« Je suis un très jeune orphelin pas très éloigné de sa propre mort », a écrit l’écrivain suisse Jacques Chessex dans Pardon mère, un livre dédié à celle qui s’est éteinte en 2001. Pour en savoir plus, c’est ici.
*toile d’Antonio Sanchez-Baute
« Je suis un très jeune orphelin pas très éloigné de sa propre mort », a écrit l’écrivain suisse Jacques Chessex dans Pardon mère, un livre dédié à celle qui s’est éteinte en 2001. Pour en savoir plus, c’est ici.
*toile d’Antonio Sanchez-Baute
« La mémoire défaillante de ma mère l’a replongée, pendant les derniers mois de sa vie, dans son enfance. Redevenue soudain une petite fille, puis une très jeune fille tôt mariée, elle s’est mise à me parler, à se confier, convoquant les morts et les vivants.
L’amour filial, fort et passionnel, est souvent enrobé de pudeur et de non-dits. En racontant son passé, ma mère s’est libérée d’une vie où elle fut rarement heureuse. Pendant des journées entières, je l’ai écoutée, j’ai suivi ses incohérences, j’ai souffert et en même temps je l’ai découverte. Sur ma mère a été écrit à partir des fragments de souvenirs qu’elle m’a livrés. Ils m’ont permis de reconstituer sa vie dans la vieille médina de Fès des années trente et quarante, d’imaginer ses moments de joie, de deviner ses frustrations. Chaque fois, j’ai inventé ses émotions et j’ai dû lire ou plutôt traduire ses silences.
Sur ma mère est un vrai roman car il est le récit d’une vie dont je ne connaissais rien, ou presque. »
Ainsi résume Tahar Ben Jelloun son livre intitulé Sur ma mère dont vous pouvez lire un compte rendu ici.
*toile de Platt Powell Ryder
Bonne fée inspiratrice ou Folcoche tyrannique, la mère règne en souveraine sur l’œuvre des romanciers. Qu’ils écrivent contre elle ou pour elle. Ainsi commence un article signé Alexie Lorca dont vous pourrez lire la suite ici.
*toile de Sophie Ploeg
Ce n’est pas un dimanche ordinaire que celui de la fête des Mères, même si je trouve que les mères devraient être célébrées tous les jours plutôt qu’une fois par année. Du moins la mienne. Mais je l’avoue, nous avons une relation extraordinaire faite d’amour et du respect de nos différences, ce qui n’est pas le cas de tous et qui me fait dire que j’ai eu et que j’ai beaucoup de chance.
Et pour ce dimanche spécial, j’ai eu l’idée de m’attarder sur des mères, celles des écrivains. Certains ont vénéré la leur, d’autres se sont heurtés à des mères avec qui les liens ont été on ne peut plus difficiles voir stériles. Quelques-uns ont écrit sur elles. Et par des articles et des extraits de livres, je tenterai heure par heure de faire le tour de quelques mères d’écrivains. En espérant que cette idée vous plaira ainsi qu’à cette mère peinte par l’artiste Walter Osborne.
C’est au tour de la lectrice peinte par l’artiste Erastus Salisbury Field de parcourir le recueil de Paul Zumthor intitué Stèles suivi de Avents, un recueil dont elle a extrait ces vers :
Joue-moi à pile ou face
indifférente
toujours et moi
toujours
je tomberai au revers du monde
j’allais itinérante
je ne savais pas
et pourtant tu as toujours été là
dans mon imagination ardente
et puis un jour j’ai su
tu étais enfin là
tes mains sur ma peau nue
guidant mes pas
(décembre 2007)
*toile d’Alexander A. Bolkuadze
Quelqu’un me regardait bizarrement. Je photographiais des mauvaises herbes… Non, non, je n’allais pas porter plainte à la direction parce que le terrain est mal entretenu. Je m’émerveillais juste du mélange des couleurs. Et si c’était lui le « bizarre » et pas moi?
Ça ne vous donne pas envie d’aller vous promener de telles couleurs? Moi, si! Faudra que je demande à Denise où ils vont!
Voilà un endroit qui devrait plaire à la lectrice peinte par Juste Angel Civera. Et pas juste à elle!
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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