J’ai tellement de chance en affaires qu’il suffirait que j’achète un cimetière pour que les gens arrêtent de mourir. (Ed Furgol)
Jean-Louis Chiflet, So irrésistible!
*toile de Minna Citron
J’ai tellement de chance en affaires qu’il suffirait que j’achète un cimetière pour que les gens arrêtent de mourir. (Ed Furgol)
Jean-Louis Chiflet, So irrésistible!
*toile de Minna Citron
Elle a étalé ses dictionnaires et sorti sa plus jolie plume afin de répondre à mon invitation. Mais pas besoin de faire tant de frais! Quelques mots qui vous appartiennent seront suffisants pour donner vie à la toile de James Bolivar Manson déposée à votre intention.
Une seule règle : déposer votre texte avant dimanche prochain, 8 h, heure de Montréal.
J’ai découvert un super dictionnaire pour masochistes. Il y a tous les mots mais ils ne sont pas dans l’ordre alphabétique. (Frank Tyger)
Jean-Loup Chiflet, So irrésistible!
*toile de Natalia Gontcharova
Le meilleur remède contre le mal de mer, c’est de s’asseoir sous un arbre. (Spike Milligan)
Jean-Loup Chiflet, So irrésistible!
*illustration de Siri Ahmed Backström
Le pire, quand vous faites un discours, ce n’est pas de prendre conscience que vos auditeurs regardent leur montre, c’est le moment où ils se mettent à les secouer pour voir si elles ne sont pas arrêtées. (Lord Birkett)
Jean-Loup Chiflet, So irrésistible!
*toile de Leroy Campbell
Les religieuses peintes par Max Silbert ont tellement apprécié l’extrait de So irrésistible! de Jean-Loup Chiflet dédié à l’humour anglo-saxon lu par l’une d’elles à haute voix qu’elles ont décidé de prêter le livre à d’autres afin qu’ils puissent le lire en tandem ou en groupe, parce que ces citations sont bien plus amusantes à haute voix, comme le prouve celle-ci, signée Ed Jarger :
Dites à quelqu’un qu’il y a des milliards d’étoiles dans le ciel, et il va vous croire, Mais dites-lui que la peinture est fraîche, et il va se sentir obligé de toucher pour vérifier.
Place donc à l’humour anglo-saxon!
Premier sourire du printemps
Tandis qu’à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.
Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d’or.
Dans le verger et dans la vigne,
Il s’en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l’amandier.
La nature au lit se repose;
Lui descend au jardin désert,
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.
Tout en composant des solfèges,
Qu’aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.
Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l’oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d’argent du muguet.
Sous l’herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.
Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d’avril tournant la tête,
Il dit : « Printemps, tu peux venir! »
Théophile Gautier, Émaux et camées
*choix de la lectrice de Georges d’Espagnat
Annette Brouillette a toujours plein d’idées. Elle est fantaisiste et amusante, et elle adore faire plaisir aux membres de son entourage. Mais Annette ne termine jamais ce qu’elle commence. Ni la décoration de sa chambre, ni les recettes de cuisine qu’elle invente, ni les costumes d’Halloween qu’elle coud pour ses amis. Rien. Elle ne termine jamais rien.
Ses amis l’aiment ainsi. Mais ce sont ses amis. Or, devra-t-elle un jour apprendre à aller jusqu’au bout de ce qu’elle entreprend? C’est la question que sous-tend cet album destiné aux premiers lecteurs. Un texte de France Hallé qui va faire sourire petits et grands et des illustrations de Fil et Julie qui sont tout simplement irrésistibles!
J’étais dans la section 841.914 de la Grande Bibliothèque quand j’ai été happée par mon ancienne vie de libraire. Et pourtant, c’est une profession que je ne pratique plus depuis presque sept ans, sauf lors de certains écarts, le temps d’un conseil sur un livre, d’une anecdote autour d’une maison d’édition ou quand je fais la découverte d’un auteur. Rien de bien grave, quoi.
J’étais donc dans la section 841.914 quand sont apparues deux pièces de théâtre de Normand Chaurette. Du théâtre dans le rayon poésie? Pas étonnant qu’on ne retrouve plus certains livres… Le temps de trouver une préposée qui faisait du rangement à qui j’ai confié les livres, et ceux-ci retrouvaient leur section : la 842.914.
« Deux qu’on ne cherchera plus! », m’a-t-elle dit avec un grand sourire. Mais combien de livres mal rangés ou dissimulés derrière d’autres pour un qui retrouve sa place? Je n’ose pas y penser. Je sais juste que je n’ai pas pu laisser les livres de mon ami Normand dans le rayon poésie. Même s’il aime énormément les sonnets de Shakespeare.
*illustration de Fernando Vicente
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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