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Prince Prout

Issu d’une famille de péteurs capables de reproduire des rythmes et des chansons en pétant en chœur, Simon fait la honte de sa famille et le désespoir de sa mère, car il ne sait péter que des fleurs, lesquelles s’accumulent en quantité, ce qui nécessite un travail constant de nettoyage. Et tous les trucs, toutes les astuces possibles, comme un bouchon pour les retenir, n’arrivent pas à diminuer les pets floraux de Simon, qui est si malheureux de rendre malheureux les siens qu’il décide de quitter sa famille afin de travailler pour un fleuriste.

À peine est-il arrivé chez les Michaud qu’on se rend compte du potentiel de Simon et qu’on s’empresse de rendre le jeune homme plus productif que jamais en testant sur lui toutes sortes d’aliments afin de que l’assortiment de fleurs soit encore plus vaste. C’est une réussite totale. Les Michaud sont devenus riches et connus. Mais le fils Michaud sera-t-il en mesure de remporter le Pistil d’Or remis à celui qui offrira à la reine le plus beau de tous les bouquets alors que Simon fait tout le travail? Et aura-t-il ainsi l’occasion d’épouser la princesse Véronique? Pas sûr. L’auteur en a décidé autrement et comme dans tous les contes traditionnels, les bons gagneront. Ce qui n’est pas plus mal. Et qui, en ce qui me concerne, a fait le bonheur de la gamine qui traîne encore dans mes tiroirs.

Illustré par Christine Delezenne, Prince Prout ravira petites et grandes mains. Sourires garantis. Et même plus.

Message codé?

Je n’ai pas réussi à trouver ce qui se cachait dans cette fresque de la rue Ontario…

Bons pour la poubelle?

Pas toujours! Regardez ce qu’on peut faire avec des skis!

*photo prise dans un des couloirs du Chat des artistes

Ce que mots vous inspirent 949

Si dépourvues de manière qu’elles paraissent, les pensées aussi ont besoin d’un point d’appui, faute de quoi elles se mettent à tourner sur elles-mêmes dans une ronde folle. Elles ne supportent pas le néant, elles non plus. (Stefan Zweig)

*illustration de Katja Wehner

Un paradis 2

On est allé au bord du fleuve voir
La nuit couler, le temps s’en aller
Entre les berges noyées par l’obscurité.

Le vent coulait, l’air coulait,
Le noir qui était tout l’espace
Immense coulait de partout.

On n’entendait que l’eau, on aurait dit
Que toute l’obscurité se dilatait,
Qu’elle se faisait fontaine, qu’elle se versait

En elle-même, dans les ténèbres redondantes.
Dans l’air ondoyant, dans la nuit fluide,
Dans le fleuve fustigé de reflets.

Robert Melançon, Le paradis des apparences

*choix de la lectrice de Nicolaas van der Waay

Et si les rôles étaient inversés?

Et si les rôles étaient inversés? Et si c’était le papa qui ne voulait pas aller se coucher au lieu de l’enfant? C’est ce que nous proposent Coralie Saudo, pour le texte et Kris Di Giacomo, pour les illustrations, le temps de l’album Mon papa, il est grand, il est fort, mais…, qui ravira petits et grands qui y verront là de nombreux clins d’œil.

Car si papa est grand et fort, il a tout de même peur du noir. Le lecteur l’apprendra à la toute fin quand le fils aura tout essayé pour que son fils dorme, du verre d’eau à l’histoire. Sans succès.

Un album qui est une réussite totale grâce au ton employé par l’auteure (qui est aussi illustratrice) et à la justesse des illustrations. On aurait presque envie de découper certaines pages pour décorer une chambre d’enfant tant elles sont inspirantes.

À offrir aux enfants qui ne veulent pas aller au lit, à ceux qui ont peur du noir et à tous les autres. Il n’y a pas de raison de ne pas offrir un bel album à quiconque n’est pas directement concerné par le sujet.

À deux pas de la station de métro

Il y avait des roses, des roses et encore des roses!

Ce que mots vous inspirent 948

Une enfance heureuse est un capital qui nous soutient tout au long de notre vie d’adulte. (Marcel Theroux)

*illustration de Logan S. Kline

Un paradis 1

On entend des cris de mouettes qui donnent
À la ville une atmosphère maritime, loin,
Très loin de lamer. Des nuages striés moulent

Dans l’étendue bleue des crêtes d’écume.
Manquent l’air iodé, l’odeur du varech.
Mais le vent souffle du nord-ouest

Avec entêtement. S’il pleuvait, tout
Prendrait une épaisseur d’humidité
Qui donnerait le change. On fermerai

Les yeux, on respirerait profondément.
Cela suffirait : en se tournant
Face au vent, on croirait sentir le large.

Robert Melançon, Le paradis des apparences

*choix de la lectrice de Lynda Schneider Granatstein

Les pères 10

Un papa, c’est l’autorité côté cour et la tendresse côté jardin. (Jean Gastaldi)

*illustration d’Amos Sewell