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Momo écrivain

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Maurice Monette, Momo pour les intimes, sent qu’il a ça dans les gènes. Et encore plus depuis la visite de l’écrivaine Aline Arbour dans sa classe. Rien ne peut plus arrêter Momo de Sinro (Saint-Romain-des-Champs). Il va passer les prochaines vacances à écrire son premier roman et prouver à la planète que lui, Maurice Monette, bien que simple écolier, est capable d’aller jusqu’au bout d’une telle entreprise.

Grâce aux conseils d’Aline Arbour et à la générosité de son voisin, un peintre renommé, qui va acheter un ordinateur pour les besoins de Momo et non les sien, Momo va passer l’été enfermé, occupé à imaginer, à écrire et à peaufiner son roman de moins de 30 pages dont l’action se déroule sur une autre planète, jusqu’à ce qu’il mette le point final. Rêvant déjà pour son roman d’un succès exceptionnel et de le voir traduit dans de nombreuse langues, il devra assez rapidement remettre les pieds sur terre. Le roman est loin d’être mauvais, même s’il est loin d’être un chef-d’œuvre! Et il sera bel et bien publié, à beaucoup moins d’exemplaires que le nombre souhaité par Momo, mais tout de même publié. Ce qui sera l’occasion pour le lecteur de découvrir les différents volets de la naissance d’un livre, de l’écriture à une critique de journaliste.

Avec Premier roman pour Momo de Sinro, François Barcelo signe le neuvième tome des aventures de son jeune héros. Un François Barcelo à l’imagination comme d’habitude fertile. Duquel je conserve un souvenir impérissable. Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de passer une journée à la campagne chez un écrivain qui nous reçoit pour un tournage télé… même dans sa Westphalia.

Et je vais vous dire un autre secret : vous allez adorer Momo de Sinro!

Lu dans le cadre du Challenge Le Nez dans les livres – Saison 2

Brrrrrrrrr

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(photo : Eugen Kedl)

Trente-trois degrés sous zéro avec le facteur éolien. La journée la plus froide de l’année à Québec jusqu’ici. Heureusement, on peut se réfugier et se réchauffer au Musée National des Beaux-Arts du Québec. Ce que je compte bien faire!

Ce que mots vous inspirent 1076

Le silence est une tranquillité mais jamais un vide; il est clarté mais jamais absence de couleur; il est rythme; il est le fondement de toute pensée. (Yehudi Menuhin)

*toile de Giuseppe Fagnani

Les vers de Guillaume 2

Je perds mes sens en perçant l’inconnu
À nommer les échos de ma chair pensive
Sur le papier d’où le désir devient mémoire

Guillaume Bourque, Je deviendrai toujours ce qui reste de moi

*choix de la lectrice de Connie Chadwell

Jeanne et le père Noël

jeanne

Si vous prévoyez faire bientôt une visite au père Noël, vous croiserez peut-être Jeanne dans un des nombreux centres commerciaux où ses cousins, oncles, frérots et lui-même ont établi leurs quartiers depuis quelques semaines. Une Jeanne pas très rassurée et pas du tout convaincue que le vieux monsieur à la barbe blanche va trouver qu’elle a été bien sage au cours de la dernière année.

C’est que, voyez-vous, Jeanne a de grandes idées… qui ne demeurent pas des idées. Et qui, quand elles se concrétisent, prennent plutôt l’allure de catastrophes. Pas qu’elle ait voulu mal faire, Jeanne n’est pas comme ça, voyons. Elle est juste un peu maladroite. Sûrement trop aux yeux du père Noël qui va sûrement et définitivement-pour-toujours-et-à-jamais la rayer de sa liste d’enfants sages. Pour sûr. Surtout quand il va découvrir sa plus récente création…

Comme il ne l’a pas fait pour ma sœur, à l’imagination débridée et aux dégâts à répétition dont j’ai souvent endossé la paternité, il m’étonnerait qu’il agisse ainsi.

Un album dans lequel nombre d’enfants et de parents devraient se retrouver. Un peu ou beaucoup. Quant à moi, coup de cœur pour le texte signé Danielle Marcotte et pour le personnage de Jeanne — qui est tout simplement irrésistible. Un peu moins pour les illustrations d’Amélie Montplaisir.

Ce que mots vous inspirent 1075

La vie trouve toujours sa voie; comme un fleuve détourné de son lit en creuse toujours un autre. (Amin Maalouf)

*toile de Marco Cazzato

Les vers de Guillaume 1

Il y a de moi une part de verbes sans être encore
Le poème n’épuise pas ma chair rêvée

Une vitesse tisse en mon absence
les images inachevables de non-retour

Guillaume Bourque, Je deviendrai toujours ce qui reste de moi

*choix de la lectrice d’Elmar Rixen

La révolte des personnages

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Je parie que vous avez toujours cru que la vie des écrivains qui ont consacré leur vie à la littérature jeunesse était un long fleuve tranquille où tout coulait de source. Ne dites pas le contraire, ça sent ces choses-là.

Vous les imaginez au chaud, sans souci, alors que les histoires s’écrivent sans qu’ils n’aient besoin de se casser la tête, pas vrai? Et pourtant, les auteurs ont souvent maille à partir avec le fil des histoires qu’ils inventent. Ou pire, avec leurs personnages.

C’est le cas de l’auteur créé par Gwladys Constant, lequel n’aurait pu imaginer pire chose que ce qui lui arrive, même dans ses cauchemars les plus rocambolesques. Ses personnages, ceux qui ne se font jamais prier pour faire avancer l’histoire, qui se plient à toutes ses fantaisies, qui jamais ne disent mot sinon que dans les dialogues qu’il a écrits pour eux, ont décidé de se révolter et de ne plus suivre l’histoire à la lettre si elle ne leur convient pas.

Le voilà donc aux prises avec les caprices de la princesse, les doléances du meunier, les requêtes de la reines, l’ultimatum du château, celui-ci ayant d’ajouter les siennes aux revendications des personnages, croqués joliment par Kristel Arzur.

L’auteur n’a pas le choix. Il doit absolument faire en sorte de répondre à chacune des demandes qui lui sont faites, sans quoi le livre n’avancera pas. Ce qui donne lieu à beaucoup de fantaisie et à quelques clins d’œil aux contes traditionnels.

C’est simple : La révolte des personnages est un pur régal. Rien de moins.

Lu dans le cadre du Challenge Le Nez dans les livres – Saison 2

La tête pleine de rêves

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Il y a là-bas plus de neige qu’ici. Il y fait aussi plus froid. Je n’aurai qu’à me cacher sous mon capuchon. Juste assez pour me protéger et pour être en mesure de prendre quelques photos. Voyez-vous, je n’ai pas vu Québec en hiver depuis que j’étais enfant. C’est donc la tête pleine de rêves que je m’endormirai ce soir.

L’autobus pour Québec part à 6 heures demain matin.

*illustration d’André Neves

Ce que mots vous inspirent 1074

Combien de joies ne voyons-nous pas à nos pieds quand notre regard est perdu dans les nuages? (Catharina Elisabetha Goethe)

*illustration de Kazushige Nitta