Un peu d’automne, un peu d’été… De quoi sourire avant l’hiver!
Les cartes postales publicitaires sont parfois très jolies, d’autres fois pas du tout, le plus souvent rarissimes. Et pourtant, quand elles sont faites avec originalité et bon goût, elles deviennent des invitations fort réussies et des plus efficaces. Ainsi, celle-ci qui sert de carte de visite à l’artisanat de Galice.
Celui qui lit possède des ailes qui lui permettent de s’enfuir dans des pays merveilleux…Ne pas lire, c’est ramper sur le sol comme un ver. (Michel Tournier)
*toile de Samuel Bak
Un enfant
Il regarde par la fenêtre la neige qui tombe
ses yeux disent qu’elle est merveilleuse
il bat des mains
les feuilles de l’arbrisseau bougent au vent
il sait tous les mystères
il sait pourquoi la neige tombe
pourquoi le monde fait un bruit assourdi
il sait – l’enfant est un être parfait
Sin Kyongnim, Douze poètes contemporains
*choix de la lectrice d’Armand Guillaumin
Quand je sors de chez moi, du côté du stationnement, je croise des camions, une grue, une bétonnière, des montagnes de briques. En effet, il y a depuis un an des travaux de réfection qui vont se prolonger encore un moment, car toutes les fenêtres des quelque 300 logements doivent être changées et tous les immeubles rebriqués.
Mais il y a aussi des feuilles aux couleurs si éclatantes qu’elles réussissent parfois à me faire oublier la machinerie et la boue.
Ne mesure pas la hauteur d’une montagne avant d’en être parvenu au sommet. Alors tu verras qu’elle n’était pas si haute. (Dag Hammarskjöld)
*toile de Scott Bergey
Promesse
Que fais-je là, immobile
sur cette route triste
que ne borde aucun arbre?
je la connais bien
cette route de terre
c’est une route sans fin
au crépuscule ce soir
au crépuscule demain
j’attends patiemment quelque chose
Chun Sang Byung, dans Douze poètes contemporains
*choix de la lectrice de Gerhard Richter
J’ai toujours aimé regarder les objets et y voir autre chose que ce qui est offert à première vue. Trouver des personnages dans des nuages, des oiseaux dans une flaque d’eau, des fleurs dans une chevelure… C’est sûrement la raison pour laquelle j’ai eu un énorrrrrrrrmmmmmme coup de foudre pour l’album de Marie Dorléans intitulé On dirait que…
Il ne pouvait en être autrement avec un album qui invite à voir les choses autrement et à se laisser emporter par l’imagination de la jeune illustratrice qui s’est amusée à examiner, entre autres, un chapeau, une bougie, un bouquet de fleurs, un coquillage et un lac. Lesquels deviennent une montagne, un volcan, un feu d’artifice, une grotte, un miroir.
La force de l’album réside aussi dans le fait que le jeu peut ne pas s’arrêter l’album refermé. Pourquoi le devrait-il?
Ceux qui aiment les murales, et je suis convaincue qu’il y en a plus d’un à fréquenter le pays de Lali, devraient beaucoup aimer celle-ci, signée Dominique Desbiens. Installée rue Lajeunesse, à deux pas de la station de métro Jean-Talon, cette murale de 1500 pieds carrés, intitulée La 6e sphère de la culture, a toute une histoire, que je vous suggère de lire afin d’en découvrir tous les détails.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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