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Elle habitait au bout de ma rue

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La mère d’Édith habitait au bout de la rue de mon enfance. Une des sœurs d’Édith dirigeait ma première école. L’autre m’a enseigné la diction. Et pour moi, la mère d’Édith, c’était cette charmante vieille dame au bout de la rue avec son petit chapeau, celle qui habitait une maison près de la rivière avec un escalier.

La mère d’Édith, c’est aussi le titre du récit qu’a fait paraître Édith Fournier en 1982 qui racontait les derniers jours d’une femme aux prises avec l’Alzheimer, que j’ai lu à l’époque et qui a récemment été réédité en même temps qu’est paru un autre récit de l’auteure. Le témoignage de Venise sur ce livre est de toute beauté.

*toile d’Emmanuel Garant

La mort d’une mère

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J’ai eu du mal à lire Une femme d’Annie Ernaux à sa sortie en 1987. Serait-ce plus facile aujourd’hui? Je ne sais pas. Je sais seulement qu’on peut lire une très belle analyse de ce livre qui raconte la mort d’une mère ici.

*toile de James Callcott Horsley

Dina, Candida, tellement de prénoms pour une mère

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L’écrivain Michel del Castillo a parlé de sa mère plus souvent qu’à son tour, dans La gloire de Dina, pour ne nommer qu’un roman parmi tant d’autres. Pour en connaître davantage autant sur l’écrivain que sur les liens avec sa mère, je vous invite à lire ce billet éclairant signé Thierry Gandillot.

*toile de Jacoba

Jeanne et Marcel

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« Et il nous vient un mot en refermant le livre : merci ; merci à Jeanne d’avoir guidé Marcel. Sans elle, nous n’aurions sans doute jamais pu connaître l’envoûtement des écrits de son fils. » Ainsi, se termine le billet qu’Anne Bleuzen a consacré à Jamais sans mon fils d’Évelyne Bloch-Dano, une biographie relatant la vie de Jeanne Weill, la mère de Proust. Pour le reste du billet, qui invite à la lectrice du livre, c’est par là.

*toile de Diane Leonard

Sido, mère de Colette

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J’ai lu avec bonheur il y a des années de cela Les lettres à Colette de Sido (éditions des femmes). Un jour, je les écouterai lues par Edwidge Feuillère

*toile d’Alice Kent Stoddard

Des poèmes pour une mère

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Rares sont les recueils de poèmes consacrés à l’image de la mère. Et pourtant, il en existe un très beau écrit par Pierre Pachet et intitulé Devant ma mère. On peut d’ailleurs lire un très beau compte rendu sur Poezibao.

*toile de Jacob Simon Hendrick Kever

50 auteurs parlent de leur mère

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Ils s’appellent Philippe Sollers, Jorge Amado, Antonine Maillet, Pierre Mertens, Édouard Glissant… Ils sont cinquante en tout, réunis dans un livre intitulé À ma mère. Pour en savoir sur ce livre signé Marcel Bisiaux et Catherine Jajolet, il faut aller ici.

*toile d’Elysia Mann

Celle qui rayonnait d’un timide bonheur

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« Je me raccroche à cette idée que, devenu adulte (ça a pris du temps), je lui donnais de l’argent en cachette, ce qui lui procurait la joie désintéressée de se savoir protégée par son fils. J’aurais dû lui offrir un aspirateur à poussière. Elle en aurait eu un poétique plaisir. Elle serait allée lui rendre visite de temps en temps, l’aurait chéri, regardé sous toutes ses faces avec un recul artiste et une respiration satisfaite. Ces choses étaient importantes pour elle, fleurissaient sa vie. Je me raccroche aussi à cette idée que je l’ai beaucoup écoutée, que j’ai participé hypocritement aux dissensions de famille qui l’intéressaient tant et qui m’ennuyaient un peu. J’abondais dans son sens, je l’approuvais de critiquer tel parent en disgrâce, le même qu’elle portait aux nues, deux jours plus tard, si elle en recevait une lettre aimable. Je me raccroche à cette pauvre consolation que je savais régler mon pas sur son pas lent de cardiaque. « Toi, au moins, mon fils, tu n’es pas comme les autres, tu marches normalement, c’est un plaisir de se promener avec toi. » Je pense bien, on faisait du trois cents mètres à l’heure.

Ce qui me fait du bien aussi, c’est de me dire que j’ai su la flatter. Quand elle mettait une nouvelle robe, qui n’était jamais nouvelle mais toujours transformée, et qui lui allait assez mal, je lui disais: «Tu es élégante comme une jeune fille.» Elle rayonnait alors d’un timide bonheur, rougissait, me croyait. A chacun de mes énormes compliments, ce geste mignon qu’elle avait de porter sa petite main à la lèvre. Elle vivait alors extrêmement, était réhabilitée. Que lui importait d’être une isolée et une dédaignée? Elle s’abreuvait de mes louanges, avait un fils. »

Extrait du livre d’Albert Cohen, Le livre de ma mère, « un livre qu’on referme avec tendresse » peut-on lire ici.

*toile de Richard R. Miller

Les lettres d’Antoine

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Les lecteurs du Petit prince ont-ils un jour mis le nez dans la correspondance de Saint-Exupéry? Si l’envie leur prenait, qu’ils plongent dans Lettres à sa mère. Voici le bien qu’en dit Wikipedia.

*toile de Richard Piloco

Elle ne lira pas ces lignes

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« Elle ne lira pas ces lignes, notre miraculée des bombardements de Nantes, la jeune veuve d’un lendemain de Noël, qui traversait trois livres sur ses petits talons, ne laissant dans son sillage qu’un parfum de dame en noir. Même si sa vie ne se réduisait pas à cette silhouette chagrine, comprenez, il m’était impossible d’écrire sous son regard. Cet air pincé par lequel se manifestait son mécontentement, j’avais dû l’affronter pour avoir ravivé, en dépit d’une prudence de Sioux, une rivalité amoureuse vieille de cinquante ans à propos d’un homme mort depuis trente. A présent qu’elle régnait dans son magasin et qu’éclatait son grand rire moqueur, je n’allais pas lui gâcher son triomphe tardif. » Ainsi Jean Rouaud résume-t-il celle qui fut sur sa mère et dont il parle dans Pour vos cadeaux.

Un compte rendu de Jean-Pierre Tison sur le livre ici.

*toile de Christian Pierre