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Un dimanche avec Françoise Dorin 1

STERN (Birgit) - 1

À l’annonce du décès de Françoise Dorin il y a quelques jours, la lectrice imaginée par Birgit Stern n’a eu qu’une idée : fouiller sa bibliothèque à la recherche de livres de cette prolifique écrivaine afin de tirer des citations qu’elle vous offrirait au cours de cette journée, tout en invitant d’autres lectrices à faire de même.
Voici la première de ces citations : Une roseraie, c’est là où on cultive les roses, une châtaigneraie, là où on cultive les châtaignes, et l’amoureraie, c’est une maison où on cultive l’amour.

Épitaphe 4

STEIRNAGLE (Michael) - 1

Rencontre

La seconde étrangère
Qui nous rejoint
Et nous sépare
Au-delà d’un cercle
Pressant comme un désir.

Le vent ivre
D’avoir porté les oiseaux
Et cueilli nos espoirs
Se meurt comme elle

Ce secret dans le temps
Énigme même des choses
Posséder sans posséder
Être compris sans son mystère.

N’est-ce pas là notre seule présence
Au cœur des choses
Au cœur du temps
Au cœur même de notre propre absence.

Hubert Wallot, Épitaphe

*choix de la lectrice de Mihael Steirnagle

Le lustre Rothonda

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D’abord nommée le Lustre bleu glace et vert printemps, cette sculpture de Dale Chihuly de neuf mètres de hauteur appelée par la suite le lustre Rothondo accueille les visiteurs du Musée Victoria & Albert.
De toute beauté et impressionnant, affirme Jette qui l’a vu et a choisi cette carte à mon intention.
Je ne dirais pas non à le voir autrement qu’en carte postale…

Épitaphe 3

GAUZY (Bolas)

Au cœur du vent

Je me lève cœur du vent
Comme une fleur à l’écoute de ton nom
L’amour hante ma maison désolée
Et mes branches quêtent des oiseaux à la brise
Ton rire se constelle en cascades de dentelles
Sous la danse neigeuse de tes dents.
L’amour me torture et m’étire
Me cloue aux quatre pôles de l’infini.
En riant toujours, tu feins l’étoile polaire
Et je vogue vers le froid
Au pays de ta tendresse
Au pays de nulle part et de jamais.
Je cherche des poumons
Je fuis le désert
Qu’est la foule où tu n’es pas
Sous l’insensible marche de ton absence
S’écroulent les cathédrales
Et meurent les enfants.
Je suis la monture égarée
Perchée au bord de l’abîme
De ton visage qui fuit
Et des mirages de ton regard.

Hubert Wallot, Épitaphe

*choix de la lectrice de Bolas Gauzy

Une autre découverte

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Bâtiment agricole

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Bistro

Comme elle a passé une semaine en ma compagnie il y a quelques mois, Anémone n’a pu que constater ma passion pour les cartes postales, tant et si bien que désormais, elle s’arrête partout elle aussi afin de dénicher des cartes postales qui me feront plaisir.
Celles-ci sont des dessins tirés de 11 structures de Nicolas Belayew, un artiste polyvalent qu’elle m’a fait découvrir.
Je ne remercierai jamais assez celui qui a inventé les cartes postales.

Je n’en finis pas de faire le tour du monde, de découvrir des créateurs et de rêver grâce à elles.

Ce que mots vous inspirent 2138

MILNE (David Browne) - 4

Plus on a médité, plus on est en état d’affirmer qu’on ne sait rien. (Voltaire)

*toile de David Brown Milne

Épitaphe 2

PICASSO

Ma cathédrale intérieure

Ma cathédrale gothique
s’envitraille
d’un vol de tes sourires
d’un bouquet de tes regards
Tes bras sont les piliers
de la carène céleste aux départs inconnus
Tes mains tressent la voûte de tendres arabesques

Ma cathédrale s’ouvre au soleil naissant dans les vitraux
L’écho de la lumière fleurir dans la pénombre,
Et fait surgir dans les fumées de l’encens
La splendeur neigeuse de l’autel
Noir dans la nuit
Et ressuscitant au matin de tes doigts…

Ma cathédrale, ô ma pèlerine des siècles
Où le sanctuaire s’encense
De l’écho de ton nom.

Hubert Wallot, Épitaphe

*choix de la lectrice de Pablo Picasso

La dedeuch à découper

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Asa, qui habite en Finlande, est aussi une fan des 2 CV. Elle collectionne depuis des années les cartes postales et les modèles réduits mettant la dedeuch en vedette. Elle en a même une « vraie » qu’elle n’utilise qu’en été.
Or, si je voulais en avoir une en carton, je n’aurais qu’à découper celle-ci, créée par Pascal P. Parmentier, qu’elle m’a envoyée. Mais je préfère qu’elle demeure dans ce format.
Ainsi, je peux encore l’imaginer sans me trouver confrontée à la catastrophe provoquée par mes minces talents en bricolage…

Ce que mots vous inspirent 2137

MILLAIS (John Everett) - 19

Pour réparer la perte du temps passé, il faut bien employer le présent, et ne souhaiter l’avenir que pour en faire un bon usage. (Antoine Gombaud, chevalier de Méré)

*toile de John Everett Millais

Épitaphe 1

WHITWORTH (Karen) - 2

La main

Ta main, c’est mon humble prophète
Sourire immémorial
L’écho de ta voix secrète
Ton regard auguste et loyal.

Ta main, c’est mon aube de nuit
Le ruisseau qui m’emmène
Mon ombre qui me fuit
Et ma folle carène.

Ta main, c’est la fleur de mes champs
Ma mouette en vol qui se pâme
Mon crépuscule d’antan
Et le berger de mon âme.

Ta main, c’est rythme de respir
Mon unique boussole
Théâtre du désir
Jouisseuse farandole.

Ta main, c’est le vent de ma voile
Mon palmier sous la lune
C’est ma nuit tropicale,
Le frisson de mes dunes.

Ta main, c’est ma chanson de chair
Mon traîneau de sourires
C’est mon puits de désert,
Mon démentiel délire.

Ta main, c’est ma pluie féconde
Mon oasis de repos,
Pèlerine vagabonde,
Mon tendre adagio.

Ta main, c’est ma marée montante
Mon songe oriental
Sirène fascinante
Et mon temple monacal.

Ta main, c’est mon étoile de mer
Constellée de promesses
Mon chaud soleil d’hiver,
Le sein de mon ivresse.

Ta main, c’est mon archet de bonheur
C’est le vent qui me noie
Aux feux follets rieurs
Mon carrousel de joie.

Ta main, c’est le feu qui consume
Le salut de l’adieu
Le sourire de l’écume
Et le regard de tes yeux.

Ta main, c’est mon soleil d’enfance
Le souffle où tout mal d’oublie
Ma foi, mon espérance
Mon amour, ma vie.

Hubert Wallot, Épitaphe

*choix de la lectrice de Karen Whitworth