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Connaissez-vous Joy Olasumibo Ogunmakin?

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Si d’aventure vous décidez de la classer dans le rayon reggae, elle s’échappera sur quelques notes de blues, de rock ou de soul. Car Ayo, née Joy Olasumibo Ogunmakin, n’aime pas les étiquettes. Du sang africain dans les veines (elle est d’origine nigériane) lui a donné le sens du rythme, et de tous les rythmes devrais-je dire, qu’elle explore dans chacune des musiques auxquelles elles prête sa voix pour notre ravissement et celui de nos pieds qui s’empressent de la suivre. Chose qui risque d’arriver aussi aux pieds de ceux qui seront aux Ardentes de Liège le 7 juillet, à Guérande deux jours plus tard et à Sagres (Portugal) le 13 août.

Et pour vous faire bouger un peu, Slow slow (Run run), tiré de son album Gravity at last, datant de 2008 :

Beautés portugaises

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Des beautés rapportées par Armando… en images seulement, bien entendu!

Ce que mots vous inspirent 437

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L’humilité, c’est de savoir écouter. (Jacques Perrin)

*toile de P. J. Crook

Les vers d’Eugène 1

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C’est la lectrice du peintre Fried Waterschoot (que vous pourrez découvrir grâce à cette vidéo) qui a sélectionné le recueil des lectrices des prochains soirs. Un recueil du poète Eugène Guillevic, né à Carnac, regroupant des poèmes datant de 1987 à 1997 réunis sous le titre de Présent (paru en 2004) que vous aimerez pour sa délicatesse et les images soulevées par le poète breton. Un très beau recueil dont elle a extrait ces vers :

Quand voici que c’est l’aube,

Est-ce le soleil
Qui honore la terre

Ou la terre
Qui honore le soleil?

La petite fille de la rue Mango

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Mère chicana et père mexicain, voici l’héritage de Sandra Cisneros qui est née et a grandi à Chicago, loin des beaux quartiers. C’est d’ailleurs de son enfance dans le quartier porto-ricain de la ville la plus importante du Midwest des États-Unis qu’elle s’est inspirée pour écrire La petite fille de la rue Mango. Un roman autour d’une famille d’origine mexicaine et pauvre qui tente de tenir le coup. Même si ce n’est pas facile. Même si on vit dans une zone peu fréquentable où vivent aussi fréquentée les petits dealers, les voleurs de voitures et autres petits malfrats sans envergure qui ne font peur qu’à ceux qui s’aventurent dans le quartier sans y être nés. Même si peu s’en sortent. Et encore moins les femmes. Même si.

Parce qu’il y a l’humour. Parce qu’il y a ces jeux qui ne coûtent rien. Parce qu’il y a cette complicité entre les personnages. Parce que la vie peut être chose qu’une accumulation de problèmes. Elle est la somme de petits riens qui, comparés aux petits riens de ceux qui nous entourent, ne sont pas si insignifiants que ça. Elle est, avant toute chose, le regard qu’on pose, qui n’a rien à voir avec celui des autres.

La petite fille de la rue Mango, c’est Esperanza, qui n’aime pas son prénom pourtant porteur de sens. La petite fille de la rue Mango, c’est aussi 46 anecdotes en autant de chapitres pour raconter les déménagements, les voisins, ce microcosme dans lequel une petite fille va devenir peu à peu une jeune femme. Un univers qui est devenu un délicieux roman où la joie de vivre prend le pas sur le malheur, parce que l’espoir (Esperanza) existe.

Un lieu chargé d’histoire, la bibliothèque Maisonneuve

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Quand mes grands-tantes Germaine, Irène, Berthe et Gabrielle fréquentaient ce lieu, c’était l’Institut du radium de l’Université de Montréal. Auparavant, l’immeuble avait servi d’hôtel de ville à la municipalité de Maisonneuve, laquelle a été annexée à Montréal en 1918.

Depuis 1981, l’immeuble qui n’a rien perdu de sa superbe est l’hôte de la bibliothèque Maisonneuve, l’une des 43 succursales du Réseau des bibliothèques publiques de Montréal.

Ah! l’Algarve…

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Ses falaises dorées, son sable doré, ses soleils dorés, ses lecteurs et surtout ses lectrices à la peau dorée… Voilà autant de raisons qui font se demander à Armando pourquoi il n’a pas prolongé ses vacances afin de continuer à prendre des photos!

Ce que mots vous inspirent 436

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Car l’esprit n’est pas comme un vase qu’il ne faille que remplir. À la façon du bois, il a plutôt besoin d’un aliment qui l’échauffe, qui fait naître en lui une impulsion inventive et l’entraîne avidement en direction de la vérité. (Plutarque)

*dessin de Maria Raquel Ferrer

Les mots de Louise W. 5

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Loin en nous, le bleu. Il glisse comme l’obscurité, le silence le plus ouvert.

Il nous conduit.

Louise Warren, La pratique du bleu

*choix de la lectrice de Beau Wild

Siegfried ou l’histoire d’un secret

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Les trois quarts du livre vous passionneront alors que le héros imaginé par l’écrivain néerlandais Harry Mulisch, un écrivain de passage à Vienne afin de rencontrer journalistes et lecteurs, profite de cette tournée pour parler du projet qu’il a en tête mais qui n’est pas encore mûr, parce qu’il n’a pas encore trouvé le filon. Ce projet, c’est une fiction autour de celui à propos duquel on a peut-être le plus écrit au XXe siècle sans pour cela arriver à expliquer qui il était et la raison de ses actes, Hitler.

Parce qu’il a fait mention de cette idée qu’il lui reste à construire et à écrire dans une entrevue qu’il a donnée et qui a été diffusée à la télévision, le voilà témoin auditif d’une histoire qui lui est racontée par un couple âgé qui l’a invité chez lui. Une histoire qui met en scène le couple, il va sans dire, mais aussi et surtout l’énigmatique Hitler, puisque selon leurs dires ils auraient élevé le fils qu’Eva Braun aurait eu de son amant comme s’il avait été leur propre fils. Un secret bien gardé que l’écrivain ne devra jamais dévoiler du vivant de ceux qui le lui ont transmis.

Fort de ce qu’il vient d’apprendre, il rentre à son hôtel. Ne prenant pas le temps de réaliser ce qu’il vient d’apprendre, même pas en état de choc, il sort son dictaphone et en moins de temps qu’il n’en faut pour la plupart d’entre nous pour confirmer un rendez-vous par courriel il élabore une thèse sur Nietzsche et Hitler, en faisant le tour de tous les philosophes et penseurs marquants, pour expliquer le ceci et le cela, et surtout pourquoi a été commis l’irréparable.

C’est là que j’ai totalement décroché. Autant j’avais aimé le roman jusqu’au retour à l’hôtel, autant à partir de là j’ai perdu tout intérêt. Pas que j’aie quelque chose contre les théories et la philosophie. Mais parce que ces théories sont venues instantanément (alors que le héros aurait dû être dans un tel état de choc qu’il aurait dû avoir du mal à réfléchir), qu’elles sont de plus venues clôturer un roman qui aurait eu plus de logique sans celles-ci et sans qu’on en liquide la fin en deux temps trois mouvements en glissant des extraits du journal intime d’Eva Braun, suivis de la mort de l’écrivain.

Dommage qu’un si beau sujet — qui aurait pu être développé autrement, notamment sur toute la question d’un secret qui doit être ou non gardé quand il concerne un personnage dont on parlera encore dans 100 ans — n’ait pas connu un déploiement à la hauteur du projet annoncé. Oui, dommage.