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Un roman épistolaire exceptionnel

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C’est chez Kenza que j’ai découvert l’existence de Vingt-quatre heures d’une femme sensible de Constance de Salm, roman épistolaire d’abord publié en 1824 et que Phébus a réédité en 2007.

Constance de Salm, celle qu’on nomma le « Boileau des femmes », connue pour ses poèmes et pour le salon littéraire qu’elle a longtemps tenu, fut en son temps une femme de lettres accomplie, une sorte de touche-à-touche de la littérature, se frottant à presque tous les genres, doublée d’une féministe.

Vingt-quatre heures d’une femme sensible réunit des lettres, écrites principalement par la narratrice, suite à un épisode qui s’est déroulé à la sortie de l’opéra quelques heures plus tôt et qui va lui faire traverser toute la gamme des émotions en une journée.

Douleur, jalousie, indignation, négation, tristesse, larmes, incompréhension, détresse, chacune de ces émotions et bien d’autres se succèdent dans ces lettres finement écrites, dont certaines, oui, peuvent paraître excessives. Qu’elles soient plus modérées ou teintées d’excès, chacune de ces lettres donne à ce roman épistolaire la couleur de la passion, du désenchantement et de la jalousie.

Un livre qui a quelque chose de suranné. Peut-être. Et pourtant, on y trouve le tragique d’histoires semblables qui se vivent aussi aujourd’hui en 24 heures ou moins , par courriel ou messages textes.

Juste un peu de bleu

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Parce que ça m’a fait sourire…

La suggestion du 10 mars 2010

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Puis-je suggérer à la lectrice peinte par Jean Carolus la lecture de ce billet dans lequel elle se reconnaîtra peut-être?

Promenade à Bois le Roi 8

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Et si aujourd’hui nous allions rue Gustave Beaudoin, à Bois le Roi, voir ce que Chantal a bien pu y faire comme trouvaille?

Ce que mots vous inspirent 147

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On demande volontiers au polyglotte : « En quelle langue pensez-vous? » Je lui pose plutôt cette question : « En quelle langue souffrez-vous? » Celle-là, c’est la vraie, la maternelle. (Georges Duhamel)

*toile de Joseph Liesler

Vestiges et nouvelles pousses

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Maintenant que le printemps s’installe doucement sur Genève, vestiges d’une saison qui n’est plus et nouvelles pousses se côtoient, sous l’œil attendri de Denise.

Les jours fragiles 4

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Plus d’une fois, elle a levé les yeux, songeuse. La lectrice d’Oleg Lomakin apprivoisait petit à petit l’écriture de Christophe Condello, et de son recueil Les jours fragiles, elle a retenu ces vers :

Je soupire
aux abords de l’équilibre
tu étais mon miroir
en plusieurs lieux obscurs
je recherche l’invisible image sanguine
tes parfums qui me nomment
mais ne ressens que le silence

Pour Venise et ses personnages

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Il est des romans dans lesquels on entre sans savoir où on ira, mais en sachant dès les premières lignes qu’on suivra la narratrice là où elle voudra bien nous mener. C’est le cas de Seule Venise de Claudie Gallay.

Et c’est ce que nous faisons, la suivre dans cette ville mythique, à l’envers des clichés, dans cet hiver où elle est partie pour guérir et où elle croise des personnages comme on en rencontre seulement dans les romans, qu’il s’agisse d’un libraire qui lui fera lire Duras et Thomas Mann ou d’un prince russe handicapé auquel elle s’attache.

Un magnifique roman où tout se tisse autour de l’espoir, le sien comme celui de tous les personnages qui font battre le cœur de Venise la belle, la sensuelle, l’inatteignable. Un roman qui donne envie de tout quitter, comme la narratrice l’a fait, le temps d’aller à la rencontre d’elle-même et de tous ceux dont le destin sera marqué par le regard qu’elle pose sur eux, un regard plein de questions et empreint de tendresse.

Bleu au sol

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J’aurais pu titiller vos papilles et vous faire saliver avec les photos des plats que nous avons dégustés l’autre jour à La Bonne Adresse. Mais je préfère vous laisser faire un tour sur le site de ce restaurant afin que vous y découvriez ce menu des plus alléchants. Ah au fait, ceci est une des tuiles du plancher du restaurant. Je n’ai pu résister à la prendre en photo.

La suggestion du 9 mars 2010

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Mais de quoi peuvent bien discuter les lecteurs de David Hockney? D’un endroit où on trouve des photos qui devraient plaire à plus d’un?