Non, non, ce n’est pas une tulipe portugaise mais belge! Et offerte par Armando!
Non, non, ce n’est pas une tulipe portugaise mais belge! Et offerte par Armando!
Et si on offrait au lecteur peint par l’artiste Arminia Babaian un petit tour des parcs de Montréal?
Le livre ou le repas? Faudra que je demande à Armando, lui qui les a vues avaler plus de mots que de bouchées…
Mes calculs étaient bons. J’ai eu le temps d’aller photographier du rose avant que l’autobus n’arrive!
On ne dit jamais rien parce qu’on parle tout le temps. [Éric-Emmanuel Schmitt]
*toile d’Eugenio Zampighi
Chantal a tant aimé la photo qu’Armando lui a offerte samedi qu’elle m’a demandé de déposer chez moi un peu du bleu de Bourges à son intention pour le remercier. (Du coup, nous en profitons tous!)
Toute cette vie qui se joue derrière volets et persiennes. Une vie dont on ne saura rien. Une vie qui ne nous appartient pas. Une vie où certains s’ouvrent tandis que d’autres se ferment, sous le regard de Denise.
C’est la lectrice de Taras Tabaka qui fermera ce soir L’amour extrême et autres poèmes pour Chantal Mauduit du poète André Velter. Non sans avoir choisi un dernier texte, qui vous donnera le goût de ce livre que m’avait suggéré Agnès, sentant que j’y serais sensible. Elle ne s’est pas trompée.
Amour et poésie
Tu es la voix
qui répond à ma voix,
sans elle aucun poème
ne peut fasciner l’écho
qui mêle la rumeur des amants
à la poussière des siècles.
Tu es celle
avec qui je vais
mot à mot enlacé
donner corps à notre chant,
prendre langue et mesurer
la démesure inaltérable
d’une magie mortelle
qui ne peut pas mourir.
Tu es pour moi
comtesse de Tripoli
autant que louve de Pennaurier
et je m’en vais pèlerin
par les chemins d’Antioche
ou ménestrel changé en loup
dans les pierres de Provence.
Tu es l’énigme
qui me voit venir de loin
mais se dévoile sans façon :
amour et poésie obligent…
Un des plus beaux cadeaux qu’on ait pu me faire en tant que libraire a été de me laisser carte blanche pour bâtir le fonds d’une bibliothèque publique. Imaginez un lieu tout neuf, des étagères vides à remplir de documentaires et de littérature… Le bonheur! Un bonheur qui a duré des mois, le temps de choisir avec la bibliothécaire en chef les documents essentiels et pertinents, de veiller à ce que nos choix ne soient pas ceux d’un effet de mode et à ce que tous les sujets soient couverts.
Et quand nous en avons eu fini avec cette partie essentielle de constituer une base solide, faite d’encyclopédies, de guides pratiques, de dictionnaires, etc. est arrivé ce jour où il fallait doter les rayons de littérature. Que choisir? Quels étaient les incontournables? Comment allions-nous procéder? C’est alors que toutes les deux nous avons eu la même idée. Et si nous nous servions de La bibliothèque idéale?
Ce qui fut dit fut fait. Il y a aujourd’hui à l’Île des Sœurs une bibliothèque qui compte dans ses rayons les titres de La bibliothèque idéale qui étaient disponibles au moment où tranquillement elle passait de projet à la réalité. Et autant que je sache, c’est la seule bibliothèque du Québec qui puisse affirmer s’être inspirée de cet outil de référence. Et toujours, une bibliothécaire et une ex-libraire auront dans leurs souvenirs communs celui de cette initiative qui a scellé leur amitié.
*toile de Pierre-Luc Bartoli
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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