Tout désir outrepasse la vie : voilà l’inconvénient de l’être. Le développement de la pensée est une variation sur le thème de cet inconvénient. (Emil Michel Cioran)
*toile de Dora Carrington
Tout désir outrepasse la vie : voilà l’inconvénient de l’être. Le développement de la pensée est une variation sur le thème de cet inconvénient. (Emil Michel Cioran)
*toile de Dora Carrington
Parce que nous avons parfois besoin d’un peu de fantaisie, j’ai invité la lectrice imaginée par l’illustrateur jeunesse Simon Cooper à prendre la pose pour une semaine. Le temps pour vous de l’examiner sous toutes les coutures afin de nous raconter en vos mots une histoire, d’écrire un poème, de déposer une phrase. Ce que vous faites depuis bientôt sept ans dimanche après dimanche.
Puisse cette petite scène égayer votre dimanche et susciter de nombreux textes que nous lirons dans une semaine et pas avant, comme le veut l’habitude.
L’essentiel surgit souvent au bout d’une longue conversation. Les grandes vérités se disent sur le pas de la porte. (Emil Michel Cioran)
*dessin de Doris Brabham Hatt
Tout le secret de la vie est de se vouer aux illusions sans savoir qu’elles sont illusions. Dès qu’on les connaît comme telles, le charme est rompu. (Emil Michel Cioran)
*toile de Frederick Andrew Bosley
L’esprit n’avance que s’il a la patience de tourner en rond, c’est-à-dire d’approfondir. (Emil Michel Cioran)
*dessin de Léon Bonnat
Il y a 103 ans, à deux jours près — le 8 avril —, naissait le philosophe roumain Emil Michel Cioran. Si vous avez lu un de ses livres, peu importe lequel, vous avez probablement noté de nombreuses phrases pour ne pas les oublier. Il est même possible que vous les ayez soulignées. C’est ce que j’ai fait, c’est ce qu’a fait le lecteur peint par Jacques-Émile Blanche, lequel a invité des amis à suivre son exemple et à bien s’installer dans un fauteuil afin de retrouver quelques-unes des phrases de Cioran que l’un ou l’autre aura retenue et de vous les offrir au fil de ce dimanche. Notamment celle-ci :
On n’habite pas un pays, on habite une langue. Une patrie, c’est cela et rien d’autre.
toute lettre d’amour
n’est pas à déchirer
encore moins à consumer
c’est au vent de lui forger
une destinée
Alain Mabanckou, Les arbres aussi versent des larmes
*choix de la lectrice de David Joseph Bles
Il y a quelque chose de très doux et de très tendre dans l’univers de Katie M. Berggen, notamment dans ses scènes livresques. Prenez le temps de faire le tour de ses toiles. Pour ce qu’elles dégagent d’amour et de beauté.
Voilà six jours qu’elle est assise là, à attendre vos histoires et vos mots. Impatiente de savoir ce que demain lui réserve alors que seront validés tous les textes déposés depuis dimanche.
Y en aura-t-il plus qu’un? La jeune femme peinte par Henri-Louis Convert terminera-t-elle celui qu’elle a commencé?
Suite demain, à la même heure.
la peau trahit
elle couve les empreintes digitales
des caresses défuntes
Alain Mabanckou, Les arbres aussi versent des larmes
*choix de la lectrice de Jean-Désiré Court
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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