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Quelques vers d’Edward 4

j’aime mon corps quand il est avec ton
corps. C’est une si toute nouvelle chose.
Muscle améliore et nerf plus donne.
j’aime ton corps. j’aime ce qu’il fait,
j’aime ses comments. j’aime sentir l’échine
de ton corps et ses os, et la tremblante
-ferme-douce eur et que je veux
encore et encore et encore
embrasser, j’aime de toi embrasser ci et ça,
j’aime, lentement caressant le, choc du duvet
de ta fourrure électrique, et qu’est-ce qui arrive
à la chair s’écartant…

Edward Estlin Cummings, Poèmes choisis

*choix de la lectrice d’Elsie Dodge Pattee

1000 violoncelles pour une cause

Profondément touchée par le tremblement de terre qui a touché Hanshin en 1995 et par ses répercussions, l’auteure et illustratrice jeunesse japonaise Hideko Ise, qui est aussi violoncelliste, a décidé de mettre en scène le temps de l’album 1000 vents, 1000 violoncelles le concert historique qui a eu lieu à Kôbe le 29 novembre 1998 afin de venir en aide aux victimes du séisme, lequel a été repris plusieurs fois depuis.

En mettant en scène des personnages fictifs auxquels le jeune lecteur s’attache d’emblée, deux enfants et un vieil homme tous épris de musique et violoncellistes, Hideko Ise nous donne à lire une histoire où l’âme humaine se dévoile, chacun ayant des raisons personnelles de participer à ce concert exceptionnel qui a réuni dans un bel acte de générosité musiciens professionnels et amateurs de tous les âges.

Avec finesse, tant dans le propos que dans les aquarelles qui viennent soutenir le texte, Hideko Se nous dévoile la force de l’amitié, exprime par la violence de coups d’archet la rage de celle qui a perdu les siens dans le séisme et nous dit la beauté de la solidarité quand elle sert à reconstruire une communauté démunie.

Un album sur le pouvoir individuel et collectif de la musique. Un album remarquable à offrir et à s’offrir.

Titre pour le Challenge Des notes et des mots

Exprimez-vous!

Si vous empruntez la rue Fairmount, arrêtez-vous au coin de la rue Clark et laissez vos traces, même si elles ne seront pas indélébiles. Question de faire un clin d’œil à Boris Vian et de vous exprimer en ajoutant quelques mots à « Je voudrais pas crever avant… »

Il y a sûrement des rêves qui valent la peine qu’on les écrive même si la pluie ou une brosse à tableau les effaceront.

Ce que mots vous inspirent 953

C’est la fiction qui permet d’articuler la réalité. (Roger Lewinter)

*toile de Jun Kumaori

Au fait, c’est quoi le bonheur?

C’est une journée de congé et une pile de livres…

Bonne Saint-Jean à tous!

*illustration de Nathalie Jomard