Évidence d’aujourd’hui, imagination d’hier. (William Blake)
*toile d’un artiste inconnu du XXe siècle
Évidence d’aujourd’hui, imagination d’hier. (William Blake)
*toile d’un artiste inconnu du XXe siècle
Le secret de créer est en plusieurs cas de rêver et d’ordonner ses rêves. (Jean Guitton)
*toile de George Hartley
L’imagination est comme la mer, elle a ses grandes et ses petites marées. (Anne Barratin)
*illustration d’Emila Yusof
La lectrice peinte par l’artiste russe Slava Groshev est en vacances depuis quelques heures seulement et elle s’est empressée de venir me signaler la chose avec en tête un projet. Son enseignante lui aurait dit, tout en lui souhaitant un bel été, de profiter de ses vacances pour faire preuve d’imagination, d’inventivité, de créativité. C’est donc de ces termes dont il sera question aujourd’hui alors qu’heure après heure de jeunes lecteurs passeront faire un tour avant de partir avec une citation à méditer au cours des deux prochains mois.
Place à l’imagination!
Recueillir
Aux abois
Du poème
Je recueille
Mes silences
Toutes les lueurs perdues
Toutes mes soifs diluées
Pour l’appel de ce cri
S’échappant des étreintes
Pour ce désir d’un son
Brusquant les interdits
Je m’empare de l’abîme
Et pénètre l’éclair
Andrée Chedid, Territoires du souffle
*choix de la lectrice de Dan Beck
Esther Croft n’est pas une débutante. Voilà plus de trente ans qu’elle dirige des ateliers d’écriture tout en publiant essentiellement des recueils de nouvelles, presque tous primés par de prestigieux prix littéraires. Membre du collectif de XYZ. La revue de la nouvelle, le seul périodique québécois consacré à ce genre littéraire, elle fait partie des nouvelliers incontournables dont chaque recueil est accueilli avec enthousiasme et pour cause. Son regard aiguisé, son sens du récit comme de la chute, tout comme son écriture aux descriptions et aux énumérations éclairantes, mais sans débordement, font de son recueil publié à l’automne 2010 chez Lévesque éditeur, la toute nouvelle maison d’un éditeur aguerri, Les rendez-vous manqués, un des recueils les plus forts qu’il m’ait été donné de lire depuis quelque temps.
La maîtrise de l’auteure, son sens de la mesure, son talent pour camper des personnages, tout y est pour que chacune des dix nouvelles pose sur chaque rendez-vous (avec soi, avec l’autre, l’aimé comme un parent, ou simplement le quotidien) un regard dévastateur. Comment pourrait-il en être autrement puisqu’il s’agit de rendez-vous manqués?
Si le genre vous a jusqu’ici plus ou moins convaincus, c’est que vous n’avez jamais lu Esther Croft. Ou Bertrand Bergeron. Ou André Carpentier ou bien Gaëtan Brulotte. Ou encore Hélène Rioux, Suzanne Myre, Gilles Pellerin et Robert Lalonde, pour n’en nommer que quelques-uns, tous de chez nous. Les rendez-vous manqués ne le seront pas pour qui s’aventure dans ce recueil d’une centaine de pages au regard incisif et à la plume plus que talentueuse et efficace.

détails ici
Il est impossible pour qui s’intéresse quelque peu aux belles voix de chez nous de ne pas connaître ne serait-ce qu’un peu Marie-Nicole Lemieux. Née à Dolbeau-Mistassini en 1975, la contralto accumule prix sur prix depuis plus de dix ans, dont le Prix de la Reine Fabiola (1er prix) et le prix spécial du lied lors du Concours musical international Reine Élisabeth de Belgique en 2000, le prix du Meilleur enregistrement de l’année lors des Victoires de la musique de 2005 et plus récemment, en 2010, le Grand Prix Charles-Cros dans la catégorie « Soliste lyrique ».
Spécialiste de Vivaldi à qui elle a dédié un album intitulé tout simplement Vivaldi!, l’artiste interprète à partir de ce soir le rôle d’Orlando dans Orlando furioso à l’Opéra national de Lorraine (Nancy).
Spécialement pour vous, l’aria « Sure lievi che spirate », tiré de La fida ninfa :
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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