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Au pays des héros de mon enfance 6

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L’enfance ne serait pas l’enfance sans quelques bandes dessinées. C’est d’ailleurs Guy, mon voisin et aîné de six ans, qui m’a fait lire mes premières bédés. C’est donc en compagnie de Tintin que j’ai fait mes premiers pas dans cet univers. Mais c’est pour Astérix et sa bande d’irréductibles que j’ai craqué. J’attendais chaque nouvel album et relisais maintes fois ceux déjà parus. Sans me lasser. En découvrant chaque fois des jeux de mots, des allusions, des personnages que je n’avais pas remarqués les autres fois. Même aujourd’hui.

*toile de Myoe Win Aung

Au pays des héros de mon enfance 5

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Les personnages d’Enid Blyton ont, comme la plupart de ceux et celles qui ont grandi dans les années 60 et 70, peuplé mon imagination, qu’il s’agisse de ceux du célèbre Club des 5 ou du Clan des 7. Pourtant, quand je pense à la prolifique romancière britannique, c’est une toute autre série qui me vient en tête, méconnue ou pas connue du tout. En effet, la collection Malory School, qui ne compte que six titres et mettant en scène des jeunes filles dans un pensionnat, avait tout pour me plaire avec ses intrigues propres à l’amitié entre filles vivant dans un univers clos. Dommage qu’elle n’ait pas connu la diffusion qu’elle méritait, car selon les spécialistes de littérature jeunesse c’est dans cette série que l’auteure a servi ses meilleurs portraits.

*toile d’Axel Johansen

Au pays des héros de mon enfance 4

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Ah! comme j’ai aimé Jo, l’une des Quatre filles du Dr March de Louisa May Alcott. Comme j’ai aimé sa fougue, son esprit aventurier, son côté rebelle, ses rêves, sa passion pour l’écriture, sa façon de se démarquer des filles de son époque, son humour. Oui, comme je l’ai aimée, cette Jo à laquelle je m’identifiais. N’était-elle pas à elle seule l’exemple que tout est possible et que tous les rêves sont permis?

*toile d’Eastman Johnson

Au pays des héros de mon enfance 3

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J’ai pleuré lorsque j’ai lu La petite fille aux allumettes pour la première fois. Je pleure encore aujourd’hui quand je relis le conte d’Andersen. Parce que c’est une histoire triste, si triste, malgré le sourire qui éclaire le visage de la petite fille morte de froid. Même si c’est le sourire de celle qui a pu se réchauffer à la chaleur du visage de sa grand-mère disparue. Suis-je restée attachée à cette histoire parce que quelques mois avant la lecture de La petite aux allumettes j’avais perdu ma grand-mère? Peut-être. Je ne sais pas. C’est aujourd’hui que je mets les choses en perspective. Au fond, ne sommes-nous pas tous des petites filles aux allumettes quand quelqu’un nous manque?

*toile de Lewis Thomas Ives

Au pays des héros de mon enfance 2

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Ils sont encore là, dans la bibliothèque du bureau. Je ne les ai pas encore donnés, alors que la plupart des livres de mon enfance ont été légués à ma filleule et à sa sœur. Ils sont encore là, avec les illustrations de Marcel Marlier, édités par Casterman. Et je n’arrive pas à m’en défaire. Comme s’il fallait que je conserve dans ma bibliothèque un morceau de ce que j’ai été enfant : une lectrice avide des aventures écrites par la comtesse de Ségur. Bien évidemment, je ne me rappelle pas de chacun d’eux avec la même intensité. Mais une image subsiste : celle d’une petite fille de sept ans dans une balançoire au printemps lisant François le bossu. Et pourtant, c’est, paraît-il, le plus noir de tous les romans de la comtesse. Mais… Justement, il y a un « mais ». L’héroïne du roman s’appelle Christine. Comme Lali sur son passeport…

*toile d’Anna Huyksook Paik

Au pays des héros de mon enfance 1

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J’avais annoncé fin novembre qu’un jour je replongerais dans mes souvenirs d’enfance et les personnages peints par l’artiste Ralph Heimans se sont empressés de me le rappeler. Ne devais-pas raconter ces livres, ces personnages qui ont bercé mon enfance?

Je n’ai pas pu résister à l’envie de remonter le temps, de laisser affluer les images, si bien qu’en ce premier jour des vacances scolaires je me plierai au jeu qu’ils proposent.

Qui sait, peut-être que certains d’entre vous trouveront dans mes souvenirs un peu des leurs…

Le marais et les jours 7

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Elle est arrivée avec son chat. Et je lui ai caressé les oreiles avant de laisser la lectrice du peintre et sculpteur italien Roberto Rigon en compagnie du recueil de Gérard Le Gouic intitulé Le marais et les jours. Recueil dont elle a voulu retenir ceci :

On sait où finit l’eau,
finit le ciel :

où s’interroge toute parole
et commence le voyage intérieur
d’un regard interstellaire.

Suzanne Valadon, une biographie passionnante

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Il est rare que je lise des biographies. Probablement parce qu’il y a tant de romans qui m’interpellent que j’oublie de le faire. Mais ce coup-ci, j’ai succombé. La table de soldes de la librairie d’occasion que je fréquente assidûment était si attirante que je n’ai pu m’empêcher de partir avec Suzanne Valadon de la peintre et écrivaine Jeanne Champion.

Et quelles heures de bonheur pur que cette biographie qui sent bon l’écriture et qui dépeint une époque en même temps que ce personnage qu’était Suzanne Valadon. Tout y est pour donner à cette biographie une idée de la vie d’artiste et encore plus quand on est une femme, et quand on vit hors des normes de la société bien-pensante : des anecdotes, des lieux (Montmartre et ses cafés), des extraits de chansons d’Aristide Bruant, des personnages qui ont pour nom Satie, Degas, Toulouse-Lautrec, Van Gogh, Renoir, Utrillo, pour nommer que ceux-ci.

Un livre passionnant, aux couleurs de celle qui l’a inspiré, une artiste, une femme, qui aurait voulu ne vivre que pour son art et dont Jeanne Champion dresse un portrait sans concession et sans préjugés, avec un remarquable souci du détail.

Un lampadaire du parc Molson

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Ça donne envie de s’arrêter. Ce que j’ai fait. Longuement.

Encore et toujours des iris

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Il y a des journées comme ça!