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Pour l’amour d’une princesse

Ah! le pouvoir de l’amour! Il est infini… ou presque. C’est un peu ce que raconte Christian Oster dans La princesse Poussiéreuse qui met en scène le prince Désolant, le neveu d’un roi qui s’ennuie et à qui il n’arrive jamais rien qui ne soit programmé. Jusqu’au jour où le prince annonce à son oncle qu’il va se marier. Mais qu’il y a un problème. La princesse Poussiéreuse n’est pas aimée des écureuils parce qu’elle laisse derrière elle un véritable nuage de poussière. Or, le prince Désolant vit dans un arbre avec eux et c’est là qu’il entend vivre avec sa destinée. Le roi aurait-il une idée qui pourrait sortir son neveu de cette situation qui lui semble inextricable?

Comme il s’agit d’un conte, et que les contes ont en général une fin heureuse, La princesse Poussiéreuse connaîtra un revirement de situation des plus heureux grâce à la sagesse des personnages qui entourent le roi. Ce qui m’a plu et qui plaira sûrement à bien des petites filles, qu’elles rêvent d’être princesses… ou pas.

Bruxelles déploie ses couleurs

Et Armando était aux premières loges afin de les capter à notre intention!

La beauté des roses 2

La roseraie du Jardin botanique de Montréal : pour le plaisir du regard et du nez.

Ce que mots vous inspirent 706

Les choses qui vous échappent ont plus d’importance que les choses qu’on possède. (Somerset Maugham)

*toile de Gabriela Labudda

Terre de femmes 15

Poète d’été poète d’automne
Soleil de mes moments de défaillance
À l’ombre de tes lèvres
Je masque mes douleurs
Masque de tes poésies
De tes poésies d’amour
De tes poésies de fin du monde
De ton négro spiritual
Poète d’été poète d’automne
Je remâche constamment tes mots
Tes mots désespérés
T’ont libéré enfin
Les poils de ton corps sont
Une forêt sauvage
Tes baisers sur mes yeux sont les quatre saisons
Un jour tu seras oiseau
Je te volerai dans ta cage

Marie-Laurette Destin
(Dans Terre de femmes de Bruno Doucey)

*choix de la lectrice de Barbara Grossman

Aujourd’hui, peut-être…

Elle vit seule dans la forêt. Comme une grande. Parce que la petite fille a décidé de ne plus grandir. Après tout, elle sait déjà l’essentiel : comment faire du thé et des confitures. Et elle sait aussi ceci : elle attend quelqu’un. Qui? Elle n’en a pas la moindre idée. Elle sait juste qu’elle saura qui est ce quelqu’un quand il arrivera.

La petite fille imaginée par Dominique Demers et par l’illustratrice Gabrielle Grimard est patiente. Et chaque fois que quelqu’un arrive qui n’est pas le bon, il repart, laissant seule la petite fille qui attend. Non pas un prince, même s’il est beau et qu’il veut l’épouser, et qui, comme le loup et les brigands qui sont passés avant lui, repart en laissant derrière elle une demoiselle qui attend.

Et parce qu’il s’agit d’un conte, Aujourd’hui, peut-être… finit bien et met en scène une bien jolie rencontre. La petite fille n’a pas attendu en vain. Et nous non plus. Un conte de toute beauté.

Un Portugais plein d’imagination

Des livres, oui, mais surtout beaucoup d’imagination, c’est ce que vous trouverez en visitant les pages de l’illustrateur portugais André Letria, récompensé à quelques reprises par des prix prestigieux, que je vous invite à découvrir sans tarder au moyen de ce lien.

La beauté des roses 1

Débute aujourd’hui une nouvelle série qui va s’étaler sur plusieurs jours. J’ai en effet fait provision de roses lors de ma récente visite au Jardin botanique de Montréal. Voici donc les premières roses de cette série…

Ce que mots vous inspirent 705

Il n’est pas utile de savoir où l’on va. Ni de chercher un lieu où aller. Le monde se propose à notre appétit, quand il le veut. Il s’ouvre. Il dégage des perspectives, élargit le brin d’herbe jusqu’à la forêt et le coin de fenêtre au ciel tout entier. On ne voyage que dans l’abandon. Sans horaires. Et, de préférence, sans retour. (Franz Bartelt)

*illustration de John La Gatta

Terre de femmes 14

La mer au seuil de ma chambre

La mer au seuil de ma chambre
abandonne algues et conques.
Il n’est barque qui n’accoste
aux marches d’une alcôve,
ni bateau qui ne livre ses gréements
au havre d’une épaule.
La mer dans la chambre,
son soleil dans une main,
mouille aux sables de quatre murs.
À l’heure où se meurt l’écume
commence l’odyssée d’un lit
toutes voiles déployées
sur nos marées intérieures.

Kettly Mars
(dans Terre de femmes de Bruno Doucey)

*choix de la lectrice de Reineke Hollander