaient vraiment faire connaître cette artiste.
Et je me suis dit que j’étais peut-être trop exigeante et que j’aurais dû faire lire ces albums à un enfant pour être certaine que l’adulte en moi n’avait pas pris toute la place.
Mais cela aurait-il modifié ma première impression qui n’a fait que se confirmer à chaque lecture additionnelle? Va savoir.
Quand on a eu un grand-père tromboniste qui adorait les fanfares, on ne peut qu’avoir un coup de cœur pour cette illustration de l’artiste néerlandaise Fiep Westendorp.
C’est ce qui m’est arrivé.
Le hasard, c’est un écheveau de fils invisibles à nos yeux. Il tresse nos existences à notre insu. De temps à autre, un point carmin remonte à la surface, puis se renforce dans les mailles de l’inconnu. (Simonetta Greggio)
*toile de Léon Herbo
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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