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La jeune lectrice

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(toile de Maria Molodykh)

Vous est-il déjà arrivé d’avoir envie de prendre la place de quelqu’un ou de vous glisser dans un tableau? C’est ce qui m’est arrivé récemment quand j’ai trouvé cette magnifique carte postale envoyée de Russie dans ma boîte aux lettres. Je me verrais très bien dans ce décor. Très, très bien.

Ce que mots vous inspirent 2136

METZKES (Harald) - 4

La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil. (René Char)

*toile signée Harald Metzkes

Souffles et songes 3

Anna Magruder

L’air m’enveloppe,
me berce
comme l’eau maternelle
douce et sauvage au fond du rêve
Je suis sans nom
Aigle et poisson
dans la tentation du vide et le bouillonnement des choses…

Pierre dissoute
Liquéfiée dans le vent
Le solide n’a plus de base
Plus de mémoire
Éclatement
Pierre torche dans le bouillonnement du monde…

Le poème est un court-circuit
qui porte l’incendie
jusqu’au cœur de nos plus lourds sommeils
Rapt et ravissement
Il fonce, rapace au bec de braise,
sur la vie léthargique…

Colette Gibelin, Souffles et songes

*choix de la lectrice d’Anna Magruder

Les ours de Berlin

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Si cette carte de Berlin ne vous fait pas sourire, c’est que vous êtes revenus de tout et que plus rien n’a d’effet sur vous. Ce n’est pas mon cas!!
Je ne me lasse pas d’examiner cette carte d’avant Photoshop et je souris jusqu’aux oreilles.

Ce que mots vous inspirent 2135

MOOSN - 1

Ce n’est pas la page qui angoisse, mais ce qu’on serait capable d’écrire, sans retenue. (Antoine Emaz)

*illustration de Moosn

Souffles et songes 2

LIU (Fongwei) - 8

Lancinant,
le cri des mouettes
nous traverse comme un reproche
Nous avons vécu des années de poussière
sans retenir la leçon des tempêtes
Le temps s’est évaporé,
la plage est vide
Si peu de mots pour construire la vie

Le cri des mouettes,
lancinant,
dénonce les renoncements,
la passivité des miroirs
Nous avons laissé nos couteaux au vestiaire
Il fallait brasser sans relâche la boue,
extraire l’or,
et scintiller
Il fallait mettre le rêve en mouvement
Il fallait
Mais nous avons si peu rêvé

Déchirant,
Le cri des mouettes
Déchirant

Colette Gibelin, Souffles et songes

*choix de la lectrice de Fongwei Liu

Les sardinières

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J’adore découvrir des artistes. Chantal le sait, elle qui a choisi pour moi cette magnifique toile du peintre Alfred Guillou, natif de Concarneau, qu’on retrouve souvent dans ses toiles.
Je suis sous le charme. Lumière, souci du détail et atmosphère, tout est là.

Ce que mots vous inspirent 2134

MORETTO

Ne craignez pas la perfection. Vous n’y parviendrez jamais. (Salvador Dali)

*toile de Moretto

Souffles et songes 1

JEANNIOT (Pierre Georges) - 3

Il y a bien une raison pour que le vent se lève,
torde les arbres en un geste dément,
arrache les feuilles,
s’apaise et recommence.

Il y a bien une raison pour que la mer avance et recule
inlassablement,
ronge les roches,
convulse les bateaux.

Y a-t-il bien une harmonie de ces forces contraires
à l’œuvre dans nos corps, nos paroles,
nos rêves même, et qui se cherchent, s’affrontent,
s’accouplent,
fécondant l’avenir?
Il y a bien un sens à la souffrance, à l’extase,
au délire?

Il y a bien un début
et une fin
à toute chose
Ou n’est-ce que béance?

Colette Gibelin, Souffles et songes

*choix de la lectrice de Pierre Georges Jeanniot

Un dimanche avec Maurice Carême 10

MAREC (Victor) - 2

Je ne cesse d’être moi

Les jours ne cessent d’être lourds
Comme ils n’ont jamais été lourds.

Le vent ne cesse d’être chaud
Comme il n’a jamais été chaud.

Le ciel ne cesse d’être bleu
Comme il n’a jamais été bleu.

Moi, je ne cesse d’être moi
Tout en doutant d’être bien moi.

Le cœur est une bête étrange.
Obéit-il au diable, à l’ange?

Pour un rien, il change d’humeur.
Mais voilà! un cœur est un cœur!

On a beau faire ce qu’on peut,
On ne sait jamais ce qu’il veut.

Maurice Carême, Être ou ne pas être

*toile de Victor Marec