Les serments sont des mots, et les mots ne sont que du vent. (Samuel Butler)
*toile de Curt Hermann
Il a tellement venté hier après-midi que cela a donné une idée à la lectrice de la peintre australienne Jane Sutherland. C’est donc installée au jardin qu’elle compte recevoir d’autres lecteurs afin de discuter du vent et de ses effets car, comme l’affirme un proverbe lituanien : On ne peut pas souffler contre le vent ni nager contre l’eau.
Il n’y a rien ici
Pour recueillir l’absence
J’ai choisi devenir
Auprès de chaque chose
Et de voir
Chaque jour se lever le silence.
Pierre Torreilles, Denudare
*choix de la lectrice de Nataliya Krylova (dont toute trace a disparu)
Il a fait si chaud aujourd’hui que je pensais que rien ne me rafraîchirait jusqu’à ce que j’entre dans l’univers de Mena Dolobowsky qui, bien qu’offrant des dessins assez traditionnels, est tout à fait réjouissant!
Installée dans une vitrine de la rue Rachel, elle attend ses clients.
Moi, j’ai pensé à d’autres vitrines à des kilomètres d’ici.
L’association était-elle voulue de la part de qui a conçu cette vitrine?
Décrocher la Lune est devenu banal.
C’est pourquoi le personnage imaginé par Silke Leffler a changé de métier. Elle est devenue décrocheuse de cœurs. Vous pouvez même choisir celui qui vous fait envie.
L’angoisse des traces à peine
l’acharnement de la lettre
le temps qu’il fait beau fixe
l’orange sur la nappe
l’abeille dans la vitre
les livres désaffectés
souffle impuissant
à rassembler le souffle
la forme sur la page
du poème qui doucement s’efface
Paul Chanel Malenfant, Voix transitoires
*choix de la lectrice de Félicie Schneider
Julie a trouvé une 2CV bien rouge pour ma collection. Et juste aux pieds de l’Arc de Triomphe en plus. Que demander de plus?
La vie tient dans un regard qui cherche un autre regard pour s’y noyer. (Louise Dupré)
*toile de Robert Walker Macbeth
En quel lieu te conduit la musique
dans les voix de Stratas et de Stader
anges de limbes de cinéma
tu cherches le coup de l’émotion
sur la mer la douleur et le bleu
dédoublent le corps
on laisse des traces aux murs
triangles renversés signes d’oiseaux
ou de seins
l’os échappe au geste qui le touche
seules les voix retrouvent le sens
des berceuses entre les oiseaux
Paul Chanel Malenfant, Voix transitoires
*choix de la lectrice de Christoph Schmidberger
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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