Lali

10 septembre 2017

Un dimanche avec Raymond Lévesque 2

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ZHILINSKY (Dmitry Dmitrevich) - 3

Il faut connaître

Il faut connaître la solitude
Pour apprécier avec plénitude
La douceur de la vie à deux.
Il faut connaître la pluie le froid
Pour apprécier pleinement la joie
D’un bon fauteuil et d’un bon feu.
Connaître la soif et la faim
Sans savoir ce que sera demain
Pour goûter un bon repas.

Il faut avoir connu la misère,
Les désespoirs qu’on connaît dans un verre,
Pour être heureux ici-bas.

Il faut avoir été dégueulasse,
S’être traîné un peu dans la crasse,
Pour un jour devenir meilleur.
Il faut avoir eu peur une fois
Pour savoir pardonner à ceux-là
Qui s’enfuient parce qu’ils ont peur.
Il faut avoir déjà demandé
Pour savoir faire la charité
Sans orgueil et sans mépris.
Il faut avoir pleuré aussi
Pour savoir consoler un ami
Et comprendre un peu la vie.

Il faut avoir connu la misère,
Les désespoirs qu’on connaît dans un verre,
Pour être heureux ici-bas.

Raymond Lévesque, Quand les hommes vivront d’amour : chansons et poèmes

*toile de Dmitry Dmitrevich Zhilinsky

Un dimanche avec Raymond Lévesque 1

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coldstream

Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Claude Léveillée, Robert Charlebois et bien d’autres n’ont plus besoin qu’on les présente. Mais Raymond Lévesque, peut-être. En effet, le poète et chansonnier n’a pas écrit que Quand les hommes vivront d’amour.

Pour cette raison, le lecteur peint par William Coldstream a choisi de lui consacrer ce dimanche et d’inviter d’autres lecteurs à partager avec vous les textes d’une dizaine de chansons qui méritent qu’on s’y attarde, en espérant que ce « programme » vous plaira. Voici la première :

Poètes inconnus

Poètes inconnus
Des petites villes perdues
Je salue en vous des cœurs humains
Qu’il fait bon croiser, sur son chemin.

Poètes inconnus
Des petites villes perdues,
J’espère que là-haut, au paradis,
Vous serez plus appréciés que dans la vie.

J’espère que vous aurez la gloire
De vos souffrances solitaires,
Que vous traduisez sans histoire
De quelques rimes salutaires.

Poètes inconnus
Des petites villes perdues,
Je salie en vous des cœurs humains
Qu’il fait bon croiser, sur son chemin.

Demain quand vous ne serez plus,
Peut-être qu’on retrouvera
Vos œuvres ignorées et perdues
Et que l’on vous découvrira.

Poètes inconnus
Des petites villes perdues
Je salue en vous des cœurs humains
Qu’il fait bon croiser, sur son chemin.

Car vous êtes les seuls amis
Des pauvres et des vagabonds,
Des gens qui n’ont pas de pays,
De famille ni de maison.

Poètes inconnus
Des petites villes perdues
Je salue en vous des cœurs humains
Qu’il fait bon croiser, sur son chemin.

J’ai goûté près de vous
Un peu de la vie,
Je m’en vais-je ne sais où,
Mais je vous remercie.

*extrait de Quand les hommes vivront d’amour : chansons et poèmes

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