Faire un procès sur la pointe d’une aiguille, contester sur rien.
René Lagane, Locutions et proverbes d’autrefois
*toile signée Henry John Dobson
Faire un procès sur la pointe d’une aiguille, contester sur rien.
René Lagane, Locutions et proverbes d’autrefois
*toile signée Henry John Dobson
Comme j’ai eu énormément de plaisir à parcourir Locutions et proverbes d’autrefois de René Lagane, titre paru dans la collection Le français retrouvé, que j’affectionne tant, j’ai décidé de l’offrir aux lecteurs et lectrices de ce dimanche. Et pas n’importe quels lecteurs, mais des lecteurs qui comptent parmi nos aînés — en commençant par celui de l’artiste Ruskin Stone — et qui peut-être se souviennent de ces proverbes qu’on entend presque plus.
Autrement dit, un dimanche au cours duquel vous retrouverez peut-être de ces phrases que vous entendiez enfant et où vous devriez découvrir quelques proverbes qui vous sont inconnus et que vous aurez envie de retenir. Juste pour le plaisir.
Étoile
Étoile, ma seule étoile
Dans la nuit pauvre, désolée,
Tu brilles pour moi seul,
Dans ma solitude tu brilles;
Mais, étoile à jamais
Lumineuse, pour moi
Trop court est ton délai,
La lumière que tu m’accordes
Avive seulement
Mon désespoir.
Giuseppe Ungaretti, Vie d’un homme
*choix de la lectrice de Georges d’Espagnat
Dernières morsures
Dernières écorchures
D’une saison où fébriles
Nous avons attendu la suivante
Cœurs soudés dans la démesure
*en réponse à un poème d’Olivier
(mars 2011)
*toile d’Yves Alix
J’ai tellement aimé Le lieutenant souriant de Bernard Gheur que je n’ai pas tardé à me plonger dans un autre de ses romans. Et dès les premières pages, j’ai été conquise. De la même manière que je l’ai été autrefois par les films de Truffaut. Pas étonnant donc que lorsque le jeune Liégeois épris d’écriture lui a envoyé quelques pages à lire, le cinéaste l’ait encouragé à continuer, ce qui a donné Le testament d’un cancre, que je compte lire d’ici quelques jours.
C’est donc dans un univers à la Truffaut que nous plonge Bernard Gheur avec La scène de cinéma où trois jeunes qui bricolent des films vont passer de l’adolescence à l’âge adulte le temps de quelques mois, le temps d’un dernier film, le temps des premières amours. Un roman qui a la fraîcheur et la gravité des années 60 alors que Cocteau vient de mourir, que les Beatles prennent leur envol et qu’est l’heure pour l’un du service militaire, pour l’autre de se marier pour réparer les choses et pour le dernier d’entamer des études universitaires. Un univers où chacun des personnages a un peu d’Antoine Doinel en lui et dans lequel l’auteur arrive même à glisser une disquaire, comme dans le dernier épisode du cycle de Truffaut, L’amour en fuite.
Un roman qui se déguste comme un esquimau pendant une séance. Lentement. Avec gourmandise. Ou comme un baiser.
Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».
Victor Bregada, pour ne rien vous cacher. Et vous pouvez découvrir d’autres toiles, moins livresques que celles-ci ou même tout autant, en cliquant sur ce lien. De belles surprises vous y attendent.
Trouvera-t-elle les mots, trouverez-vous les vôtres afin que s’anime la toile de la semaine qui les attend? C’est ce que nous saurons dans 24 heures et pas avant…
*toile de Bruno Hein
De quoi rêver en attendant de voir pareille scène à Montréal… Merci à Armando d’illuminer ce premier samedi d’avril au moyen de cette photo!
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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