Signe de pluie ou de mauvais temps quand les geais piaillent.
Pierre DesRuisseaux, Le livre des pronostics, dictons, croyances et conjurations du temps au Québec
toile d’Ann Noel
Signe de pluie ou de mauvais temps quand les geais piaillent.
Pierre DesRuisseaux, Le livre des pronostics, dictons, croyances et conjurations du temps au Québec
toile d’Ann Noel
Les lectrices peintes par Marie Danforth Page m’ont rappelé à quel point les Québécois aiment parler de la pluie et du beau temps. Si bien que j’ai pensé au livre de Pierre DesRuisseaux intitulé Le livre des pronostics, dictons, croyances et conjurations du temps au Québec, publié en 1982.
Et parce qu’on parle rarement seul de la pluie ou du soleil, c’est deux par deux ou en groupe que des lecteurs et lectrices viendront au fil de la journée vous offrir un dicton ou une croyance populaire de chez nous sur la météo tiré de ce livre, en commençant par celle-ci :
Au printemps, une seule pie qui quitte le nid est un indice de pluie; si le couple quitte le nid, il y aura du beau temps.
Midis trop clairs
Calmes purs de la mer
Je dors mais je sens sur mes yeux
La forme de ton corps
La lune qui me creuse des idoles
Dans l’obscure forêt des sens
Midis trop clairs
Où se brise l’absence d’un ciel
Tout rouillé
Tes paroles mises à nu
Résonnent au creux de mes mains
Et ce paysage d’automne
Collé sur mon sommeil.
Gatien Lapointe, Le temps premier
*choix de la lectrice de Joseph Dawson
Rêver est gratuit. C’est même autorisé.
Alors, voilà, un jour, je serai à Bruxelles autour du 15 août pour voir de près le tapis de fleurs de la Grand-Place. Merci à Armando d’y être allé pour nous. Sans lui, pas de photo!
Parfois, on a juste besoin de beauté. C’est ce à quoi nous convie Rolende Van Strydonck de Burkel avec Le bijou art nouveau en Europe qui nous présente les trésor d’une époque qui a été à la fois dynamique et révolutionnaire tant pour l’architecture et le mobilier comme pour la joaillerie.
Des bijoux magnifiques et des parures pour cheveux tout aussi superbes, regroupés par pays, nous sont ainsi montrés et expliqués. Chaque page est une splendeur. En effet, la beauté des bijoux, pour la plupart des œuvres uniques créées à l’intention de d’amateurs ou de collectionneurs, nous est révélée tant par le choix de ceux-ci, inspirés notamment par la mythologie, la tradition et les animaux, que par la qualité des photos, lesquelles ont su capter la lumière avec une telle précision qu’on a parfois l’impression qu’on pourrait les toucher.
Oui, parfois on a juste envie de beauté. D’une beauté qui fait rêver…
Je fais partie de ces gens qui privilégient les petits bonheurs. Et ça ne veut pas dire se contenter de peu, malgré ce que certaines personnes affirment.
C’est échanger des clins d’œil avec une gamine dans l’autobus. C’est ne pas attendre d’être à la maison avant d’entamer le pain. C’est sauter d’une case à l’autre et non pas contourner un jeu de marelle dessiné par mes petites voisines. C’est s’arrêter, après la pluie, devant une superbe 2 CV. Ravie. Il doit y en avoir trois dans tout Montréal.
Et dans chacun des cas, sourire.
Ils sont là, sur le trottoir. Devant un restaurant. Pour le plaisir des passants. On voudrait qu’ils soient là toute l’année…
Parfois. Souvent. Rêver d’ailleurs. Et pourtant ce bonheur d’être ici et pas ailleurs en cette minute où le ciel n’a pas les mêmes couleurs côté est et côté ouest.
Puis caresser du bout des doigts les livres empruntés hier. Hésiter entre un album jeunesse et un recueil de poèmes.
Sentir sur sa peau le vent du matin, encore frais et s’attarder au chant d’un oiseau qui a fait son nid dans l’arbre voisin.
Et se dire qu’aujourd’hui on est bien. Ici.
*toile de John Henry Niemeyer
Isolement
Sur le voyage des heures vagabondes
Sur le corps des midis de cristal
Sur les aquarelles de l’automne
Sur les figures musicales du vent
Sur l’odeur des cloches en prière
Sur le ruissellement des crépuscules
Sur le retour des souvenirs égarés
Sur les mousses parfumées du soleil
Sur le mirage glacial des saisons
Sur les paroles neigeuses des embruns
Sur l’azur enfiévré des coupes
Sur les minuits baignés de poèmes
Je vois toujours s’enfuir
Les splendeurs mélodieuses de ton âme.
Gatien Lapointe, Le temps premier
*choix de la lectrice d’Ellen de Groot
Je n’ai pas l’habitude de lire des romans noirs. Et je ne crois pas que je dérogerai désormais à cette habitude. Même si Lonely Betty a remporté le Grand prix du roman noir français. Et malgré le joli coup de théâtre de la fin qui se veut un clin d’œil à Stephen King et à ses livres.
Ce n’est pas que le roman ne tienne pas la route, non. Ce n’est pas non plus que sa construction à la manière d’un puzzle ne fonctionne pas. Au contraire. Ce n’est pas que les personnages ne soient pas étoffés. Ça peut encore aller, même si on se demande si certains personnages et si certains détails sur ceux-ci sont vraiment utiles. Mais bon. On peut faire avec. Là où ça se gâche, c’est dans l’écriture elle-même. À un point tel que, ne connaissant nullement Joseph Incardona, j’ai cherché le titre original du roman, pensant qu’il avait été traduit de l’anglais dans un bien piètre français, comme nombre de romans états-uniens qui paraissent simultanément dans plusieurs langues et dont les traductions son souvent bâclées. Je pourrais dire pire que bâclées, mais je suis polie.
Donc, Lonely Betty, qui s’étale sur moins de 24 heures, débute le 24 décembre en après-midi pour se terminer le lendemain, jour de Noël, raconte l’histoire de Betty, dont la municipalité a décidé de souligner le centenaire. C’est aussi la petite histoire de tout ce petit monde impliqué de près ou de loin dans les préparatifs de cette fête. C’est aussi l’histoire d’un cahier que Betty remet à l’ancien chef de police. Et d’un chef de police qui sonne à la porte de Stephen King le 25 décembre sans lui souhaiter Joyeux Noël!
Il y a tout de même de quoi me consoler : j’ai emprunté le livre à la bibliothèque. Il ne m’a coûté qu’un peu plus d’une heure de lecture.
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents