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Les mots d’une petite suite 3

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Effeuiller ton regard.
Jour après jour, heure après heure, minute après minute jusqu’à surprendre l’émotion.

Chantal Couliou, Petite suite pour un été

*choix de la lectrice de Stephen Gjertson

Le roman d’un déserteur

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C’est à partir d’une histoire qui lui a été racontée que Roger Bichelberger a écrit La fille à l’étoile d’or, roman qui relate le séjour d’un jeune Allemand — arrêté en août 1945 — au camp de Cherbourg-Foucarville, dont je ne connaissais pas du tout l’existence et dont vous pourrez lire l’histoire ici.

Le roman, écrit sous la forme du journal, nous livre à la fois le contexte dans lequel le jeune Ansgar, déserteur de la Wehrmacht où il a été enrôlé malgré lui, a été arrêté tout autant que celui dans lequel il vit au jour le jour sans savoir ce qui lui arrivera. Nous sont aussi donnés des détails sur sa vie d’avant alors que les prêtres ne se ralliant pas Hitler dans son Aix-la-Chapelle natale étaient emprisonnés. Nous sont aussi donnés des détails sur les familles juives, leur sort et celle que le jeune homme, issu d’une famille antinazie, n’oubliera jamais, la fille du boulanger, la fille à l’étoile d’or.

Mais surtout nous est donné au fil des pages un message chrétien qui m’a agacée. Profondément. Parce qu’il prenait trop de place. Parce qu’il prenait presque toute la place alors que j’aurais voulu en apprendre davantage sur ceux qui partageaient son sort. Dommage. Dommage que trop de chrétienté tue une histoire.

M comme Moissac

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Moissac, oui! Un autre arrêt que nous propose Lou.

Même fanées

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Certaines tulipes restent belles!

Pétales de rêves

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Pétales d’Algarve. Un cadeau signé Armando.

Ce que mots vous inspirent 423

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Qu’est-ce qu’un serment? Un mot, emporté par le vent. (Stefan Zweig)

*toile de Fereshteh Azarbani

Les mots d’une petite suite 2

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Elle attend un regard — même furtif — un brin d’audace, l’innocence d’un amour, l’effeuillaison des sens. Amour qui n’en est pas un.
Seul le tilleul peut s’abandonner sans pudeur.

Avec le tilleul, elle partage des heures de rêves, des heures d’amour, des heures.

Chantal Couliou, Petite suite pour un été

*choix de la lectrice de Natalia Goudovitch (dont on ne trouve plus trace)

Malgré mon amour pour les mots

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Est-ce parce que je n’ai pas lu dans l’ordre la série d’Erik Orsenna que je n’ai pas autant aimé La grammaire est une chanson douce qu’Et si on dansait?, lu il y a quelque temps. Va savoir.

Et pourtant, je me réjouissais de lire ce livre. Vraiment. J’avais hâte. Mais je suis restée là. Dans la marge. Alors que je tournais les pages et que Jeanne découvrait la grammaire, le féminin, le pluriel, les prépositions, je m’ennuyais un peu.

C’était bien gentil tout ça. J’ai même souri. Mais. Oui, mais. Si j’avais commencé par ce titre, j’avoue que sincèrement mon voyage au pays de la grammaire en compagnie d’Orsenna se serait arrêté là tant j’ai été peu emballée, n’en déplaise à certains.

Ça ne m’empêchera pas de lire les autres. Mais pas tout de suite. Il me faudra d’abord oublier un peu La grammaire est une chanson douce qui m’a vraiment peu plu. Malgré. Malgré Jeanne. Malgré mon amour pour les mots.

Ou plutôt parce que je suis restée à l’écart. Or, on ne peut faire aimer à quiconque un plat en parlant de celui-ci sans jamais le donner à goûter. Et c’est un peu ce qui m’est arrivé. Je ne connais encore le goût de la grammaire façon Orsenna. Je ne l’ai pas trouvé.