La vérité ne se trouve d’ailleurs pas dans les livres, mais dans la vie. (Eugène Ionesco)
*toile d’Isabel Guerra
La vérité ne se trouve d’ailleurs pas dans les livres, mais dans la vie. (Eugène Ionesco)
*toile d’Isabel Guerra
Épris de liberté
nous craignons la perte
au seuil du détachement
regards de plumes
et paumes de feu
l’on voudrait saisi à jamais
ce tremblement amoureux
prolongement d’éternité
Suzanne Joly, Complicité du large
*choix de la lectrice d’Alexander Brook
Patrick travaille pour une compagnie aérienne. Il voyage autant pour son travail que par plaisir et l’une de ses destinations préférées est le Japon. C’est pour cette raison qu’il a choisi de me faire découvrir la villa impériale de Katsura que je vous invite aussi à découvrir.
Nous ne pouvons supporter aucun état définitif, même celui qui réalise la plénitude de nos désirs. (Natalie Clifford Barney)
*toile de Leon Wyczolkowski
L’intensité du désir
nul ne la reflète
dans la main du temps
les silences de ta voix
attendent d’être habités
seule la lumière en soi
révèle la présence
Suzanne Joly, Complicité du large
*choix de la lectrice de Ferdinand Max Bredt
Qui aime les nouvelles possédant un côté insolite et offrant des fins ouvertes trouvera avec Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers? de quoi se mettre sous la dent.
C’est en effet à des histoires qui offrent une certaine prise sur la réalité que s’est attaquée Joanie Lemieux dans ce recueil réunissant une dizaine de nouvelles. Non sans ajouter des éléments qui apportent un certain doute quant à la plausibilité, tant celle des personnages eux-mêmes que celle des situations qu’ils vivent. Ce qui peut être troublant au départ, mais ce à quoi on adhère assez vite.
Les nouvelles mettent en scène des femmes, jeunes ou pas, dont la vie ne ressemble pas à leurs attentes, mais dont elles savent se contenter la plupart du temps, jusqu’à ce qu’un détail, un geste, un souvenir ou un rêve les rattrape et les fasse basculer. Ailleurs, mais pas vraiment ailleurs. Aux limites de la conscience et de l’impossibilité. De ce à quoi elles ne peuvent se résoudre et qu’elles voudraient combattre. Si elles étaient en mesure de le faire.
Tout n’est pas si simple. Il est des lieux impossibles à quitter, des gens qui vous retiennent ou qui vous donnent l’impression qu’ils le font, des traces de pas sur le sable qui demeurent dans nos rêves.
C’est cela que nous livre l’auteure. Cela et aussi son grand amour pour sa Gaspésie natale dont chaque nouvelle est imprégnée. Cette Gaspésie dont j’ai aimé les descriptions bien davantage que les nouvelles elles-mêmes.
En effet, le premier recueil de Joanie Lemieux manque d’uniformité. Certaines nouvelles sont très fortes (notamment « Après Zoé ») alors que d’autres le sont beaucoup moins (comme « Pièces détachées ») , alors que chacune, dès les premières lignes, est riche d’une promesse qu’elle ne tient pas toujours.
C’est peut-être le glissement vers l’insolite, lequel constitue le choix de l’auteure et le lien entre chacune des nouvelles, auquel je suis un peu rébarbative quand il est évident, qui m’a empêchée d’apprécier à leur juste valeur certains textes.
Le premier recueil de Joanie Lemieux n’est pourtant pas inintéressant. Loin de là. Avec Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers?, la jeune auteure se démarque des publications actuelles grâce à la ligne (pas vraiment droite) sur laquelle elle se tient. Est-ce plausible ou pas? Peu importe. Elle a choisi de jouer le jeu et nous offre de la suivre dans cette aventure où même l’impossible peut s’avérer possible. Et j’ai aimé la suivre. Malgré tout.
C’est en pleine Sibérie, dans la région de Krasnoïarsk, dans le parc naturel d’Ergaki que se trouve le magnifique lac Clair que Maria a choisi de me faire découvrir.
De toute beauté.
Le paradoxe du rêve : nous voudrions qu’il se réalise et, en même temps, qu’il reste un rêve. (Robert Sabatier)
*toile de Rachel Roars (dont toute trace a disparu)
Au hasard des rencontres
l’inéluctable
l’espace retourne le sablier
sans égard à nos rêves
le ciel propose un autre visage
sorti de l’ombre
Suzanne Joly, Complicité du large
*choix de la lectrice de Carol Keiser
Quand j’ai vu cette vitrine remplie de chaussures colorées et un peu excentriques chez Holt Renfrew, j’ai tout de suite sorti mon appareil photo de mon sac. Il fallait absolument que je fasse voir cet étalage à ma sœur!
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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