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La suggestion du 27 décembre 2010

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Devrais-je réveiller les lectrices du peintre Auguste Toulmouche afin qu’elles puissent découvrir comme vous ce joli blog photos?

Feuille affamée

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Et d’ailleurs, Armando, à qui on doit ces photos, se demande toujours de quoi se nourrissent les feuilles en hiver… Quelqu’un aurait-il une idée?

Ce que mots vous inspirent 305

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Le monde se divise en deux catégories de gens : ceux qui lisent des livres et ceux qui écoutent ceux qui ont lu des livres. (Bernard Werber)

*toile de Maurice Breschand

Du café et un peu de lecture…

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Du café et un peu de lecture, c’est ce qui vous attend en ce début de semaine, surtout si vous ne vous êtes pas arrêtés au pays de Lali depuis quelques jours. Si le cœur vous en dit, feuilletez les pages du 25 décembre, j’ose penser que les jeux de mots de Sol vous plairont.

Et surtout, prenez le temps de lire les textes déposés sur la toile du 19 décembre que m’a si gentiment prêtée Élisabeth Baysset. Des textes signés Armando, Macile, Lou, Denise et Barbara, dont c’est la première participation en tant qu’envosmotiste. C’est donc avec bonheur et chaleureusement que je souhaite la bienvenue à Barbara au pays de Lali. Puisse-t-elle s’y sentir bien. Tout simplement!

*toile de Leonora Turbanic

Quelques jours avec Élise 2

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Il n’y a pas d’autre.
Le noir déploie sa grandeur
d’aigle.
Un accordéon attend
sur un meuble oublié.
Ma robe scintille près de toi.
Robe seule comme tes rideaux de soie.
Impossible comme tes rideaux de soie.
Je prononce un mot sacrifié.
La lumière vient d’un endroit
instable sur ta peau.

Élise Turcotte, Piano mélancolique

*choix de la lectrice d’Ammi Phillips

Les poèmes du dimanche 24

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Profils

Gauche ou droite — le visage
comme coupé par un fil.
Devinez le paysage
offert par l’autre profil.

Le plus simple, le moins double
ne se connaît qu’à moitié.
Deux versants : le clair, le trouble
Tu n’existes qu’en entier.

(Liliane Wouters)

*toile d’Eduardo Feitosa

Les poèmes du dimanche 23

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La poésie, dit-on, ne sert à rien.
Moi, sans ma poésie, je suis
peu de chose. Par elle,
j’essaye de comprendre, en
les interrogeant puis en les
exprimant, la pierre, l’homme,
les mythes et l’Histoire.
Pour elle, je me mets en état
d’insurrection.
Il se pourrait que le poète
fût un des derniers
aventuriers d’aujourd’hui.

(Jean Orizet)

*toile de Giovanni Fattori

Les poèmes du dimanche 22

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Si haut que tu les élèves,
pour les soustraire à l’absence,
les mots s’enfoncent dans le temps
après t’avoir tiré leur révérence
d’objets de passage :
aussitôt dits,
aussitôt défaits.

(Jeanine Moulin)

*toile de Thomas Faed

Les poèmes du dimanche 21

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Partout des ponts

Pour creuser un fossé suffit la force,
lancer un pont est un travail d’amour,
de patience, de volonté.
Il faut de nouveaux ponts de mots
pour traverser les couleurs de la peau,
les intérêts, les désirs divergents.
Des ponts soldes pour franchir
les fleurs de la méfiance séculaire,
les vallées de la peur, de l’égoïsme,
les abîmes des préjugés. Des ponts
pour rendre visite aux voisins,
se promener ensemble à la belle saison.
Pour l’amitié, pour le dialogue.
Des ponts. Partout des ponts.

(Armand Monjo)

*toile de John Entrekin

Les poèmes du dimanche 20

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C’était l’automne

C’était l’automne et l’ombre allongée
Suivait nos pas dans le jardin
Les cris bruyants dans le sapin
Les dernières fleurs protégées.

Le moindre coin du paysage
Était un souvenir d’enfant
La feuille d’or, l’arbre tremblant
Le parfum lourd du marécage.

C’était l’automne et ton sourire
Multipliait mes émotions
Les mots au bout de mon crayon
Se bousculaient jusqu’au délire.

(Jacques Mercier)

*toile de Chad Crouch