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Sourire du matin

Quand on croise une telle fleur, on a tout de suite un sourire grand comme ça!

Ce que mots vous inspirent 940

La nature du vrai transparaît d’abord dans le soin qu’il met à se dérober. (Claude Lévi-Strauss)

*toile d’Arthur Bowen Davies

Les vers de Jonathan 2

s’enlacent
se suturent
des dizaines de toi
bébé petite gamine femme
enfant et vieille et jeune
tous tes visages terriblement
beaux qui se profilent
je les vois sont en moi

Jonathan Lamy, Je t’en prie

*choix de la lectrice d’Ouka Fukui

Et pourtant, j’aimais bien le titre

Ze vais te manzer met en scène un loup affamé qui a un problème de zozotement. C’est donc par un « Ze vais te manzer » peu convaincant qu’il accueille chacun des lapins et un même un ours. Sans succès. Car retiré le poil sur la langue, le problème demeure : le loup a entre-temps perdu toutes ses dents.

Si, une fois de plus, l’idée était amusante, je demeure perplexe devant le résultat. En effet, je n’ai pas beaucoup aimé les illustrations de Laure du Faÿ, lesquelles sont tout de même efficaces, je ne le conteste pas. C’est une question de goût personnel. De plus, je n’ai pas compris le choix de l’éditeur en matière de typographie. Je ne vois pas le but de tout écrire en lettres majuscules.

Et pourtant, j’aimais bien le titre.

Quelques iris…

Un peu abîmés par les récents orages, mais encore bien vivants!

Ce que mots vous inspirent 939

Nous ne savons renoncer à rien. Nous ne savons qu’échanger une chose contre une autre. (Sigmund Freud)

*toile de De Scott Evans

Les revoici!

Je vous ai présenté les chats de ma voisine il y a quelque temps. Et comme ils sont photogéniques, j’ai eu envie de les photographier à nouveau. Les revoici donc!

Les vers de Jonathan 1

ce que j’entends
coule de toi

ta langue
sur toutes les pages
mouille le bruit du monde

Jonathan Lamy, Je t’en prie

*choix de la lectrice de Beatrice Offor

Grosse, très grosse déception

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression qu’une déception est plus grande quand il s’agit de littérature jeunesse que quand il est question de littérature pour adultes. Est-ce parce que je m’attends à un travail plus soigné autant en ce qui concerne le texte que l’image? Peut-être bien. Ou alors à plus de passion de la part de l’éditeur parce qu’il occupe une plus grande place dans la production de livres destinés aux petits que dans celle réservée aux livres pour adultes? Peut-être aussi.

Je sais aussi que je pourrais ne pas parler des livres qui ne m’ont pas plu pour toutes sortes de raisons, que je pourrais les oublier. Mais je n’y arrive pas. L’ancienne libraire en moi n’est pas morte et ne peut admettre que des livres de peu d’intérêt soient mis de l’avant pour des raisons liées au marketing ou à la réputation (parfois surfaite) d’une maison d’édition ou d’un auteur. Je ne dis pas que certaines maisons d’édition dédiées à la littérature jeunesse ne méritent pas la place qui leur a été faite au fil des ans : il y en a plus d’une qui fait du bon, du très bon travail.

Or la lecture de L’abominable, un album écrit par Danielle Chaperon et illustré par Iris, a été une énorme déception alors que le sujet avait tout pour m’intéresser. En effet, comment une amitié qui réunit deux inséparables peut-elle survivre à l’arrivée d’une troisième personne qui prend beaucoup de place? Comment traverser cette abominable situation et faire face à « l’abominable », nom qui sied bien à celle qui s’est immiscée dans ce duo qu’on croyait indestructible?

Le texte de Danielle Chaperon n’est pas sans intérêt. L’auteure se glisse avec habileté dans la peau de celle qui se sent lésée quand une troisième arrive et, avec peu de mots, sait nous décrire ce que peut ressentir quelqu’un qui n’a plus l’exclusivité de l’amitié. Mais pourquoi a-t-il fallu cette fin où la petite estime finalement qu’elle est aimée parce qu’on lui offre des cadeaux? Et surtout, pourquoi tous les personnages sont-ils des animaux et non pas des êtres humains? Il y a longtemps que je n’avais vu plus laides illustrations.

Grosse, très grosse déception.

Des livres et des roses

Une façon de vous faire découvrir Chihiro Yabe, une jeune artiste américaine d’origine japonaise.