Admin:
Archives:
Avant la lumière 5

Le paysage porte en lui
l’ordre véritable du monde
des signes pleins les arbres
des chiffres de couleurs
pendus au regard des animaux
les preuves de la vie
invisibles le jour
fleurissent quand dorment les eaux
sans mémoire

Pierre Barrette, Avant la lumière

*choix de la lectrice d’Ellen Fasthuber-Huemer

L’écrivain de la famille

Dès les premières pages de L’écrivain de la famille, vous tomberez sous le charme de la façon de raconter d’Édouard, le narrateur du premier roman de Grégoire Delacourt. Vous rirez aux larmes, vous pleurerez, vous passerez sans cesse d’une émotion à l’autre. Vous serez conquis.

Et pourtant, L’écrivain de la famille porte sur le poids qu’on met sur les épaules des enfants dès qu’ils réussissent à faire quelque chose qui semble exceptionnel pour les membres de leur entourage ou dès qu’ils se démarquent d’une façon ou d’une autre, tant et si bien qu’on en fait des héros. C’est ce qui est arrivé à Édouard quand il avait sept ans. Quatre rimettes sans éclat ont fait de lui « l’écrivain de la famille » imposant ainsi au gamin un rôle bien pesant et avec lequel il devra composer toute sa vie, pour les siens, pour celle qu’il épousera.

Sur un ton mi-figue, mi-raisin, L’écrivain de la famille relate les succès comme les ratés d’un homme et des siens, qu’il aime profondément et qu’il ne veut jamais décevoir au nom de cet amour, ce qui le met dans des situations parfois embarrassantes, souvent sans issue, bien souvent attendrissantes.

Au moyen de courts chapitres comme autant d’épisodes marquants, Grégoire Delacourt nous donne à lire un roman fort, sans temps mort, à l’écriture coulante, raffinée, visuelle à certains égards et parfois incisive, de celles qu’on aurait pu attribuer à un auteur d’expérience, alors qu’il signait avec L’écrivain de la famille son premier roman. Il est vrai que l’auteur manie les mots en tant que publicitaire depuis une trentaine d’années, tout comme Édouard, cela lui donnant une longueur d’avance dont il use avec intelligence et sensibilité.

Une belle entrée en littérature que L’écrivain de la famille. Me laisserai-je maintenant tenter par La liste de mes envies, dont la réputation n’est plus à faire? À voir…

Titre pour le Challenge « Le nez dans les livres »

et pour le Défi Premier Roman

Juste quelques roses

Glanées çà et là, à Ogunquit.

Promenade sur Shore Road 1

De Main Street à Main Street, tel est le trajet de Shore Road, entre Ogunquit et à Cape Neddick, à quelques pas de l’océan. Des résidences principales et secondaires attrayantes voisinant des hôtels, boutiques et restaurants invitants, des décors où les fleurs sont omniprésentes, autant de raisons d’étirer cette promenade dont voici la première partie.

Et vous, où en êtes-vous?

Voilà six jours qu’elle examine la toile de dimanche dernier, qu’elle écrit une phase, la gomme, en écrit une autre, jamais satisfaite. Mais ce matin, ça y est. Les mots sont enfin venus jusqu’à elle.

Et vous, où en êtes-vous? Avez-vous écrit votre texte?

Vous avez encore le temps de le faire. Les commentaires ne seront pas validés avant demain.

*toile d’Ion Popescu Negreni