Et si on imaginait que la lectrice peinte par l’artiste Christine Bourcey aimait la poésie? On lui dirait d’aller faire un tour là-bas sans tarder!
Et si on imaginait que la lectrice peinte par l’artiste Christine Bourcey aimait la poésie? On lui dirait d’aller faire un tour là-bas sans tarder!
« Les temps étaient sombres et romantiques. Le Bronx était vulnérable, dépourvu d’une digue qui offrît une protection sérieuse contre l’océan Atlantique et, selon la rumeur, des commandos ennemis allaient débarquer d’un sous-marin insidieux dans de petites embarcations en caoutchouc, envahir les égouts, dévorer ma terre natale. Mais jamais je ne vis le moindre nazi au cours de nos promenades. D’ailleurs, quelle chance aurait bien pu bien laisser au moindre d’entre eux la scintillante silhouette de ma mère dans son manteau de renard argenté? Elle était née en 1911, comme Ginger Rogers et Jean Harlow, mais elle elle n’avait rien de leur platine : elle, c’était la belle ténébreuse de Biélorussie. » C’est en ces termes que parle Jerome Charyn de sa mère et ainsi que Catherine Argand résume La belle ténébreuse de Biélorussie.
*toile de Jermaine Wunderly
« Je n’ai pas écrit parce que mon père n’était pas là, mais parce que ma mère était là. Sans elle, je n’aurais rien fait. » C’est ce qu’affirme l’écrivain Jean-Marc Roberts dans Une petite femme. Pour en savoir davantage, un article signé Laurence Liban s’impose.
*toile d’Evert Pieters
« Une femme, une vie, un drame injuste qui nous révolte. Un enfant, perdu, qui se met à écrire. Cet enfant c’est Charles Juliet qui a mis 12 ans à écrire son autobiographie, une thérapie douloureuse, mais nécessaire. » C’est en ces termes que parle Delphine Dauvergne dans sa critique de Lambeaux de Charles Juliet. L’article intégral est ici.
*toile de Robert W. Wright
« Une enfance banale dans l’Arkansas, une jeunesse turbulente pendant la Grande Dépression, un mariage, une naissance, des années de solitude, un cancer. En se penchant sur la vie de sa mère, qu’il a tendrement aimée, Richard Ford découvre que le grand secret, c’est qu’il n’y a pas de secret. Aussi la réponse à la question est-elle : rien. Il ne s’est rien passé – de notable, de mémorable, d’extraordinaire. » Ainsi, l’éditeur de Ma mère de Richard Ford présente-t-il le livre de l’écrivain natif du Mississipi sur lequel on peut en apprendre davantage en allant ici.
*toile de Linda Vietmeyer
Mais qui sont tous ces personnages réunis autour de l’aïeule, peints par l’artiste Louis Émile Adan? Et que leur lit-elle ainsi à haute voix?
La toile de ce dimanche est désormais à vous. À ce que vous inventerez à partir des images qu’elle suscite en vous. À cette histoire qui naîtra peut-être de vos souvenirs.
Peu importe la tangente que vous prendrez, la toile est là jusqu’à dimanche prochain pour recevoir ce que vous aurez envie de raconter en vos mots. Tout simplement.
Ce n’est pas Hugo qui parle de sa mère dans Le roman de Sophie Trébuchet, mais Geneviève Dormann. Or, je conserve un souvenir impérissable de ce moment de lecture qui date de 25 ans. Déjà! Pour des critiques, on peut aller ici.
*toile d’Adolph Tidemand
L’essai de Jean-Claude Renard sur l’écrivain Louis-Ferdinand Céline pourrait nous éclairer sur le lien qu’il entretenait avec sa mère. Ce compte rendu sur Céline, les livres de la mère pourrait vous donner un aperçu et piquer votre curiosité… si bien entendu, c’est un écrivain qui vous intéresse.
*toile de Mai Trun Thu
« Ce que je veux dire, c’est qu’elle avait des yeux où il faisait si bon vivre que je n’ai jamais su où aller depuis », a écrit Romain Gary dans son récit partiellement autobiographique intitulé La promesse de l’aube, à propos de sa mère. Pour en savoir plus, c’est ici.
*toile de Nikolay Borisovich Terpsikhorov
« Il lui arrivait de pousser des gueulantes qui duraient jusqu’aux petites heures de la nuit. Plusieurs fois, je me souviens, je l’ai trouvée gisant sur le sol du living-room, avant l’aube. » Ainsi parle David Antrim de celle qui lui a donné la vie dans La vie d’après. De celle qui fut de moins en moins elle-même alors que les ravages de l’alcool avaient pris toute la place.
Pour une critique du livre, il faut aller ici.
*toile d’Alexander Forbes Stanhope
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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